20 novembre 2009
Journée 8 : Mardi c'est pas ravioli (Part 1)
Les Paris-levalloisiens redoutaient-ils une arrivée massive de supporters javistes ? Les dirigeants du PL craignaient-ils que Jimmal Ball et Prosper Karangwa perdent leurs moyens devant ce trop plein d'émotions ? On ne le saura sans doute jamais, mais nombreux sont les fans vichyssois qui attendaient ce déplacement comme un grand rendez-vous de la saison, il n'en sera rien puisqu'il aura lieu mardi ; problème de disponibilité parait-il...
D'ici là, il faut bien s'occuper et tenter de scouter modestement l'adversaire. Paris, c'est Paris. Une ville dans le désert français, disait un célèbre géographe dès l'après-guerre. Dans le paysage basketballistique actuel c'est un peu pareil, même si l'ASVEL a aujourd'hui concrétisé les ambitions que le club francilien nourrissait par le passé. Un passé, passif, carrément poussif qui n'est pas si lointain. Fondé il y a deux ans, le club - fusion du PBR et du Levallois SC - prend l'ascenseur dès sa première année d'existence. Exit Rigaudeau, les paillettes, et... bienvenue en ProB ! Même si la remontée est immédiate, le mal est fait. A l'aube de la nouvelle saison, l'autre promu, Poitiers, débarque dans l'élite avec un visage dix fois plus glamour, un public, une communication au top et un vrai projet. Au PL, c'est flou mais, capitale oblige, l'exposition est maximale. Une caractéristique partagée cette année avec la bien trop seule ASVEL. Petit aperçu (loin d'être exhaustif) de la couverture médiatique du club d'Ile de France lors des dernières semaines.
On commence avec le Journal de France par France Pierron sur L'Equipe TV, cette semaine. Abordant la thématique sportive sur un tonalité mêlant naïveté et fraicheur, le sujet met l'accent sur l'un des problèmes principaux du basket à Paris : sa reconnaissance auprès du grand public. Derrière un titre un tantinet racoleur (ndlr : Le PLB, un grand club en devenir) on peut percevoir les difficultés qu'a le basket à percer dans le bassin parisien, un constat qui est partagé par le capitaine parisien Wilfried Aka.
(Pour lire les vidéos : clic droit sur l'image puis ouvrir le lien dans un nouvel onglet ou fenêtre)
On continue avec la chaine Infosport qui, il y a un mois, s'intéressait à Angel Daniel-Vassallo, l'ailier porto-ricain du PL. Nouvelle attraction de la Pro A avec 18 pts/match, il a établi son meilleur total de la saison (24 unités) à Villeurbanne la semaine passée lors de la victoire des siens (77-75).
Sur l'Equipe.fr, on trouve une chronique originale intitulée Dans les baskets de Jimmal Ball. Voici le premier numéro, tourné en début de saison avec l'autre meneur du PL : Andrew Albicy Ce premier jet devait en appeler d'autres mais soit je suis incapable de les trouver soit il n'y a pas eu d'autres épisodes consacrés au sympathique meneur franco-américain.
Enfin on termine avec PLNEWS, le magazine officiel du club du 75 et du 92 présenté par David Vengerder d'I Télé. Ce cinquième numéro, tout frais de cette semaine, propose un résumé de la rencontre face à l'ASVEL, une interview du jeune Andrew Albicy et une autre (en VO) du pivot américain Lamont Hamilton qui insiste sur la dureté physique des postes 5 en ProA.
Au delà de l'aspect médiatique, avec 4 victoires pour 3 défaites, le club francilien semble sur la voie de la rédemption. Mais à Paris il ne faut jamais jurer de rien ! La suite dans la Part 2.

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19 novembre 2009
ProA : La huitième journée
Cette huitième journée se déroule sur quatre jours. Vendredi, les matchs Nancy - ASVEL et Poitiers -Le Mans ouvrent le bal alors que Paris-Levallois - Vichy cloturera cette journée mardi.
Nancy - ASVEL :
Belle affiche à Jean Weille. Enfin sur le papier, car le SLUC accueille tout de même le 12ème du classement. Et on voit mal Nancy être stoppé par la fantomatique ASVEL. Ricardo Greer, proche du triple-double à chaque journée, et ses coéquipiers, en confiance après une belle balade normande il y huit jours, voudront enfoncer un peu plus les rhodaniens dans la tourmente.
Côté Villeurbanne, un nouveau joueur a été signé. L'extérieur Rawle Marshall arrive comme pigiste de Curtis Borchardt. Vincent Collet compte sur l'ex NBAer pour apporter de la menace sur les ailes. Pourtant dans la défaite face à Paris, les ailiers Dewar et Lukauskis se sont réveillé et ont affiché un joli 8/15 à 3pts. Du reste, ce sont les seules satisfactions du week-end dernier. Car Bobby Dixon, malgré ses 10 assists, continue dans le néant offensif. Ce match en Lorraine ne vient pas au bon moment, à moins que cette formation ne se sublime face à des adversaires plus huppés.
A suivre : Charcuterie lyonnaise au menu des nancéens ?
Poitiers - Le Mans :
Match de gala dans le Poitou ce vendredi. Après une victoire importante à Rouen samedi dernier, les joueurs de Rudy Nelhomme reçoivent des Manceaux auréolés de leur large victoire à Orléans mardi. Il faudra toute l'adresse de Wright, Gunn et Younger pour lutter face au collectif sarthois.
Les Manceaux ont l'occasion de conforter leur place de leader sur le parquet des Pictaviens. Après leur démonstration à Orléans, ils ne vont sûrement pas s'arrêter en si bon chemin. Emmené par un Dee Spencer au sommet de sa forme, on voit mal les homme de JD Jackson repartir bredouilles de Poitiers.
A suivre : les retrouvailles de Pape Badiane contre ses anciens coéquipiers manceaux.
Gravelines - Cholet :
Auteur d'un hold-up dans le Var, Gravelines reçoit ce week-end Cholet dans son Sportica. Christian Monschau peut compter sur ses hommes en forme du moment, Woodside et Lewin, ainsi que sur la montée en puissance d'Akpomedah pour espérer accrocher le co-leader. Par contre, Sumpter parti, le secteur intérieur se retrouve amputé d'une rotation. Mais dans son antre, les nordistes sont toujours difficiles à manoeuvrer.
A Cholet, on va essayer de perdurer le bon début de parcours. Pourtant avec le départ surprise pour l'Italie de son intérieur Claude Marquis, l'équipe des Mauges se présentera avec un joueur de moins. Mais c'est l'occasion pour Kunter de donner plus de minutes à ses jeunes Séraphin et Léonard. Avec un jeu bien installé, les choletais ont les moyens de revenir avec une victoire dans la soute du bus.
A suivre : Cholet va-t-il garder sa place de leader ?
Dijon - Roanne :
Après la « branloute » [NDLR : les habitués des Guignols de Canal Plus le savent déjà : une « branloute » est une branlée doublée d'une déroute... ;-)] reçue à Vichy le week-end dernier, les dijonnais reçoivent un adversaire encore plus coriace. Cette semaine, il faut espérer que le coach Dessarzin ait acheté une défense pour son équipe. Défaillante contre la JAV, elle va encore être durement mise à l'épreuve face aux canonniers choraliens. Et même si Marshall voudra se racheter de son dernier match, la partie s'annonce très difficile. A noter que la JDA s'est inclinée ce mardi en Coupe à (attendez je prends de l'élan)... Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2 !!!
Dans la Loire, le moral est toujours au plus haut. Facile vainqueur d'Orléans lors de la dernière journée, la Chorale entend bien continuer sa marche en avant. Fort de dix joueurs interchangeables, l'équipe ligérienne doit s'imposer en Bourgogne. Tony Williams, pigiste de luxe de Dylan Page, en profitera pour gagner du temps de jeu et à nouveau démontrer son talent dans le championnat de France.
A suivre : le duel de « melon » Marshal vs Mims
Chalon - Rouen :
C'est le match vedette de la journée dans le bas du tableau. Chalon ne veut pas laisser l'occasion de glaner sa seconde victoire. Malgré un effectif réduit, les locataires du Colisée ont les moyens et surtout l'obligation de s'imposer. On peut faire confiance à Greg Beugnot pour faire passer le message.
Côté normand, on a commencé le remodelage de l'équipe. Est arrivé l'ex-dijonais Eric Chatfield en remplacement du décevant Nixon. Michel Veyronnet composera pour l'instant avec trois meneurs de jeu, Poupet, Houston et donc Chatfield. Ayant - non sans mal- gagné leur premier match officiel mardi en Coupe de France à Quimper, les rouennais auront peut-être retrouvé un semblant de moral. Mais avec Houston et Nascimento sur la selette, pas facile de motiver tout un groupe.
A suivre : les débuts du meneur-scoreur Chatfield
Strasbourg - Hyères-Toulon :
En Alsace, c'est victoire obligatoire. Un début de saison sans relief et voici déjà la SIG en facheuse posture au classement. Et le dernier match à Cholet ne doit pas rassurer Fred Sarre. Trop peu de joueurs exercent à leur niveau. Seul Darden semble tenir la barraque à lui tout seul. A Digbeu, Heurtel et autre Simon de se montrer sous leur meilleur visage, sinon on court à la catastrophe dans le 67.
A Hyères, on a du passer une semaine studieuse. Furieux de la défaite face à Gravelines, Alain Weisz a levé le ton. Certains joueurs, dont Pierce et Obasohan, ont du sentir le Mistral souffler, même jusque dans le gymnase. De plus, la courte victoire obtenue au Puy en Coupe de France n'a peut être pas rassuré du côté de la rade. On pariera tout de même qu' Obasohan voudra montrer à son ancien coach que lorsqu'il est bien utilisé, il représente une menace offensive de premier ordre.
A suivre : la moisson de rebonds de Sene
Orléans - Le Havre :
Rien ne va plus à Orléans : -14 à Roanne, -34 face au Mans mardi, mais que se passe-t-il dans le Loiret ? La machine à vaincre est-elle grippée ? On se pose des questions : Nichols, qui n'est plus le choix offensif numéro 1, est-il redevu un joueur banal ? Marko Milic ne joue qu'à peine plus de dix minutes. Etrange non ? Seul Cédrick Banks s'en sort bien dans un collectif bien tristounnet. Alors face au Havre, une proie plus facile a priori, va-t-on retrouver le vrai Orléans ?
Côté havrais, on s'est remis de la cuisante défaite face au SLUC en allant s'imposer facilement à Boulogne (N1) en Coupe de France. Si les extérieurs Taylor, Miller et Oguchi font preuve d'adresse samedi, les normands peuvent peut-être profiter de la fébrilité de leurs adversaires. Mais il faudra tenir 40 minutes face aux rotations orléanaises.
A suivre : Orléans peut-il se sortir de sa spirale de défaites ?
Paris-Levallois - Vichy :
Les Parisiens ont l'occasion de s'installer dans la première partie de tableau en recevant Vichy. Beau vainqueur à l'Astroballe avec neuf joueurs à plus de quinze minutes de jeu chacun, Paris a le potentiel pour s'imposer. Les ex-vichyssois Ball et surtout Karangwa, en belle forme, voudront faire des misères à leur ancienne équipe.
Sur les bords de l'Allier, on respire mieux depuis la victoire face à Dijon. Ayant montré une belle envie sur le terrain avec une défense retrouvée, voici une équipe bourbonnaise motivée pour monter dans la capitale. Avec le retour en forme (enfin) de Moss, la bataille de la raquette sera prépondérante et surement décisive quant à l'issue de ce match.
A suivre : MJB Adolphe vs Issa
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17 novembre 2009
JAV - Dijon (14/11/2010)
Soulagement et satisfaction étaient perceptibles dans le regard de tous à l'issue de la rencontre face à la JDA Dijon, qui fut gérée de main de maître par des javistes qui ont quasiment réalisé le match parfait. Une victoire probante, face à un adversaire qui pourtant n'était pas loin d'arriver sur les bords de l'Allier en pays conquis, ne faisant pas mystère de ses ambitions et soutenu par une petite centaine de supporters.
Une maîtrise totale donc, et une victoire incontestable, comme en témoignent le score et l'évaluation collective des deux équipes. En défense d'abord, grâce à des consignes exécutées à la lettre à l'encontre des joueurs qui étaient plus particulièrement ciblés par les techniciens vichyssois. Le fameux « plan anti Marshall » évoqué dans la preview du match sur ce même blog fut confié à un capt'ain Melody au sommet de son art défensif, lui qui a écœuré - à la loyale - un Sean Marshall aux nerfs de cristal, nous en reparlerons.
Mais si la performance défensive des hommes de Jean-Louis Borg n'étonne plus vraiment, la très bonne surprise de samedi soir est venue sans conteste de l'adresse des artilleurs javistes, qui n'avaient pas été à pareille fête depuis le début de la saison. Avec un croquignolet [NDLR : je sais, l'expression est empruntée sans vergogne à Julien Favé, mais j'aime bien ce mot...] huit sur dix-sept à trois points, avec 55 % de réussite à deux points et un petit huit sur neuf aux lancers francs, les jaune et vert n'ont pas laissé échapper grand chose, ne laissant pas, notamment, le loisir à leurs adversaires de revenir sur leurs talons. Et d'ailleurs à mon sens, le gain du match s'est vraiment joué dans le bras de fer du troisième quart-temps, au cours duquel les deux équipes se sont rendu coup pour coup. Commencé avec + 15, le Q3 s'est terminé avec quatorze points d'avance, sonnant presque le glas des espoirs de remontée des bourguignons. Mine de rien, il fallait être fort pour résister aux assauts de la JDA, ils l'ont été. Bravo.
Au plan individuel, on a déjà souligné la défense de David Melody mais on n'oubliera pas son apport offensif, le tout alors même qu'il s'était donné une entorse avec laquelle il a dû jouer toute la seconde mi-temps. Et comment ne pas, une fois encore, souligner la performance ahurissante d'un Dounia Issa tentaculaire qui est parvenu a rééditer un match d'un calibre défensif équivalent à celui, monstrueux qu'il avait livré contre Rouen. Jugez-en plutôt : seulement (si j'ose dire...) 5 points marqués, mais 30 d'évaluation ! Le tout grâce à 15 rebonds, 6 passes, 3 interceptions, 0 balle perdue et... 6 contres ! Phénoménal. On ajoutera les 9 passes (et quelles passes !) et les 34 minutes de jeu de Kareem Reid, le gros match de Jérémy Leloup à six sur huit aux shoots, et on finira par le poste 5, en saluant - enfin ! - le retour de l'enfant prodigue Zach Moss, revenu à son niveau (17 pts, 6 rbs en 23 minutes), brillamment relayé qu'il a été par le nouveau venu Josiah James, tout en sobriété et en efficacité (12 d'évaluation en 17 minutes de jeu, à cinq sur six aux shoots).
Bref : quasiment le match parfait. Il n'y a pas à dire, quand tout le monde joue ensemble à son meilleur niveau, ça change la vie. Reste que, sans faire injure à ceux qui n'ont pas été cités, la JAV a joué à six. Six joueurs - dont quatre « anciens », ceci dit en passant - qui ont superbement tenu la baraque. Il reste maintenant à croiser les doigts et espérer que ce niveau de performance pourra être maintenu et renouvelé au cours des prochaines rencontres. Les coachs disposent maintenant d'une dizaine de jours pour bien préparer le déplacement de Paris, en espérant que ce délai sera mis à profit pour que l'entorse de David Melody ne résiste pas au traitement du kiné, lequel pourrait bien n'être autre que JC Jonon, lui qui avait par le passé rétabli Curtis Nash en un temps record.
L'avenir dira si cette hirondelle annonce le printemps du jeu vichyssois. Il va de soi qu'on le souhaite tous ardemment, mais il serait maintenant souhaitable que tout le monde se mettre à l'unisson des six joueurs précités. Jonte Flowers a certes bien bossé en défense sur Erick Craven, mais Gordon Watt est pour l'instant loin de faire oublier un Amadi Mc Kenzie (que la JAV n'a hélas pas pu conserver pour des questions financières) et quant à Antoine Eïto, son évaluation moyenne de -0,9 en six apparitions semble hélas témoigner d'un véritable problème à ce niveau de la compétition.
Arbitrage (1) : Peut-être étaient-elles toutes justifiées et bien sifflées, après tout il n'y a pas de raison de douter de la clairvoyance des arbitres. Il n'empêche que cinq joueurs de l'équipe espoirs de la JAV sortis pour cinq fautes, ça pourrait bien ressembler à un record...
Haro sur le Bodet : Peut-être qu'il n'en peut plus de la charge de travail qui pèse sur lui depuis toutes ces années ? Peut-être est-ce dû au le déluge de fautes affiché lors du match désespoir des espoirs qui précédait ? On ne sait. Mais en tous cas, on a bien vu que le bât avait blessé notre tableau d'affichage Bodet, car le résultat est là : l'affichage des fautes était en carafe pour le match des pros. Mais bon, ça devrait pouvoir se réparer car un des OTM, venu d'Ambert, était accompagné d'un jeune collègue qui, visiblement, avait des compétences techniques qui laissaient espérer une issue favorable. Car en effet « On a exactement le même matériel chez nous, à Ambert. » Le même ? A... Ambert ? « Oui, mais bon... dans l'ancienne salle ! » C'est vrai, faudrait pas exagérer quand même...
Arbitrage (2) : J'avoue que j'ai bien aimé - et apparemment je n'ai pas été le seul - la façon dont le trio arbitral Maestre - Perier - Greva a choisi de diriger la rencontre : ne rien siffler, ou presque ! Évidemment, j'exagère un peu, mais à peine. Car j'ai le sentiment, et même un peu plus, que de nombreuses actions de jeu qui n'ont pas été sifflées samedi soir, auraient conduit bien d'autres hommes en gris à se croire obligés d'en interrompre le déroulement. La mansuétude à laquelle nous avons assisté fait plaisir à voir, pour deux raisons. D'abord parce que le jeu n'y a rien perdu, ensuite - et surtout - parce que l'arbitrage a été cohérent, tant vis à vis des deux équipes que durant l'ensemble du match. Et du coup, on en vient même à comprendre pourquoi Monsieur Greva s'est laissé insulter sans réagir par Marshall après qu'il lui ai mis une faute technique, pour le même motif. J'imagine la même scène avec (au hasard) un certain Joseph Bissang : là, c'eût été technique + technique + disqualifiante + rapport + dépôt de plainte auprès du procureur de la République, et ainsi de suite... Bon, autant vous le dire tout de suite, je préfère M. Greva. ;-)
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13 novembre 2009
Journée 7 : En amical
La Préparation, avec un P majuscule, c'est cette période de pré-saison où la sauce est censée prendre dans une équipe. Et à priori du côté de Vichy, la mayonnaise avait bien pris. Des victoires probantes face à de solides équipes de ProA, des défaites encourageantes contre Roanne. Mais voilà, l'amical reste amical et la vérité du terrain est tout autre, Dijon le démontre en ce début de saison. Après avoir pris l'eau en Septembre face à Vichy (-22), la JDA a fait mieux que se reprendre sur les six premières journées. Avec quatre victoires pour deux défaites, la semaine des As et les playoffs sont en point de mire pour l'équipe de Randoald Dessarzin.
Astroballe, 2 Octobre 2009, coup de tonnerre sur la Pro A. Dijon vient à bout de l'ogre villeurbannais. Porté par le duo Bradley-Marshall, auteur de 57 points, la JDA décroche une victoire remarquée et remarquable face au champion en titre (81-75). S'en suivent des succès plus logiques contre le Havre et Rouen (86-82 et 99-90) et un dernier à Toulon (93-82). Le bilan est terni par deux défaites. La première intervient face à Paris lors de la 4ème journée (74-90) et l'autre la semaine passée contre Cholet (71-78) dans un contexte douloureux après le décès tragique de Jonathan Bourhis.
Deuxième plus mauvaise défense de ProA avec 82,8 points encaissés (contre 76,2 pour Vichy), la Jeanne d'Arc de Dijon est comme l'an passé la première attaque de l'élite avec 84 points inscrits (71,5 pour la Jav). Derrière ces statistiques se cache la philosophie de jeu chère au technicien helvète. A l'image d'un Jean-Denys Choulet, Randoald Dessarzin est un fervent partisan du basket offensif. Dans BasketNews, il déclarait : «J’aime le basket où ça marque des paniers. Mon modèle, ça a toujours été les Lakers de Magic, de Jabbar, de Worthy. Pour moi, c’est ça le basket. » Un basket-champagne que Vichy pratiquait en amical, mais que la JAV n'arrive plus à reproduire en match officiel. En Septembre, sans Zach Moss, la JAV avait facilement disposé de Dijon (96-74) en s'appuyant sur le talent des extérieurs Jérémy Leloup (28 pts) et Jonte Flowers (19 pts). De l'aveu même du capitaine dijonnais, Damir Krupalija, « ce jour là, ils nous avaient botté le cul ». Un geste qu'il faudrait reproduire ce week-end.
Un plan (anti) Marshall ?
A la mène c'est Ramel Bradley (#13) qui officie. A 24 ans, ce New-Yorkais débarque en France avec l'étiquette du scoreur (un peu) unidimensionnel sans réelle expérience. Il se révèle dès le premier match en inscrivant 30 points sur le parquet de l'Astroballe. Il récidive contre le SPO Rouen avec le même total de points. Sur les autres matchs, l'ancien pensionnaire de Kentucky est moins flamboyant avec successivement 7, 6 et 9 pts face au Havre, Paris et Cholet. En relais la JDA fait confiance à Errick Craven (#10). MVP de ProB avec le Stade Clermontois, l'américano-ivoirien découvre cette saison le haut niveau. Lors du brillant parcours de la Côte d'Ivoire, finaliste à la CAN, il n'a pas vraiment brillé (5,4 pts / match). Pour l'instant, il n'apporte pas énormément sur le plan comptable (6 pts et 2 passes en 16 minutes pour 6 d'évaluation). Pour se renforcer au poste de meneur, Xane D'Almeida (#?) a rejoint les rangs de la JDA Dijon cette semaine. L'ancien Palois et Limougeaud prend numériquement la place du regretté Jonathan Bourhis .
Au poste d'arrière, Abdou Mbaye (#7) est resté fidèle au pays de la moutarde. Meilleur scoreur français de ProA l'an passé avec 15 points de moyenne, le probable futur international est moins en vue offensivement en ce début de championnat (8,7 points). Il tente d'étoffer son registre de jeu avec la ferme volonté d'améliorer sa défense. Sur les ailes, Sean Marshall (#9) a les clés de la maison. Qualifié de « petit con » en direct sur Sport Plus par Ali Traoré après la rencontre face à l'ASVEL, ce feu follet n'a pas envie de respecter la hiérarchie du basket ni même la hiérarchie tout court. Pour preuve, il est actuellement le deuxième marqueur de ProA avec 21,3 pts / match. Sur six rencontres, le joueur du mois d'Octobre n'est passé qu'une fois à côté de son sujet (contre Paris : 3 d'évaluation mais 13 pts) et en plus le phénomène perd peu de balles, chose assez rare pour un joueur évoluant dans ce type de registre. Derrière, Benjamin Monclar (#5) essaye tant bien que mal de grappiller quelques minutes mais quand le titulaire s'appelle Marshall, la chose n'est pas aisée. S'il est entré en jeu cinq fois, il n'a marqué jusqu'ici que 2 petits points, c'était face au Havre.
A l'intérieur, le match risque d'être déséquilibré face au secteur en chantier de la JA Vichy. Le guerrier Damir Krupalija (#11) a gardé son brassard de capitaine. Cette saison, il parvient sans problème à se fondre dans un collectif plus dense. Même si les stats en pâtissent (6 pts de moyenne contre 12 l'an dernier) il demeure un liant essentiel du dispositif de la JDA. Touché à la cuisse gauche il y a quinze jours, le bosniaque est « motivé pour effacer la défaite de Septembre » et détaille ses ambitions dans les colonnes du Bien Public. Tantôt remplaçant, tantôt titulaire avec Krupa', Nick Fazekas (#4) est la grosse pioche de la JDA. Drafté 34ème par Dallas en 2007, Nick est une sorte de Curtis Borchardt (culminant lui aussi à 2m11) en moins cher et pour l'instant moins blessé. Pesant en moyenne 12 points, 8 rebonds, 18 d'évaluation, c'est un des joueurs les plus efficaces de ProA. Le prospect s'était particulièrement illustré face au HTV avec 22 pts, 11 rebonds, 3 contres, 2 interceptions pour 34 d'évaluation. Il n'a pas été en réussite contre Cholet la semaine passée avec 4 points à 1/5 aux tirs.
En petit poste 5, Steffon Bradford (#12) fait ses premiers pas en ProA. Intérieur à la Rahshon Turner il avait épaté énervé le public vichyssois il y a trois ans lors d'un match (perdu 72-79) face à Nanterre. Titulaire en ce début de saison, il n'éprouve aucun mal à franchir le palier supérieur, pour preuve sa ligne de stat très propre : 12 pts, 5 rebonds, 12 d'évaluation en 33 minutes. Occupant le poste de quatrième intérieur, Alexis Tanghe (#8) sait que son heure viendra. Ce futur grand au destin international a été l'un des piliers de l'équipe de France au mondial Juniors en Nouvelle Zélande (10,5 pts, 5 rebonds). A 19 ans, il commence a se faire une place dans l'effectif professionnel. Entré à tous les matchs, il a réalisé, comme l'ensemble des joueurs de la JDA, son meilleur match à Toulon où il a inscrit 5 points en 8 minutes pour 7 d'évaluation.
Il serait trop facile de cataloguer ce match comme une opposition attaque-défense. Si la JDA peut être qualifiée de « passoire », c'est également l'équipe qui perd le moins de ballons en ProA (2,5 bp en moins que la JAV), et la troisième équipe aux interceptions (juste derrière Vichy). Une passoire au rythme alternatif en somme ! Les jaune et vert devront jouer sans pression, avec un atout mystère bonus en la personne de Josiah James pour espérer faire vaciller l'autre Jeanne d'Arc de ProA. Un retour au fond de jeu amical serait le bienvenu car samedi ce ne sera pas pour du beurre, mais déjà pour le maintien !
12 novembre 2009
JAV - Roanne (7/11/2009)
Ca a au moins le mérite d'être clair : finis les illusions et les faux semblants, finies les défaites honorables et les « Avec un poil de réussite en plus, on aurait pu les battre... » à la sortie du match ! Cette JAV là n'a tout simplement pas le niveau pour rivaliser avec les meilleurs, point. Reste maintenant à savoir si elle pourra rivaliser avec ses adversaires directs.
Et même si les vingt-huit points d'écart - acquis grâce à une euphorisante et indécente réussite des roannais à longue distance en seconde période (10 sur 13 !) - sont quelque peu flatteurs pour nos hôtes, ils ont au moins le mérite de mettre crûment en lumière la différence qui existe désormais entre deux clubs qui ont pourtant longtemps frayé dans les mêmes eaux.
La statistique qui tue
Voyons l'évaluation collective du cinq de départ. Chorale de Roanne : 66. JA Vichy : 65. Penchons-nous maintenant qur l'évaluation collective du banc... Chorale de Roanne : 65. JA Vichy... 2 ! Tout est dit. Aussi cinglant que l'est le score final, ce chiffre révèle à lui seul toute l'étendue du problème que rencontrent actuellement les jaune et vert. Le constat crève les yeux, encore aggravé qu'il est par les blessures de De Jong et Koundjia. Pire encore, le manque de joueurs compétitifs se fait sentir de plus en plus cruellement à l'entraînement. Et pourquoi serait-ce pire ? Parce que la seule façon de rendre compétitive sur le moyen terme une équipe composée d'éléments moins talentueux que leurs adversaires est de forger, jour après jour, une cohésion et une intelligence collective qui seule pourra pallier les lacunes des uns ou des autres. Et ça, eh bien c'est à l'entraînement et nulle part ailleurs que ça se passe, tous les jours ou presque. C'est dans cette hell's kitchen que se construisent les futures victoires, que se travaille sans relâche la répétition des systèmes et l'acquisition des bases tactiques et autres automatismes qui transformeront une poignée d'individus en équipe. Pour l'heure, il semble qu'on en est bien loin. Et, paradoxalement, l'un de ceux qui le disent le mieux n'est autre que Jean-Denys Choulet, lui qui est aujourd'hui débarrassé de contraintes budgétaires qu'il a connues en d'autres temps. Mais la réalité est aujourd'hui tout autre, puisque la masse salariale sportive de la chorale est grosso modo du double de celle de la JAV. Rien que ça. Alors bon, à Vichy, on fait ce qu'on peut. Avec ce qu'on a, c'est à dire peu de chose.
« Vichy est une équipe qui ne lâche jamais, qui a des grosses qualités de cœur. Et il ne faut pas oublier que Vichy, ils font avec le budget qu'ils ont, et que nous, il y a quelques années, si on n'avait pas eu, je dirais... si on n'avait pas fait un énorme travail au niveau des structures, des dirigeants et cætera, on serait peut-être comme Vichy maintenant. Maintenant, la Chorale effectivement a fait un, je dirais... depuis deux trois, quatre saisons est devant Vichy. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi un gros travail de fait de la part des dirigeants au niveau budget, au niveau structures, à tous les niveaux et que Jean-Louis fait un très très bon boulot avec le budget qu'il a. »
Ils en ont de la chance, à Roanne...
Pourquoi la JAV n'arrive t-elle pas à augmenter ses recettes ?
Vaste débat... Le plus difficile en la matière semble de poser la question de façon dépassionnée et objective, sans avoir de réponses toutes faites et d'a priori. En fait, si le problème est récurrent, à mon sens il ne se pose de façon prégnante que depuis la saison dernière. Jusqu'à la saison 2007 / 2008 en effet, la JAV était dans une logique de progression sportive et économique, venait de ProB et se devait de faire ses preuves au plus haut niveau. En clair, tout le monde nous attendait au tournant et quelques uns - dont toute la presse spécialisée - nous promettaient même un rapide retour à l'échelon inférieur. Or, contrairement aux sombres prévisions de ces Cassandre, ce fut une saison magnifique, et pour tout dire inespérée. Jamais la JAV n'avait autant ni aussi bien fait parler d'elle, en tous cas depuis le début des années soixante-dix. Cette band of brothers presque tous issus de la ProB qui faisait trembler les adversaires, vibrer les spectateurs, enthousiasmait jusqu'au tandem Cozette - Monclar, qui se faisait une joie de venir à Pierre Coulon... Et en apothéose la finale de la Semaine des As, puis les playoffs... Que de souvenirs !!
On peut tourner les choses dans tous les sens, je ne peux pas m'empêcher de penser que tout a basculé il y a 18 mois, c'est à dire au moment du printemps / été 2008, qui était LE moment idéal pour aller chercher de nouveaux partenaires. Enfin des gros, je veux dire, des sponsors nationaux. Ces sponsors pour la quête desquels le club semblait pourtant s'être armé - c'est en tous cas ce que j'avais cru comprendre - via le renforcement de ses structures. On guettait donc la rentrée 2008 avec grande impatience, on attendait fiévreusement de savoir si les efforts déployés sur le terrain, si la passion et l'image véhiculés par le club allaient porter leurs fruits, on voulait savoir si la JAV allait enfin changer de dimension.
Et là... ? Rien. Psschiiitttt... ! aurait dit Jacques Chirac. Mesdames, messieurs... dorénavant, ce sera comme d'habitude ! Voilà : petits nous sommes, petits nous resterons. Le rêve d'une Jeanne d'Arc de Vichy grande, belle forte et indépendante vient de passer mais on ne le sait pas encore. Non, on veut comme chaque année croire encore une fois que l'alchimie du terrain continuera de changer le plomb en or, on veut se dire que ça va marcher une fois de plus, une fois encore, on se gausse même de ces grosses écuries qui disposent de résultats comparables voire inférieurs aux nôtres malgré des moyens plus importants. Bref, on se voit beaucoup plus beaux que nous ne sommes en réalité. Mais voilà : cette chienne de réalité, on peut la chahuter, on peut jouer avec ou la bousculer un peu ou beaucoup... elle finit toujours par revenir, un jour ou l'autre, vous présenter la facture. Et la réalité, c'est que ce qui n'a pas pu être fait à l'été 2008 ne pourra plus être accompli aujourd'hui. Car jamais le produit n'aura été aussi attractif, aussi sexy, aussi vendable qu'à cette époque là. Et pourtant, rien. Quelle déception ! Attention, il ne s'agit que d'un constat factuel. Et entendons-nous bien : je n'ai jamais affirmé qu'il était facile de conquérir de nouveaux sponsors en pleine crise financière (à l'été 2008, ce n'était encore qu'une crise financière), je n'ai jamais dit que le basket, au delà du cercle de ses fidèles, attirait les foules et les annonceurs, surtout en l'absence d'une couverture médiatique suffisante. Toutefois, il n'est pas interdit de constater de façon factuelle que le développement d'un sponsoring supra local est resté au point mort. Et je ne crois pas me tromper en disant que l'un de ceux qui en a été le plus atteint n'est autre que le président Jonon lui-même, constatant que sa chère JAV ne pouvait pas, ne pourrait pas, acquérir une dimension supérieure. Rageant, désespérant. Dès lors, soyez-en convaincus, la redescente en division inférieure n'est plus qu'une question de temps, d'hommes, de circonstances. Faute de moyens, la ProB viendra aussi sûrement que l'automne succède à l'été et le destin de la JAV rejoindra ainsi celui d'équipes comme Antibes, Saint-Quentin, Epinal, Evreux ou d'autres...
Donc, à la question « pourquoi la JAV n'y arrive t-elle pas ? », j'avoue ne pas avoir de réponse. Il faudrait demander aux intéressés. Car s'il est facile de dresser un constat, c'est une autre paire de manches que de faire le boulot. Peut-être que les dirigeants de Roanne ont un truc... Reste que la comparaison est cruelle entre le destin des deux équipes depuis ces dernières années.
Et demain ?
On le sait, la JAV doit jouer sur d'autres valeurs. Celles des indigents, comme aime à le répéter J-C Jonon : travail, courage, abnégation... Certes. Mais il n'empêche qu'à jouer en permanence à ce jeu là, on sait que le moindre grain de sable peut gripper une machine déjà bien fragile. Tout le monde peut attraper la grippe, mais sauf exception, seuls les plus faibles en meurent. Alors on va tous serrer les coudes et espérer que, cette fois encore, les efforts des uns et des autres permettront de se maintenir dans l'élite la saison prochaine, à l'instar de la Du Barry implorant le bourreau de lui accorder une minute encore. On verra donc par exemple ce qu'amènera Josiah James dans l'effectif... mais n'attendez pas que son arrivée apporte un bouleversement équivalent à celle de Kareem Reid l'an dernier. En attendant, ça permettra déjà à Zach Moss de s'entrainer face à un vrai pivot de métier...
La saison prochaine, ce sera la grande lessive, du sol au plafond. Ceux qui sont en fin de contrat ne prolongeront pas et il faudra repartir de zéro ou presque. En ProA ou en ProB, c'est selon. Il serait préférable pour Jean-Louis Borg qu'il ne termine pas sur une situation comparable à celle de Jean-Michel Sénégal - lui qui s'était flatté d'avoir rendu la JAV là où il l'avait trouvée en arrivant - mais après tout rien n'est moins sûr. On verra ce que le destin lui réserve, mais on dirait bien que le faiseur de miracles est un peu usé, là. Enfin, le blogueur lui-même a de plus en plus de mal à trouver des choses intéressantes à dire... alors la saison prochaine ? Mais ça, ça n'a aucune importance, on est bien d'accord !!
La (bonne ?) question
Pour finir, une question mérite d'être posée, dont je pense qu'elle est LA question de fond. Allons-y. Le constat est clair : il y a une inadéquation récurrente entre le niveau sportif auquel évolue la JAV et le niveau de ses ressources financières ; cette inadéquation conduit à une situation sportive déplaisante pour tous (joueurs et coachs, dirigeants, partenaires, public) notamment en raison de son caractère structurel et non conjoncturel. Or, l'un des buts de la compétition sportive au niveau professionnel est de véhiculer un certain nombre de valeurs en même temps que d'apporter plaisir et satisfaction à ceux qui la financent. Est-ce toujours le cas ? On peut en douter. En tous cas, je vois plus de lassitude qu'autre chose autour de moi et à l'exception de Ramirez, véritable roc dans une tempête de morosité, la succession des défaites est usante pour tout le monde.
Et de plus en plus de voix s'élèvent de ci de là, pour dire qu'après tout, la place de Vichy est peut-être en ProB, division qui serait après tout beaucoup plus conforme aux moyens mis en œuvre. Et ma foi, il faut bien reconnaître que ce raisonnement est parfaitement défendable. Mais tout comme on peut défendre aussi une autre logique, qui viserait à préserver une tradition de basket de haut niveau dans cet endroit de France. Mais dans ce cas, il faudrait pour ça accepter de s'unir pour y arriver. Et à part avec Clermont, personnellement je ne vois pas comment on peut faire...
Il n'en reste pas moins que l'idée d'une JAV évoluant durablement toute seule au plus haut niveau avec un budget avoisinant les 2 millions d'euros (et pourquoi pas dans une salle de 5000 places ?) a quelque chose d'un tout petit peu incongru, en tous cas dans le monde tel que je le connais.
D'où la question : « Sur le moyen terme, quel est l'objectif poursuivi par la JAV ? »






































































































