La JA Vichy, saison 2008/2009

Blog évidemment non-officiel... même pour une deuxième saison en ProA, on n'est toujours pas là pour se prendre au sérieux !

22 novembre 2008

Journée 8 : La mer partie

Mediterranee1

Eté 2005 : l'échange.  La Jav vient de descendre en Pro B et le HTV termine sa saison à la douzième place. Après avoir dégusté l'eau de Vichy, Jean-Michel Sénégal va faire quelques "ploufs" dans la Grande Bleue. De son côté, Jean-Louis Borg fait le chemin inverse. Si le néo-bourbonnais s'acclimate immédiatement à la température du parquet vichyssois, 550 kilomètres plus au Sud, JMS boit la tasse en rade du port varois. Trois ans plus tard, JLB nage toujours dans les eaux tranquilles du lac d'Allier et c'est Alain Weisz qui a repris les rênes de l'effectif toulonnais.

Malgré ses remous incessants, la mer n'a pas effacé le nom de Jean-Louis Borg dessiné sur toutes les plages du 83. L'empreinte du technicien est ancrée dans l'histoire du club et la mémoire des supporters. Même les panneaux publicitaires qui entourent le terrain doivent avoir une certaine nostalgie des coups de pieds reçus les soirs de match. Samedi, les jaune et vert n'auront pas les honneurs du Palais des Sports, leur terrain de jeu des As. Loin des installations high-tech de Jauréguiberry, c'est à l'Espace 3000 de Hyères que les  thermaux devront livrer bataille.

Dans cette même salle, la JAV s'était inclinée l'an passé. La standing ovation destinée à Jean-Louis Borg s'était suivie d'un match assez insipide où les thermaux avaient été menés tout le match, le HTV s'imposant 66-52. Au retour, la victoire des vichyssois n'avait pas mis longtemps à se dessiner, la JAV l'emportant 74-66 après avoir compté une vingtaine de points d'avance. Ce soir là, le public de Pierre Coulon avait d'ailleurs gentiment chambré les 2 dunks ratés du nouveau Bobcat de Charlotte : Alexis Ajinça.  Evidement, l'Histoire des HTV-JAV ne se résume pas à ces matchs de championnat. Il y a bien sur les play-offs de Pro B au début des années 2000 mais surtout cette demi-finale des As, le 9 Février 2008.  Ce match, ou plutôt cette tragédie grecque, est au sport ce qu'un film d'Hitchcock est au cinéma : une quintessence. Les larmes de Sean Colson, le coup de poignard de Jimmal Ball, tout est résumé par ce cliché où l'intense bonheur se mêle au désespoir le plus profond (photo de Jean-François Mollière pour Maxibasket).

Le dauphin sort ses dents

Cette saison, les deux clubs sont encore loin de la Semaine des As. La JAV entame la 8ème journée en position de non-relégable (une première cette saison) et Hyères-Toulon pointe à la dixième place avec 3 victoires pour 4 défaites. Le parcours de notre adversaire du week-end avait pourtant bien débuté. Après une victoire au Havre (+15), les jaune et bleu l'ont emporté face au champion en titre Nancy (81-73), les trois journées suivantes se soldant par des échecs face à Roanne (-14), Gravelines (-2) puis le Mans (-10). C'est lors de la 6ème journée que les varois ont engrangé leur dernier succès face au promu rouennais (59-48). Pour le compte de la 7ème, Toulon se déplace à Dijon. Résultat : une défaite après prolongation 98-97. Défaite au gout amer pour les supporters toulonnais qui pointent l'arbitrage du doigt. Après cette déconvenue, Alain Weisz était lui-aussi très remonté contre l'arbitre Mr.Viator, ce qui lui a valu un rapport. Sur ce match, les toulonnais peuvent avoir une ENORME satisfaction en la personne d' Austin Nichols. Ses stats ? 45 points, 10 sur 14 à 3pts et 41 d'évaluation. Après le match, Randoald Dessarzin (coach de Dijon) comparait le shoot de l'allier  à un « jet de caillou dans l'océan ». Depuis la nomination d'Alain Weisz, le HTV ne navigue plus à vue. Le dauphin symbole du club, semble guider ses troupes par un sonar d'une incroyable précision. Le budget varois (2,7 M€) ne permettant pas d'excentricités, l'ex coach de l'Equipe de France a donc tenté le pari d'un groupe réduit à son strict minimum : 8 « vrais » pros.

Noyau dur

noyau

C'est un des rosters les plus courts de Pro A mais, la polyvalence des joueurs qui le composent permet une multitude de combinaisons. A la mène, le dernier arrivé est Dontaye Draper (#15). Passé par Sidney, il compile pour le moment 12 points, 5 passes et 5 rebonds pour 11 d'évaluation. Auteur d'un début de saison en fanfare (25 d'évaluation contre le Havre), il semble un peu marquer le pas. Son principal défaut réside dans sa propension à gaspiller des ballons : 4 balles perdues / match avec un pic de 8 contre Rouen. En rotation, Pierre Pierce (#4) n'est pas le frère de Mary mais dispose d'un vrai talent basketballistique. Cette ancienne star de l'université d'Iowa a connu des dernières années difficiles chez les... orange, couleur de la combinaison des prisonniers Etatsuniens. Condamné pour des affaires d'abus sexuels qui lui on probablement barré la route de la NBA, il a la ferme intention de se relancer sur la Côte d'Azur. Pour le moment « Pdouble » est loin de ses standards universitaires avec 8 points de moyenne en 18 minutes. Egalement aligné en poste 2, il ne croque pas la feuille de stats pour autant.

Sur les postes extérieurs, la venue de la JAV coïncide avec le retour sur les parquets d'Hrvoje (enfin Hervé quoi !) Perincic (#8). Blessé depuis 3 matchs, ce titulaire indiscutable a réalisé 4 rencontres de bonne facture : 11 points, 7 rebonds et 14 d'évaluation. Si l'ancien international croate revient, l'équipe javiste ne se frottera pas au plus capé des toulonnais : Moustapha Sonko (#9). Mouss s'est en effet blessé à la jambe droite lors du dernier match et sera indisponible pour environ six semaines. Le club va se mettre en quête d'un pigiste mais semble s'orienter vers un intérieur pour pallier l'absence du médaillé olympique. Il faut dire qu'à 36 ans, l'ancien Cardiac Kid de Levallois n'est plus aussi saignant que par le passé (4 petits points en 20 minutes). En poste 3, Austin Nichols (#14) est LA machine à scorer de l'équipe. Le natif d'Oakland possède la particularité d'être plus adroit à 3 points qu'à 2 points (46% de réussite contre 44% sur les 7 journées). En moyenne, il pèse 24 points pour 21 d'évaluation et 39 minutes. Ajoutez à cela 5 rebonds, 5 fautes provoquées, 2 passes décisives et les 2 balles perdues n'assombrissent même pas le tableau. Tenu par la défense rouennaise lors de la 6ème journée, il était difficilement parvenu à 12 d'évaluation, son total le plus faible de la saison.

A l'intérieur, on retrouve Darrell Tucker (#10). Passé par la Chine, la Pologne, le Liban, la Slovénie et... Clermont-Ferrand, cet adepte de destinations exotiques a très mal commencé sa saison (-3 et -1 d'évaluation sur les deux premiers matchs). Du haut de ses 2,06m, le plus grand joueur de l'effectif varois se confessait dans les colonnes de BasketNews : « Alain Weisz se préoccupait de rendre l'équipe meilleure et moi je me préoccupais plus de mon jeu. » Sorti du cinq majeur, il semble maintenant avoir retrouvé ses sensations (18 et 19 d'évaluation pour les dernières journées avec un gros temps de jeu). Dessous, on retrouve l'autre ex-membre des Cardiac Kids « Vinnie Bang Bang », alias Vincent Masingue (#13). Ce taulier du basket tricolore tient les clés de la maison jaune et bleue d'une poigne ferme. Accusé de partir en préretraite au soleil, il a fait taire toutes les critiques en devenant meilleur rebondeur du dernier championnat. En cette nouvelle saison, il ne baisse pas de régime : 11 points (à 53%) et 10 rebonds pour 15 d'évaluation. La rotation est assurée par un autre vétéran : Kyle Milling (#11). Si le franco-américain ne brille pas par la garniture de sa feuille de stats (1 points et 4 rebonds en 19 minutes), sa présence physique et son abnégation font le reste. L'effectif est complété par les jeunes Florent Tortosa (#5), Romain Dardaine (#6) et Loïc Doucende (#7) qui n'ont pas eu droit à la moindre minute sur les 7 premiers matchs.

beachpartyDu côté des statistiques, on trouve quelques éléments positifs. D'ailleurs, c'est Vichy qui caracole en tête ! La JAV number One ?? Oui oui en contres, les thermaux sont les rois de la Pro A avec 4,4 blocks de moyenne. Bons derniers, les méridionaux affichent un piètre 1,43 contre par match. Dans le rayon adresse, on s'aperçoit aussi que le HTV est derrière Vichy à deux points avec 47,31%. Dans ce même domaine, Toulon est l'équipe qui totalise le moins de dunks. Un chiffre qui peut paraitre anecdotique mais qui témoigne tout de même d'un manque d'explosivité  chez les varois. Arrêtons les comparaisons mais méfions nous de leur  capacité sous le cercle. Dotés de bons fondamentaux, les membres de la raquette jaune et bleue sont en tête du championnat au niveau des rebonds.

Pour ce deuxième retour à l'espace 3000, JLB, qui a quitté la Mère Patrie depuis trois saisons, espère une première victoire devant son ancien public. Les javistes, où seul William Gradit manque à l'appel, vont tenter de ramener un troisième succès consécutif, de quoi transformer la « mer partie » en « mer partY » !!!

Posté par Sweet Lew à 06:09 - JAV pros - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

Que le meilleur gagne !

Très beau commentaire avant ce match et j'espère que le public toulonnais n'oubliera pas de faire une standing ovation à Jean Louis Borg ! J'en ferai partie de ce public toulonnais ...
Pour le reste espérons un beau match avec de l'intensité, aucune faute d'arbitrage de chaque côté, de l'adresse et que le meilleur gagne .... Quoi qu'il arrive je serai contente !
Ce serait rigolo que Vichy sorte la tête de l'eau sur la rade de Toulon ...

Posté par Zorrop68, 22 novembre 2008 à 09:57

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