19 mai 2009
Zach Moss démasqué !
Zacherie Moss. Quel personnage... ! Voilà déjà trois ans qu'il nous a rejoints et on a désormais bien du mal à imaginer la JAV sans lui. Et pourtant... il souhaite partir.
Eh oui, il se pourrait bien que Zach ne porte plus le maillot jaune la saison prochaine. Il en a en tous cas exprimé le désir au début de la semaine dernière auprès du président Jonon, malgré le contrat qui le lie au club pendant un an encore. Quelle en est la raison ? Sirènes financières ? Lassitude ? Dans l'entretien qu'il avait accordé à Jean-Philippe Béal pour La Montagne il y a quelques semaines, il laissait transparaître une certaine amertume, peut-être moins épidermique qu'il n'y parait, suite à la difficile crise que la club a traversée fin 2008. Il ressort de ses propos que Zach semble visiblement avoir été déçu, voire blessé par le comportement de certaines personnes.
S'il devait se confirmer, le départ de Zach serait vraiment dommage, car il semblait être une exception à la règle qui veut que les joueurs qui s'illustrent à Vichy partent ensuite briller sous d'autres cieux plus rémunérateurs (Rahshon Turner, Jeff Greer, Jimmal Ball, Curtis Sumpter... pour ne parler que de la période la plus récente). Les conditions dans lesquelles Zach a prolongé son contrat avec la JAV la saison dernière - contre l'avis de son agent qui se faisait fort de lui trouver un contrat plus rémunérateur - démontrent pourtant que ses choix de vie et de carrière ne se limitaient pas à une vision purement financière. Un choix d'autant plus flatteur pour la JAV.
On sait que les joueurs qui viennent et qui restent à Vichy ne le font que rarement pour l'argent. Mais faute de salaires élevés, la JAV peut à juste titre faire valoir une attitude de rigueur et d'honneteté vis à vis de ses salariés, dans un univers sportif où les salaires ne sont pas toujours payés en temps et en heure. De plus, le club bénéficie également d'un esprit familial et surtout d'un engouement populaire qui n'a que peu d'équivalent à ce niveau. Néanmoins, dès lors qu'une période difficile met à mal le climat dans lequel les joueurs évoluent, voilà que ces derniers sont moins enclins à ignorer certaines réalités financières. Car comme le dit Warren Buffet : « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignaient nus. » L'adage vaut pour la finance - WB se dispute le titre d'homme le plus riche du monde avec Bill Gates - mais en l'occurrence, il est facilement transposable à la situation présente.
Quoi qu'il en soit, dans les négociations qui s'ouvrent entre le joueur et le club, on espère bien entendu que rien n'est définitivement perdu et que les choses s'arrangeront pour le bénéfice des deux parties. Croisons les doigts...
Mais revenons-en à Zach, et son parcours en France. Christophe Grégoire me confiait qu'il l'avait vu jouer pour la première fois en match amical à Moulins, à l'été 2004 avec Antibes face à la JAV. Les azuréens avaient ce jour là mis une raclée aux bourbonnais (une trentaine de points, croit-il se souvenir) et ce jeune pivot qui arrivait tout droit des USA avait, comme on dit, littéralement crevé l'écran.
Pour ma part, mon premier souvenir précis de Zach est plus récent puisqu'il remonte à seulement trois ans. La JAV de Jean-Louis Borg, an I (version Bourgeois-Nadeau-Cazalon-Julians-Asceric-Mason-Nash-Lear) dispute le match retour du premier tour des playoffs face à l'Espé Chalons, qu'elle a péniblement battu quelques jours plus tôt à Pierre-Coulon. A l'extérieur, les vichyssois n'ont pas les faveurs du pronostic mais allez savoir, il y a peut-être un exploit à attendre au bout de ce match là. Et nous voilà donc une poignée à faire le déplacement, ce vendredi 26 mai 2006. Et là, je suis impressionné par ce pivot américain de 25 ans, que j'avais pourtant déjà vu mais dont je n'avais pas conservé le souvenir lors de ses deux visites précédentes à Vichy. Mais dans ce match là, il faut être aveugle pour ne pas le voir : Zach écoeure littéralement les vieux grognards vichyssois du secteur intérieur, auxquels il fait toutes les misères possibles. Tout y passe : 26 d'évaluation en 30 minutes, quatorze rebonds, vingt points, à 8 sur 11 ! Il faut dire qu'il a trouvé le truc, pour soigner son pourcentage de réussite : sur ses huits réussites, il doit bien y avoir quatre ou cinq dunks ! Ce soir là, Geoff Lear (35 ans) et Tim Mason (33 ans) paraissent encore beaucoup plus âgés que ne l'indique l'état civil. Et la JAV ne passera pas ce tour et terminera sa saison face à l'Espé.
Trois saisons se sont écoulées depuis. Trois saisons que Zach Moss a jouées avec la tunique jaune sur les épaules. Dominateur et sans réelle concurrence en ProB, il était attendu avec scepticisme à l'échelon supérieur. Bien des observateurs doutaient en effet de sa capacité de faire la maille face aux mastards de l'élite. Mais, s'il présente le défaut d'être « undersized » - comme le qualifiait un jour Jacques Monclar dans son commentaire - ses qualités de basketteur et sa puissance physique sont telles qu'il tient parfaitement son rang dans la peinture, dût-il rendre cinq ou dix centimètres à son opposant direct. D'ailleurs on imagine aisément ce que ça pourrait donner avec une taille augmentée de trois quatre pouces : pour le coup, c'est clairement la JAV qui aurait été undersized pour lui...
En trois saisons donc, il est devenu la pierre angulaire de l'équipe thermale. Et sur le terrain, il a tout naturellement pris la place de leader laissée par Jimmal Ball. Dans un registre fort différent, certes, mais il ne faut pas s'y tromper : quand Zach parle, les autres écoutent. Et les autres, ce sont non seulement ses coéquipiers, mais parfois même son coach, avec lequel il communique beaucoup ! Ma position dans les tribunes, juste derrière le banc, me permet d'observer la relation très forte qui existe entre les deux hommes. Les regards et les mimiques que lance Zach à l'adresse de Jean-Louis Borg font partie d'un mystérieux code de communication qui leur appartient. La plupart du temps, le joueur recherche l'approbation ou le conseil de son coach, mais maintenant c'est parfois c'est le joueur qui indique à son tour au coach que telle ou telle parole ou attitude n'est pas opportune. Impensable il y a deux ans...
Quand il est en pleine forme et... motivé, il n'y a pas grand monde dans le championnat de France pour le museler. Maintenant qu'il approche de sa période de maturité (on dit qu'un pivot est au sommet de son art aux alentours de la trentaine), il gère de plus en plus finement ses efforts, ce qui ne veut pas dire qu'il les économise, bien au contraire. Non, disons plutôt qu'avec avec la maturité, Zach a dépouillé son jeu de tous les artifices et fioritures pour n'en garder que l'efficacité, la quintessence du poste 5 : rebonds et paniers. Avez-vous remarqué à quel point il dunke beaucoup moins que lors de sa première saison vichyssoise ? Lui qui jouait les marsupilami à qui mieux mieux ne consent désormais à monter les coudes au cercle que quand c'est nécessaire. Non qu'il n'aie plus la même « pêche » qu'il y a deux ans - d'ailleurs, sait-on seulement que, dans l'équipe, c'est lui qui présente les meilleurs résultats aux tests physiques ? - mais bien parce qu'il a compris que le sport pro est avant tout synonyme d'efficacité. Il parait d'ailleurs qu'il s'évertuait cette saison à en convaincre Amadi Mc Kenzie. Avec assez peu de succès semble t-il, au vu des dunks fracassants dont ce dernier nous a gratifié ! La leçon de sobriété que tente de lui inculquer son aîné viendrait-elle des dix matchs que Zach a joués à Antibes aux côtés d'un certain Stéphane Ostrowski alors âgé de... 43 ans ?
Mais la roue tourne, et même s'il n'a pas encore atteint l'âge canonique d'Ostro - eh, il n'a jamais que 28 ans ! - Zach transmet déjà son expérience et prend sous son aile le jeune et très prometteur Nicolas De Jong. Nul doute que si les circonstances permettaient que cette association demeure quelques temps sous les couleurs vichyssoises, ça ne pourrait être que bénéfique. Pour le club, mais d'abord en premier lieu pour Nicolas, qui n'aura peut-être pas toujours de tels professeurs.
Alors oui, sur le terrain, pas de problème : Moss is the boss, comme l'écrit joliment Batistan, internaute cussétois qui fréquente le forum du site basketinfo. Mais en dehors ? En dehors du terrain, on connait ce garçon fantasque, extravagant, exentrique, farceur, imprévisible, incontrôlable... qui joue comme un gosse avec tout ce qui fait du bruit. Un corne de brume qui retentit 1/2 heure après la fin du Match ? C'est Zach. Des cris stridents au micro de la réception d'après-match ? C'est Zach. De grands coups de klaxons en provenance des voitures exposées lors du salon des partenaires au Palais du Lac ? C'est Zach !
Mais voilà : ne le répétez à personne, tout ça, c'est une façade, de la poudre aux yeux. Et de plus en plus nombreux sont les exemples et les témoignages qui montrent que ses pitreries dissimulent de plus en plus mal la personne qu'il est en réalité, c'est à dire un homme beaucoup plus fin et réfléchi qu'il ne veut le montrer. En deux mots, un type bien. Démasqué, Zach !
16 mai 2009
On ne vit que deux fois !!
Ce mercredi 13 mai 2009, trente ans jour pour jour après mon premier droopy day*, restera un jour faste. Tout s'est passé comme dans un rêve. Nos invités de Saône et Loire étaient là pour fêter la fin de notre saison, l'un de mes coachs préférés officiait sur le banc adverse et à la fin, les jaunes ont gagné. Que demander de plus ? Que ça recommence en octobre, mais SVP, Mme Bey, pas avec l'Elan Chalonnais !
En dix ans et cinq saisons de Pro A, ça fait trois fois que l'on commence au Colisée à Chalon et que l'on termine au Pierre-Coulon à Vichy. Alors à l'automne, pourquoi pas une ouverture contre un promu (Poitiers ?), ou le champion de France (Nancy ?), ou un STB Le Havre sauvé des eaux ??
Chacun aura vu ce dernier match à travers son prisme personnel ; qui la famille thermale réunie, qui le quadrillage en règle du terrain par Kareim Reed, qui le binôme parfaitement complémentaire des deux David, Teague l'agitateur et Mélody le méthodique, idem pour les deux Zach, Wright le furtif et Moss le nettoyeur de raquette. Et pour clore l'exercice, l'homme aux deux cent trente centimètres d'envergure, le n° 14 au 41 d'évaluation, le grand Dounia a dit la messe du soir, rentrez en paix mes amis, le Seigneur de l'Arceau est avec vous !
Bon mai à tous, bon juin à toutes, bonnes vacances à chacun, bonne rentrée à chacune (et vice-versa) et à bientôt !
* les droopy days : le 13.5.79 et le 24.6.80 ; ils n'ont qu'un
inconvénient, on ne les vit que deux fois. Le 13 mai 79 est le yin, le
rêve. Tours, la campagne du val de Loire, qui aurait pu s'appeler le
val d'Allier ; il aurait suffi qu'au confluent à Nevers le débit de
l'Allier soit supérieur à celui de la Loire. Le 24 juin 80 est le yang,
le feu de l'action. Vingt jours plus tôt à Dijon, les dreadlocks de Bob
Marley oscillaient au rythme de get up, stand up (stand up for your rights) ; trois cent vingt jours plus tard à Kingston, plus rien ; no woman, no cry...
10 mai 2009
EDF : Dounia en est toujours !
PARIS, 10 mai 2009 (AFP) - Le nouveau sélectionneur de l'équipe de France de basket Vincent Collet a dressé une liste élargie de 29 joueurs en vue des qualifications au Championnat d'Europe, qui auront lieu cet été, mais le doute persiste sur la disponibilité de certains éléments clés, comme Joakim Noah.
L'encadrement des Bleus essaie de trouver un compromis avec Chicago pour libérer le joueur mais les Bulls ont des exigences pour la préparation physique de leur intérieur, qu'ils aimeraient voir se renforcer musculairement, a expliqué Crawford Palmer, le manageur des Bleus.
L'autre inquiétude concerne Mickaël Piétrus. Le joueur d'Orlando dispute en ce moment les play-offs de la NBA malgré une blessure à un poignet et il n'est pas exclu que son club l'incite à se faire opérer.
Autre souci, la future candidature du Choletais Nando De Colo à la "draft" de la NBA et les cas de Mickaël Gélabale et Johan Pétro, tous les deux à la recherche d'une franchise qui pourrait souhaiter travailler avec eux pendant l'été.
En revanche, un terrain d'entente a été trouvé avec Portland pour la présence de Nicolas Batum.
Les deux absents les plus notables dans cette liste appelée à être réduite à quinze joueurs et neuf remplaçants dès la mi-juin sont Cyril Julian et Tariq Kirskay. Au naturalisé d'origine américain, Vincent Collet a expliqué qu'il avait préféré l'intérieur manceau Alain Koffi.
Quant à Julian, il a fait part de son souhait de ne pas être sélectionné à cause de problèmes physiques qui nécessitent des soins, sans que la porte d'un retour soit tout à fait fermée, a précisé l'encadrement des Bleus.
Pour le reste tous les cadres, Tony Parker, Boris Diaw, Florent Piétrus, Ronny Turiaf, font partie de la liste, à laquelle le nouveau patron de l'équipe de France a ajouté plusieurs jeunes dans l'optique des Jeux de 2012, comme le Dijonnais Abdoulaye M'Baye.
Tous ces joueurs ont signé une charte qui constitue un engagement moral à s'impliquer en équipe de France mais pas une garantie de les avoir à tous les rendez-vous des Bleus.
La France doit passer par une poule de qualification pour prétendre à une place à l'Euro-2009, prévu en Pologne du 7 au 20 septembre. Les Bleus commenceront par leur match le plus difficile le 5 août en Italie.
La présélection :
Meneurs : Rodrigue Beaubois (Cholet), Aldo Curti (Orléans), Antoine Diot (Le Mans), Joseph Gomis (Malaga/ESP), Abdoulaye M'Baye (Dijon), Tony Parker (San Antonio/NBA), Marc-Antoine Pellin (Roanne)
Arrières : Yannick Bokolo (Gravelines), Nando De Colo (Cholet), Laurent Foirest (Villeurbanne), Thomas Larrouquis (Cholet), Mickaël Piétrus (Orlando/NBA), Nicolas Batum (Portland/NBA)
Ailiers : Mamoutou Diarra (sans club), Yakhouba Diawara (Miami/NBA), Mickaël Gélabale (LA D-Fenders/NBDL), Boris Diaw (Charlotte), Dounia Issa (Vichy), Adrien Moerman (Orléans), Florent Piétrus (Valence/ESP)
Intérieurs : Alain Koffi (Le Mans), Ian Mahinmi (Austin Toros/NBDL), Joakim Noah (Chicago/NBA), Ali Traoré (Villeurbanne), Alexis Ajinça (Sioux Falls/NBDL), Claude Marquis (Cholet), Johan Pétro (Denver/NBA), Ronny Turiaf (Golden State/NBA), Ludovic Vaty (Pau-Orthez)
AFP.
Petits calculs
On avait parlé de onze, voire douze, mais finalement, le « cut » se situait à dix. En effet, à une journée de la fin du championnat, on peut maintenant constater que le total de dix victoires était suffisant pour assurer mathématiquement le maintien en ProA cette saison.
En d'autres termes, c'est la victoire acquise le 21 mars face au HTV qui aura permis - mais à l'époque nous ne le savions pas - à la JAV d'assurer pour une année encore sa place dans l'élite. Et tant qu'à parler chiffres, on peut même avancer un cas de figure selon lequel, lors de la dernière journée mercredi prochain, Besançon battrait Pau-Lacq-Orthez tandis que Le Havre s'inclinerait à Hyères-Toulon. Ca donnerait une égalité entre les deux équipes mais c'est bien Besançon qui coifferait Le Havre au bénéfice des deux matchs gagnés lors de leurs confrontations directes. Et dans ce cas de figure, les doubistes se maintiendraient avec seulement neuf victoires au compteur...
Autant dire que la dernière journée va revêtir des enjeux dramatiques pour Jean-Manuel Souza et Alain Thinet. Et si le premier peut se focaliser sur son seul match, qu'il lui suffit de gagner, le second sera obligé de garder un oeil sur l'Internet afin de suivre l'évolution du score à l'Espace 3000 de Hyères pour espérer la réalisation du scénario idéal pour lui.
Et la JAV ? Nous sommes un peu dans la situation comptable de Besançon, le stress en moins. Il nous faut battre Chalon et espérer une victoire havraise à Hyères pour nous retrouver à égalité avec le HTV au nombre de points mais les coiffer au bénéfice des deux victoires javistes en confrontation directe. Dans le cas contraire, nous serions cette saison encore devancés de peu par les varois avec cette situation paradoxale de les avoir battus deux fois et, surtout, d'avoir acquis le maintien - et la sérénité qui va avec - avant eux.
JAV - Gravelines (5/05/2009)
Avant dernier match à la maison, et douzième victoire de la saison.






































