La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

30 novembre 2008

Subjectivité (bis)

amaguizVous avez aimé la rencontre de l'an dernier contre Orléans ? Alors vous avez adoré le match d'hier soir !

Il y a des jours comme ça. Des jours où un match, jusque là bien tenu entre deux adversaires très proches l'un de l'autre, bascule dans quelque chose qui ressemble plus à une mauvaise pièce de théâtre qu'à une manifestation sportive... Faute d'avoir vu et revu la vidéo du match, il est difficile d'être précis et affirmatif. Tout n'est que ressenti et impression. Mais tout de même, au petit jeu de l'exhumation des souvenirs encore tièdes de la soirée d'hier, je pense pouvoir situer le moment où trio arbitral s'est emparé de la vedette, à l'instant où Fredéric Pierre a sifflé une faute contre Dounia Issa en première mi-temps.

Contre-attaque d'un joueur bisontin, qui s'empare de la balle et monte seul au cercle, avant que son lay-up soit littéralement scotché contre la planche par un Dounia Issa revenu de nulle part. Un contre impeccable, magnifiquement exécuté ! La main de l'attaquant est-elle effleurée dans le mouvement ? Peut-être. Et peu importe d'ailleurs. Parce qu'il est à l'honneur d'un directeur du jeu de respecter le jeu et les joueurs, ce contre là était parfaitement valable. Mais non. Pas pour l'oeil de M. Pierre qui a jugé plus utile de faire usage de son sifflet de façon réflexe plutôt que d'exercer son discernement. Cette décision provoque alors le tollé de tout une salle qui, si elle est forcément partisane, ne méconnait pas complètement pour autant ni la lettre ni l'esprit du jeu. Et il y en a un qui ne s'y trompe pas d'ailleurs, c'est Fabien Conderanne, arbitre en chef, qui siffle immédiatement sur la possession suivante une faute subjective voire imaginaire contre un défenseur bisontin, histoire de compenser l'erreur de jugement de son collègue.

Autant dire que ce banal fait de jeu n'a eu aucune autre influence que celle de faire perdre un peu de sérénité à tous les acteurs de la partie hier, et que la situation était alors encore parfaitement réversible. Néanmoins, à partir de là, on n'a plus guère revu M. Pierre et on n'a pas grand chose à objecter à M. Maestre qu'on a peu remarqué. Les deux ont été littéralement mis sous l'éteignoir par un Conderanne qui, pareil à un potentat, a pris les choses en mains, faisant tomber la foudre par autant de décisions subjectives qui ont contribué à envoyer à de multiples reprises les visiteurs sur la ligne des lancers francs, où ils se sont d'ailleurs montrés fort adroits. Ainsi en est-il de cette faute technique (et non antisportive comme l'écrit le site du BBCD) sifflée contre Kareem Reid accusé d'avoir mal parlé (?) suivie d'une autre faute technique sifflée dans la foulée contre un Jean-Louis Borg bondissant, frustré qu'il était de voir qu'aucun des arbitres ne s'inquiétait de voir son homologue Alain Thinet quasiment collé à la table de marque. Il faut dire que ce dernier venait très légitiment faire remarquer que le décompte des fautes de Dounia Issa n'était pas exact. Mais là n'est pas la question : Alain Thinet n'est pour rien dans l'histoire alors laissons-le tranquille.

Les arbitres, Fabien Conderanne en tête, venaient de choisir un camp. Non qu'ils soient malhonnêtes - je me suis toujours refusé à croire ce genre de choses - mais simplement parce qu'ils sont tout aussi humains et subjectifs que vous et moi. Et peu importe que ce soit Besançon ou qui que ce soit d'autre, pendant quelques dizaines de secondes, ils se sont acharnés à siffler contre la JAV. Le résultat statistique s'en fait l'écho, avec 29 lancers francs pour le BBCD contre 9 pour la JAV (lesquels incluent donc les 3 « accordés généreusement » selon Alain Thinet en conférence de presse).

Qu'on se comprenne bien : l'arbitrage comporte nécessairement, une part de subjectivité. En effet, autant il y a des fautes qui sont évidentes même pour un néophyte, autant il y a au cours d'une rencontre d'innombrables situations - notamment sur des contestations de déplacement à la périphérie, ou lors de l'usage des mains et/ou des « antennes » entre meneurs - où l'arbitre peut choisir de siffler ou de na pas siffler, au gré de son appréciation.

Là il va de soi que les coups de sifflet d'hier soir furent particulièrement mal inspirés. En fait ils ont surtout été moins inspirés par les faits du jeu que par une volonté - légitime ou non, compréhensible ou non - de réagir face à l'hostilité qui montait autour d'eux. Il reste que les décisions des hommes en gris ont joué un rôle capital dans le déroulement de la rencontre. Deux fautes techniques d'affilée : une sorte de fuite en avant dans laquelle vous enferment quelques secondes de folie. Ca ne veut pas dire que les coéquipiers de Tommy Gunn n'auraient pas pu remporter ce match sans cela, mais ça a bien pourri la soirée.

La sortie des arbitres fut aussi houleuse qu'on pouvait le craindre, sous les sifflets d'un public frustré, auquel s'ajoute hélas le jet imbécile d'une petite bouteille d'eau sur le parquet. J'ai simplement remarqué avec surprise que, loin de s'engouffrer immédiatement sous le tunnel les conduisant au vestiaire au milieu des personnes chargées de la sécurité, les arbitres avaient cru bon de stationner quelques secondes encore sur le parquet à l'entrée, probablement histoire de s'imprégner de la bonne ambiance de la soirée. A moins que ce ne soit pour provoquer le public, ce qui, si c'était vérifié, témoignerait d'une attitude assez vicieuse... Mais ça, nous n'osons l'imaginer.

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28 novembre 2008

A qui le tour ?

Pr_sident

Après tout, le seul président que je pouvais envisager de cotoyer lors de la création du blog en juin 2005 n'était-il pas le président du club des supporters ?

Je dois avouer que ce fut vite fait : grâce à de puissants appuis au sein du kop, j'eus l'insigne honneur de toucher la main de Joël Blanc, puis celle de Stéphane Ceaux. Mes premiers présidents !! Je ne le savais pas encore, mais ce n'était que le début : une route triomphale venait de s'ouvrir devant mes sabots crottés.

En effet, après quelques mois d'efforts, de discrets signes de connivence me laissèrent entendre que ma petite entreprise avait été remarquée en haut lieu au sein du club. La consécration arriva peu après, sous la forme de quelques mots lâchés par le président Jonon au cours d'une réunion de sponsors : le blog avait été remarqué. Mieux encore, il avait été cité ! Ainsi donc, j'avais attiré l'attention de J-C Jonon en personne, qui me fait donc l'honneur de lire les lignes consacrées à notre club chéri. Je croyais avoir atteint le sommet. Quel naïf !

Et puis je vois cet OVNI qui arrive cette semaine dans ma boîte e-mail. Je regarde le nom de l'expéditeur, je me frotte les yeux. Je vérifie son adresse e-mail, je me re-frotte les yeux : pas d'erreur possible, c'est bien René Le Goff himself ! Non mais ?! Je lis alors le message qu'il m'envoie (vous pouvez en faire autant en allant voir son emplacement sur le blog, puisque son message n'est autre qu'un commentaire à l'article que j'avais commis il y a bientôt six mois : c'est ici). Et là, je me dis que c'est vraiment formidable, l'Internet. Le président de la Ligue Nationale de Basket qui prend le temps et la peine de répondre à un message du 16 juin au bout de bientôt 6 mois, c'est quand même la classe !

Mais vu qu'il ne viendrait à l'idée de personne de sensé de se peler tous les 1300 articles écrits depuis 3 ans et demi, juste histoire de vérifier s'il n'y aurait pas un ou deux nouveaux commentaires, il m'a semblé plus judicieux de vous en faire part (d'autant que ça me permet de me faire mousser un peu...).

Sur ce, il faut que je vous laisse car je dois terminer un article consacré au renforcement de la contribution de la finance au développement durable pour le président Sarkozy. Dès que je reçois son mail de réponse, je vous tiens au courant, soyez tranquilles.

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25 novembre 2008

CFCD BBCD GBPC ?

dito CB+WG ! ... autrement dit : Comment Faire Céder le Besançon Basket Comté Doubs dans le Grand Bain de Pierre Coulon ? dito Cholet plus William Gradit !

Samedi à l'occasion de la venue du BBCD à Pierre Coulon, je vais enfin voir Tommy Gunn. Lors de la saison 2006-2007, celle qui s’est conclue à Paris-Bercy selon le scénario que vous savez, la JAV a joué deux matchs contre l’Etendard de Brest. Rien que d’absolument normal me direz-vous. Selon le principe de réciprocité qui est à la base de tout championnat qui se respecte, et notamment dans notre sport préféré, le ballon panier (au diable les anglicismes !), mais aussi le ballon au pied, le ballon à la main, ou encore le ballon à la volée, chaque équipe rencontre chacune des autres équipes deux fois, une fois au match aller, et une fois au match retour. Les thermaux ont donc joué - et battu - les Brestois en janvier 2007, qui comptaient dans leurs rangs Tommy Gunn et Kenny Younger, une sacré paire de bras pas cassés en temps ordinaire, mais qui ce soir là restèrent sur leur faim. Je n’y étais pas, distance et vieillesse ennemies obligent, par contre j’attendais le match retour avec une impatience non feinte pour voir un peu à quoi ressemblaient ces deux artificiers bretons (d’adoption). Grande déception trois mois plus tard, car Tommy Gunn était out pour le match à Vichy, ce qui pour un fan de Clash est un crève-cœur, vous en conviendrez. Par contre Younger était bien présent et épaulé entre autres par Jerome Coleman, un pigiste recruté pour la circonstance. Tommy_GunDes pigistes comme ça, j’en souhaite à tous les coachs dans l’embarras. Ce fut un Coleman de derrière les fagots qui nous poussa dans un match poursuite jusqu’en prolongations, jusqu’à ce que William Gradit himself donne la victoire à nos protégés d’un "corner-swirling-jump-shoot" à une poignée de secondes du buzzer. Satisfaction bien sûr, mais toujours pas de Tommy Gunn ! Un an et demi plus tard, je vais donc voir de quoi il retourne, à quoi ressemble notre homme, et oserai-je l’avouer, cela me réjouit. C’est un des avantages avec les chiens, un rien leur fait plaisir.

Par un curieux (?) hasard, il est un autre joueur que le public vichyssois va retrouver avec joie et négritude. Pourquoi donc ? Mais parce qu’à Pierre Coulon, tout se passe "dans la joie et la négresse". J’espère que vous me pardonnerez ce calembour sordide, par amitié ou par lassitude, c’est selon. De qui parlions nous ? Ah oui, d’ Ahmed Fellah, l’ex-meneur de l’Entente Orléanaise, qui a migré à Besançon à l’inter-saison. Le voilà de retour chez nous après l’épisode houleux du match Vichy-Orléans d’il y a presque un an, le 1er décembre 2007.

Quel spectateur - et néanmoins acteur - présent ce soir-là n'a pas encore en tête cette faute anti-sportive caractérisée, mais non sifflée, commise sur Jimmal Ball qui filait seul en contre vers le panier adverse, et ce à un moment crucial du match, deux minutes à jouer et un écart minime ? Personne. Nul n’a oublié not' p'tit gars Fellah, comme dirait François Morel, sonneur d’un sort funeste, qui sonna sèchement Jimmal et par la même occasion la JAV, son fidèle public et son coach Jean-Louis Borg, gratifié par l'arbitre d’une faute technique qui le mit dans une colère noire, plus noire que le maillot des visiteurs d'un soir. La colère. La faute technique. La défaite. Bon, mais tout ça, c’est du passé. Et du passé faisons table rase. Je souhaite, nous souhaitons tous j'en suis sûr un bon match à Fellah, qui ce soir jouera en bleu.

Tommy_Gunn

P.S. Petit résumé des épisodes précédents :
- 2001/2002 en Pro B : 2 victoires javistes à la Turner
- 2003/2004 en Pro A : 1 victoire à la maison pour chacun
- 2005/2006 en Pro B : 2 victoires bébécédistes à la Banks
- 2008/2009 en Pro A : 3 partout, le ballon au centre !

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24 novembre 2008

Hyères-Toulon - JAV (22/11/2008)

En l'absence - exceptionnelle - de notre photographe Michel à l'Espace 3000, le blog a le plaisir de bénéficier de l'aimable apport de ces quelques clichés de la part de deux amis toulonnais.

Jean-Michel Lafitte, supporter inconditionnel du HTV, était ce soir là un peu triste de la tournure qu'ont pris les évènements. Pourtant à 51 - 47 pour les varois, il avait, comme tous les spectateurs locaux, des raisons d'y croire. Mais une excellente équipe javiste (d'après Henry, envoyé spécial du blog !) a sorti un très gros match pour aligner une troisième victoire consécutive sur laquelle bien peu de vichyssois auraient parié. Voilà donc qui remet le clocher au milieu du village et qui augure plutôt bien de la réception de Besançon samedi prochain, ne serait-ce qu'au niveau de la sérénité.

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Voilà les autres photos que j'attendais, ou plutôt une sélection d'images prises par Zorrop68, fidèle supportrice du HTV et amie de la JAV, ce qui n'est nullement incompatible... Tout comme Jean-Michel Laffite, on la remercie chaleureusement pour ces images.

Où l'on voit que le « sémaphore méditerranéen » cher à Jacques Monclar a fait l'objet de toutes les attentions de la photographe, où l'on aperçoit également une écharpe javiste portée par Marie (probablement alors qu'Henry avait pris la position préférentielle à la buvette) et où l'on se dit que la jeune fille qui accompagne Williams Soliman sur le parquet nous rappelle quelqu'un... mais qui ?

NB : L'ensemble des clichés (115 images) est disponible sur le site des Dragons.

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22 novembre 2008

JAV - Cholet (15/11/2008)

Elles ont mis un peu de temps à arriver, ces photos, mais les voilà enfin !

On regrettera seulement que, malgré qu'il ait fendu la foule le plus vite possible pour arriver au pied du podium, Michel n'ait pu dégainer deux secondes plus tôt pour immortaliser Jean-Louis Borg revêtu - avant qu'il n'étouffe... - de la veste de cyclisme que lui avait aimablement prêté Jean-Michel Coltrioli, patron de Carauto, sponsor aussi fidèle que bruyant   ;-)

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Journée 8 : La mer partie

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Eté 2005 : l'échange.  La Jav vient de descendre en Pro B et le HTV termine sa saison à la douzième place. Après avoir dégusté l'eau de Vichy, Jean-Michel Sénégal va faire quelques "ploufs" dans la Grande Bleue. De son côté, Jean-Louis Borg fait le chemin inverse. Si le néo-bourbonnais s'acclimate immédiatement à la température du parquet vichyssois, 550 kilomètres plus au Sud, JMS boit la tasse en rade du port varois. Trois ans plus tard, JLB nage toujours dans les eaux tranquilles du lac d'Allier et c'est Alain Weisz qui a repris les rênes de l'effectif toulonnais.

Malgré ses remous incessants, la mer n'a pas effacé le nom de Jean-Louis Borg dessiné sur toutes les plages du 83. L'empreinte du technicien est ancrée dans l'histoire du club et la mémoire des supporters. Même les panneaux publicitaires qui entourent le terrain doivent avoir une certaine nostalgie des coups de pieds reçus les soirs de match. Samedi, les jaune et vert n'auront pas les honneurs du Palais des Sports, leur terrain de jeu des As. Loin des installations high-tech de Jauréguiberry, c'est à l'Espace 3000 de Hyères que les  thermaux devront livrer bataille.

Dans cette même salle, la JAV s'était inclinée l'an passé. La standing ovation destinée à Jean-Louis Borg s'était suivie d'un match assez insipide où les thermaux avaient été menés tout le match, le HTV s'imposant 66-52. Au retour, la victoire des vichyssois n'avait pas mis longtemps à se dessiner, la JAV l'emportant 74-66 après avoir compté une vingtaine de points d'avance. Ce soir là, le public de Pierre Coulon avait d'ailleurs gentiment chambré les 2 dunks ratés du nouveau Bobcat de Charlotte : Alexis Ajinça.  Evidement, l'Histoire des HTV-JAV ne se résume pas à ces matchs de championnat. Il y a bien sur les play-offs de Pro B au début des années 2000 mais surtout cette demi-finale des As, le 9 Février 2008.  Ce match, ou plutôt cette tragédie grecque, est au sport ce qu'un film d'Hitchcock est au cinéma : une quintessence. Les larmes de Sean Colson, le coup de poignard de Jimmal Ball, tout est résumé par ce cliché où l'intense bonheur se mêle au désespoir le plus profond (photo de Jean-François Mollière pour Maxibasket).

Le dauphin sort ses dents

Cette saison, les deux clubs sont encore loin de la Semaine des As. La JAV entame la 8ème journée en position de non-relégable (une première cette saison) et Hyères-Toulon pointe à la dixième place avec 3 victoires pour 4 défaites. Le parcours de notre adversaire du week-end avait pourtant bien débuté. Après une victoire au Havre (+15), les jaune et bleu l'ont emporté face au champion en titre Nancy (81-73), les trois journées suivantes se soldant par des échecs face à Roanne (-14), Gravelines (-2) puis le Mans (-10). C'est lors de la 6ème journée que les varois ont engrangé leur dernier succès face au promu rouennais (59-48). Pour le compte de la 7ème, Toulon se déplace à Dijon. Résultat : une défaite après prolongation 98-97. Défaite au gout amer pour les supporters toulonnais qui pointent l'arbitrage du doigt. Après cette déconvenue, Alain Weisz était lui-aussi très remonté contre l'arbitre Mr.Viator, ce qui lui a valu un rapport. Sur ce match, les toulonnais peuvent avoir une ENORME satisfaction en la personne d' Austin Nichols. Ses stats ? 45 points, 10 sur 14 à 3pts et 41 d'évaluation. Après le match, Randoald Dessarzin (coach de Dijon) comparait le shoot de l'allier  à un « jet de caillou dans l'océan ». Depuis la nomination d'Alain Weisz, le HTV ne navigue plus à vue. Le dauphin symbole du club, semble guider ses troupes par un sonar d'une incroyable précision. Le budget varois (2,7 M€) ne permettant pas d'excentricités, l'ex coach de l'Equipe de France a donc tenté le pari d'un groupe réduit à son strict minimum : 8 « vrais » pros.

Noyau dur

noyau

C'est un des rosters les plus courts de Pro A mais, la polyvalence des joueurs qui le composent permet une multitude de combinaisons. A la mène, le dernier arrivé est Dontaye Draper (#15). Passé par Sidney, il compile pour le moment 12 points, 5 passes et 5 rebonds pour 11 d'évaluation. Auteur d'un début de saison en fanfare (25 d'évaluation contre le Havre), il semble un peu marquer le pas. Son principal défaut réside dans sa propension à gaspiller des ballons : 4 balles perdues / match avec un pic de 8 contre Rouen. En rotation, Pierre Pierce (#4) n'est pas le frère de Mary mais dispose d'un vrai talent basketballistique. Cette ancienne star de l'université d'Iowa a connu des dernières années difficiles chez les... orange, couleur de la combinaison des prisonniers Etatsuniens. Condamné pour des affaires d'abus sexuels qui lui on probablement barré la route de la NBA, il a la ferme intention de se relancer sur la Côte d'Azur. Pour le moment « Pdouble » est loin de ses standards universitaires avec 8 points de moyenne en 18 minutes. Egalement aligné en poste 2, il ne croque pas la feuille de stats pour autant.

Sur les postes extérieurs, la venue de la JAV coïncide avec le retour sur les parquets d'Hrvoje (enfin Hervé quoi !) Perincic (#8). Blessé depuis 3 matchs, ce titulaire indiscutable a réalisé 4 rencontres de bonne facture : 11 points, 7 rebonds et 14 d'évaluation. Si l'ancien international croate revient, l'équipe javiste ne se frottera pas au plus capé des toulonnais : Moustapha Sonko (#9). Mouss s'est en effet blessé à la jambe droite lors du dernier match et sera indisponible pour environ six semaines. Le club va se mettre en quête d'un pigiste mais semble s'orienter vers un intérieur pour pallier l'absence du médaillé olympique. Il faut dire qu'à 36 ans, l'ancien Cardiac Kid de Levallois n'est plus aussi saignant que par le passé (4 petits points en 20 minutes). En poste 3, Austin Nichols (#14) est LA machine à scorer de l'équipe. Le natif d'Oakland possède la particularité d'être plus adroit à 3 points qu'à 2 points (46% de réussite contre 44% sur les 7 journées). En moyenne, il pèse 24 points pour 21 d'évaluation et 39 minutes. Ajoutez à cela 5 rebonds, 5 fautes provoquées, 2 passes décisives et les 2 balles perdues n'assombrissent même pas le tableau. Tenu par la défense rouennaise lors de la 6ème journée, il était difficilement parvenu à 12 d'évaluation, son total le plus faible de la saison.

A l'intérieur, on retrouve Darrell Tucker (#10). Passé par la Chine, la Pologne, le Liban, la Slovénie et... Clermont-Ferrand, cet adepte de destinations exotiques a très mal commencé sa saison (-3 et -1 d'évaluation sur les deux premiers matchs). Du haut de ses 2,06m, le plus grand joueur de l'effectif varois se confessait dans les colonnes de BasketNews : « Alain Weisz se préoccupait de rendre l'équipe meilleure et moi je me préoccupais plus de mon jeu. » Sorti du cinq majeur, il semble maintenant avoir retrouvé ses sensations (18 et 19 d'évaluation pour les dernières journées avec un gros temps de jeu). Dessous, on retrouve l'autre ex-membre des Cardiac Kids « Vinnie Bang Bang », alias Vincent Masingue (#13). Ce taulier du basket tricolore tient les clés de la maison jaune et bleue d'une poigne ferme. Accusé de partir en préretraite au soleil, il a fait taire toutes les critiques en devenant meilleur rebondeur du dernier championnat. En cette nouvelle saison, il ne baisse pas de régime : 11 points (à 53%) et 10 rebonds pour 15 d'évaluation. La rotation est assurée par un autre vétéran : Kyle Milling (#11). Si le franco-américain ne brille pas par la garniture de sa feuille de stats (1 points et 4 rebonds en 19 minutes), sa présence physique et son abnégation font le reste. L'effectif est complété par les jeunes Florent Tortosa (#5), Romain Dardaine (#6) et Loïc Doucende (#7) qui n'ont pas eu droit à la moindre minute sur les 7 premiers matchs.

beachpartyDu côté des statistiques, on trouve quelques éléments positifs. D'ailleurs, c'est Vichy qui caracole en tête ! La JAV number One ?? Oui oui en contres, les thermaux sont les rois de la Pro A avec 4,4 blocks de moyenne. Bons derniers, les méridionaux affichent un piètre 1,43 contre par match. Dans le rayon adresse, on s'aperçoit aussi que le HTV est derrière Vichy à deux points avec 47,31%. Dans ce même domaine, Toulon est l'équipe qui totalise le moins de dunks. Un chiffre qui peut paraitre anecdotique mais qui témoigne tout de même d'un manque d'explosivité  chez les varois. Arrêtons les comparaisons mais méfions nous de leur  capacité sous le cercle. Dotés de bons fondamentaux, les membres de la raquette jaune et bleue sont en tête du championnat au niveau des rebonds.

Pour ce deuxième retour à l'espace 3000, JLB, qui a quitté la Mère Patrie depuis trois saisons, espère une première victoire devant son ancien public. Les javistes, où seul William Gradit manque à l'appel, vont tenter de ramener un troisième succès consécutif, de quoi transformer la « mer partie » en « mer partY » !!!

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16 novembre 2008

Yellow, Green & Reid !

l_zard_jauneCa y est, nous avons enfin retrouvé notre JAV, sinon dans la facilité, tout au moins dans la hargne. A l’image de notre Zach (Moss), qui à défaut d’être brillant comme le Zack chalonnais (Wright), est resté concentré quarante minutes durant autour d’une idée fixe, une idée simple comme celle d’un homme (ou d’une femme) politique en campagne : per-sé-vé-rer, sans cesse dans la raquette remettre son ouvrage. Un modèle de pugnacité et de professionnalisme adopté sans aucun état d’âme par Amadi Mc Kenzie et Williams Soliman. Le tout posé en un équilibre encore fragile, mais équilibre quand même, sur le socle constitué par la triplette Issa-Mélody-Rambur, avec un petit quelque chose de nouveau en prime, le brin de folie nécessaire apporté par Kareem Reid. Folie est le seul mot qui me vient à l’idée, mais je pense que c’est de ça dont l’équipe avait besoin pour montrer son vrai visage. J’entends ici et là quelques spectateurs bien exigeants qui pointent, qui le nombre de balles perdues, qui quelques passes hasardeuses, qui le shoot perdu, celui que prenait régulièrement Jimmal pour nous sortir d’un mauvais pas. Je n’en disconviens pas, mais qui peut nier l’apport essentiel de ce joueur hors normes, qui arbore une mine réjouie, un plaisir de jouer et une énergie peu commune, capables de redonner le cap que l’équipe cherchait en vain depuis un mois et demi, celui de la victoire. Ce match contre Cholet était une marche à gravir, voilà qui est fait et bien fait. Et mis à part un Marquis souverain sous le cercle (heureusement pour nous, pas aux LF) et un Robinson impérial à la périphérie, l’équipe des Mauges a de quoi gamberger après son samedi à Vichy, à l’image d’un Nando De Colo en permanence dans le doute, au point de rendre une copie nulle, irréelle pour un joueur de ce talent.

Le match de samedi prochain risque d’être pour le moins intéressant, entre une JAV requinquée et débarrassée d’un surcroît de pression et une équipe varoise qui doit ruminer sa défaite sur le fil à Dijon, malgré un Austin Nichols … stratosphérique, comme on pouvait le lire dans les pages sportives de La Montagne quelques années en arrière en parlant d'une prestation de Jeff Greer à Pierre-Coulon !

À bientôt de se revoir, sans cornes de brume, mais avec le retour du coyote dans notre camp, contre le pays de la cancoillotte !

P.S. Quid de David Teague ? Un rebond défensif extraordinaire pris au Q3 (ou Q4) dans une position indescriptible, tous segments dehors et le ballon dedans. C'est tout ? Oui, et alors ? Un match comme celui-là se gagne aussi sur un rebond !

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« Elle fait du bien ! »

manifestation_de_joieCette courte formule entendue hier soir dans les tribunes est certes lapidaire, mais elle est surtout d'une justesse remarquable. Car cette victoire fait du bien, beaucoup de bien. Comme toutes les victoires, pourrait-on dire ?

Eh bien pas forcément, car celle-là est parée de vertus particulières qu'on peut essayer de détailler.

Bon, la première vertu - rien n'empêche de commencer par le basique - ce sont déjà ces deux points au classement, qui replacent la JAV au coeur du « mini-championnat » des petits budgets qui la concerne plus directement. La saison est encore longue mais on peut d'ores et déjà discerner une tendance : à ce stade, Rouen, Besançon, Le Havre, Cholet et Pau-Lacq-Orthez on l'air de graviter dans des orbites voisines de la nôtre. On a déjà dit ici combien les 14 points d'écart arrachés au coeur du Béarn pourront nous être utiles en fin de saison. Les onze points de ce soir seront peut-être, allez savoir, du même tonneau. Et puisqu'on parle de point-average, on peut admettre qu'au vu du déroulement de la rencontre d'hier, les vichyssois peuvent s'estimer heureux de terminer avec une telle différence au tableau d'affichage, un écart dont on ne peut pas dire qu'il soit le juste reflet de la soirée. Mais bon, on ne va pas faire la fine bouche, ou alors dans ce cas on pourrait se plaindre tout autant de la triste fin de match d'Orléans, où les javistes entament la dernière possession balle en mains à -11... pour finir crucifiés à -14 au buzzer suite à une interception. Eh, c'est le jeu, ma pauvre Lucette... !

La deuxième vertu du résultat d'hier soir, c'est ce qui s'est passé sur le terrain. Commençons par la fin : bien que perpétuellement sous la menace d'un coup de folie - qui ne viendra jamais, j'en reparlerai plus loin - de la part de Nando De Colo, la JAV parvient toujours à conserver environ 5 points d'avance sur son adversaire. Chaque panier prend une importance stratégique et le combat que se livrent Claude Marquis et Zach Moss au poste bas dans la raquette choletaise vaut son pesant de cacahuètes. Bien qu'« undersized » par rapport à son massif adversaire, Zach parvient à sortir le grand jeu au bon moment pour marquer des paniers qui - quasiment - comptent double. De l'autre côté du terrain, Dounia Issa enfin sorti du banc où l'avaient trop rapidement conduit de maudites fautes personnelles commises si rapidement, rejoue les Senju Kannon en défense pour le plus grand bien de l'équipe. David Teague, hélas toujours en souffrance avec son shoot extérieur, montre abnégation et implication défensives pour barrer la route du panier aux choletais. Balloté comme une boule de flipper dans les courses et croisements défensifs, rebondissant sur des écrans parfois au format cinémascope (tellement ils sont larges), Alexis Rambur se jette partout et tient la baraque.

Quant à Kareem Reid, il monte et garde la balle et, avec son dribble rapide et bondissant, résiste aux assauts désespérés des extérieurs maugeois, assauts parfois illicites en cette fin de partie où il leur faut avant tout stopper le chrono. Il faut préciser qu'outre cette mince mais solide avance de cinq points, les vichyssois avaient rapidement accumulé un autre avantage dans ce dernier quart-temps, peu visible pour qui n'est pas rompu aux subtilités du basket. En effet, les javistes se sont très rapidement retrouvés « dans le bonus » avec quatre fautes sifflées contre leurs adversaires. Et en fait de bonus, c'était même de double bonus qu'il s'agissait puisqu'ils n'en avaient commis aucune en contrepartie. Du coup, non seulement la moindre faute choletaise supplémentaire envoyait les jaune et vert sur la ligne mais de plus, les coéquipiers de David Melody disposaient quant à eux de quatre fautes « à donner » qui leur permettaient ainsi de couper les attaques adverses dans les dernières minutes de jeu sans pour autant encaisser de lancers francs.

Alors les arbitres avaient-ils besoin de siffler contre Beaubois (ou Mokongo ?) une faute anti-sportive imaginaire très sévère pour en rajouter une couche ? Peu importe, de toute façon, la messe était dite : avec 7 secondes à jouer, 7 points d'avance, 2 lancers francs à suivre puis la possession, Jean-Louis Borg commence déjà à taper dans la main de tout le monde sur le banc alors que Kareem Reid va sur la ligne pour convertir les deux lancers. Ce qui lui attire derrière moi ce commentaire pète sec de la part d'un Henry rigolard mais que je soupçonne d'être aussi un tantinet rancunier (NDLR : l'ami, c'était lui) : « C'est pas fini !! » Bien vu Henry, puisque sur la dernière possession, il restera encore deux points à marquer pour terminer sur le plus gros écart du match.

La troisième vertu de la soirée a été de mesurer combien cette victoire a permis de solidariser un peu plus un groupe qui commence véritablement a se mettre en place, ce qui s'est traduit par une montée en puissance défensive qui a considérablement géné les hommes d'Erman Kunter. De ce point de vue, on commence à revenir à des standards en adéquation avec ce à quoi nous avions été habitués. Toutefois, en plus du collectif, je voudrais m'attarder sur quelques performances individuelles.

L'homme du match a été Amadi Mc Kenzie. Du haut de ses 22 ans, il est doté d'une verticalité et d'un sens du timing qui lui ont à plusieurs reprises permis de s'assurer la maîtrise des airs pour être the right man at the right place comme en témoignent ses 3 rebonds offensifs convertis en paniers, façon « ramasse-miettes » ou « deuxième lame » suivant la métaphore que vous préférez, sans oublier deux contres et, pour faire bonne mesure, un propret 2 sur 4 à trois points. Même s'il n'était pas sur le parquet à la toute fin du match, il est pour moi le MVP incontestable de la soirée. Le concernant, on n'en est déjà plus au stade de la révélation mais bien de la confirmation, comme l'indiquent ses 24 minutes de temps de jeu.

On a pu mesurer combien un (bon) meneur, ça change la vie : Kareem Reid, a été là et bien là, du début à la fin. Quarante minutes de présence rassurante, de conservation du ballon (qui a dit « trop » ?) et de rapidité dans les montées de balle et surtout dans ces quelques passes lumineuses que ses coéquipiers devront apprendre à maîtriser. Autant de « balles perdues » qui lui seront atribuées sur le plan statistique mais que tout un chacun s'accorde à dire que la plupart d'entre elles sont davantage imputables au récepteur malhabile qu'à l'émetteur. Une voie de progrès de ce côté là, donc, mais c'est au contraire assez encourageant. En résumé, on dira qu'il n'y a pas photo entre l'apport de Kareem Reid et son prédécesseur Shaun Fountain, qui était probablement plus adroit mais qui n'était pas tout à fait le « patron » que réclamait le jeu vichyssois, ni le clutch player qu'on espérait. D'ailleurs on a pu mesurer la maîtrise et l'expérience discrètes du nouveau titulaire du poste : un petit coup d'oeil à JLB, un discret signe de la main de ce dernier - façon pierre / papier / ciseau sauf que là il s'agit de signes cabalistiques un peu plus sophistiqués - et l'organisation se met en place, vite fait, bien fait. Pas besoin de se répéter : Kareem est le relais du coach sur le terrain.

Tiens, le coach, puisqu'on parle de lui... Tellement plus agréable à voir en mode « maîtrise contenue », façon finale de Bercy le 2 juin 2007. Et puis ce bel échange avec Hannibal Castano : la balle sort en touche sous les yeux de Jean-Louis Borg, à peine effleurée par un vichyssois. Dans le même quart de seconde, le coach réclame par réflexe la balle pour son équipe tandis que l'arbitre la rend logiquement aux visiteurs. Le temps de revoir mentalement la scène, JLB réalise que l'arbitre a pris la bonne décision, lève le pouce à l'adresse de ce dernier... qui vient lui taper dans la main. Moi, je suis peut-être fleur bleue mais j'aime bien. Non seulement ça lui va mieux, à Jean-Louis, mais en plus j'ai le sentiment que  l'équipe ne s'en porte pas plus mal, alors...  to be continued!

Du côté des adversaires, je dois dire pour commencer que la dernière fois que j'avais vu jouer Cholet, c'était... hum !  à Toulon en finale de la Semaine des As. Un match - certains le comprendront aisément - dont je n'ai jamais cherché à revoir les images, pourtant dûment enregistrées. Je n'ai vu hier soir qu'une pâle copie de l'équipe débordante de jeunesse et d'enthousiasme qui avait outrageusement dominé la JAV pour l'occasion. J'ai trouvé Claude Marquis lourd et emprunté mais il revient de blessure. Sur un phase de combat « virile mais correctes » avec Zach qui se termine par un « and one » en faveur du pivot vichyssois, il touche la main de son adversaire. Résigné, probablement conscient qu'il n'est pas revenu à son meilleur niveau. Beau joueur qui attend son heure.

Celui qui m'a carrément fait de la peine, j'ose le dire, c'est Nando De Colo. Ou plutôt celui qui avait ses traits mais pas son génie, loin s'en faut, hier soir. Alors certes, il ne faudrait pas oublier qu'il y en a quelques uns qui l'ont bien aidé à garder la tête sous l'eau, à commencer par David Melody ! Mais force est de constater que ce jeune champion n'arrivait pas à sa propre cheville hier soir. Malheureux dans toutes ses tentatives, il a trainé sa peine d'un bout à l'autre du terrain. Il vaut mieux que ça, beaucoup mieux... !

En conclusion, la dernière vertu de cette victoire est qu'elle a enlevé beaucoup de pression à l'équipe pour aborder son prochain déplacement à Hyères Toulon. On peut juste espérer qu'Austin Nichols aura jeté tout son venin - et quel venin ! - ce week-end lors de la courte défaire du HTV à Dijon : 45 points, 41 d'évaluation et 10 sur 14 à trois points !! Les matchs ne se ressemblent pas et la JAV, si comme souvent elle ne partira pas favorite, pourra jouer une belle carte sur la rade. La pression remontera dans deux semaines pour le réception de Besançon, un autre concurrent direct pour le maintien. Mais nous n'en sommes pas là, à chaque week-end suffit sa peine. Savourons plutôt la semaine qui vient et... Carpe Diem !

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La JAV qualifiée en Eurochallenge. Ou bien ?

On a fini par les avoir, ces belges !!

Voilà ce qui arrive quand on boit trop de Champagne après un match victorieux : le webmaster n'a plus les yeux en face des trous... et ça donne une jolie coquille ! Vite, une petite capture d'écran (sous forme de clin d'oeil à nos amis du site officiel) avant rectification imminente ;-)

siteoffjav

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15 novembre 2008

Journée 7 : Paire d'As

poker10 Février 2008, Palais des sports de Toulon, Finale de la semaine des As. Après avoir  sorti Villeurbanne et Roanne, Cholet Basket va affronter la Jeanne d’Arc de Vichy, virevoltant promu qui n’en fini plus de surprendre. Ce match est historique pour les vichyssois comme pour les choletais. Avant la rencontre, Vichy a déjà  gagné les As de la reconnaissance nationale, Cholet se doit de gagner le trophée. On connaît la suite, pas la peine d’en rajouter. L'Histoire retiendra que deux clubs sont sortis vainqueurs de cette semaine varoise. 15 Novembre 2008, 9 mois se sont écoulés, pas de nouveau-né à l’horizon mais un remake au programme à Pierre Coulon.

Certains diront qu'à quelques 70  kilomètres se joue une revanche d'une autre envergure : Roanne-Nancy. Que nenni ! Vichy-Cholet, ça c'est une vraie affiche ! Ce match sera exceptionnel car il va rassembler la bagatelle de 5 internationaux français, un potentiel cinq majeur de l'équipe de France siglée Gomez. Bon en fait, ils seront 3 ou 4 sur le terrain étant donné la suspension de William Gradit et l'incertitude qui plane sur la présence de Claude Marquis. Détachons-nous un peu des résultats bruts (le 14ème qui se déplace chez le 15ème  ce n'est pas vraiment alléchant) et réalisons le fait que ce n'est pas tous les jours que le parquet vichyssois sera foulé par tant de représentants tricolores de la balle orange.

Cholet Basket, c'est une sorte  d'AJ Auxerre du basket hexagonal. Un club emblème pour le basket français qui n'en compte que trop peu. Les tresses, c'est peut-être le point commun de la formation sportive. Le footeux Bakary Sagna les a blondes décolorées, tandis que celles du convalescent Mickaël Gelabale sont plutôt BobMarleysques. Sans ces fantaisies capillaires, il ne faut pas oublier que le club des Mauges a fait grandir des monuments comme Antoine Rigaudeau et Jim Bilba. Cette tradition n'appartient pas au passé. L'année dernière, on a pu voir éclore la graine De Colo tandis que le germe Beaubois commençait à percer. Cette saison il faudra compter avec les nouvelles espèces du grainetier CB, à commencer par les deux plus précoces : le Séraphin et le Léonard. Ce n'est pas tout à fait le fruit du hasard si les espoirs choletais sont toujours invaincus après 6 journées.

L'été s'ra chaud

En contact avec le spectre de la relégation après 6 matchs, les deux équipes devront montrer leur meilleur visage samedi soir. En prenant un peu de recul, cette situation parallèle n'apparait pas comme totalement surprenante tant les deux clubs ont connu des étés mouvementés. Deux trajectoires communes qui se résument actuellement par une place inconfortable au classement. Certaines explications s'imposent. Nando De Colo est devenu en quelques mois une véritable star de la Pro A. Sa cote n'a cessé de grimper au rythme de ses exploits individuels et collectifs (un titre de MVP du All-Star Game, une victoire à la semaine des As assortie du titre de MVP, une finale de Coupe de France et le titre de MVP de la saison). S'il évolue toujours sous le maillot de Cholet cette année, cela tient plus de l'exploit que d'autre chose. Tout l'été, les nouveaux riches de l'Oural au premier rang desquels figure le Dynamo Moscou, se sont précipités sur la perle choletaise à coup de pétrodollars. CB s'est fermement opposé à un tel transfert, s'asseyant du même coup sur une indemnité chiffrée à 500 000 €.

Durant cette intersaison, le club a également été "dépouillé" par l'Equipe de France, perdant 3 joueurs de son 5 majeur (Steed Tchicamboud, Nando De Colo et Claude Marquis) au profit du fleuron national. Depuis, Tchicamboud est parti à Nancy découvrir l'Euroleague, mais ses ex-coéquipiers ne se sont pas vraiment remis de leur campagne internationale et déçoivent depuis la reprise. Les tribulations choletaises ne s'arrêtent pas là puisqu'il faut aller chercher du côté d'Herman Kunter pour trouver les dernières marques du tourbillon estival. Le coach turc  a longuement hésité entre un retour au pays via le club de Galatasaray et un statu quo à la tête de Cholet. Le maintien d'un effectif stable et la présence du "Moniteur" (De Colo) pour une année supplémentaire sont les deux facteurs qui semblent avoir fait pencher la balance.

Roulez jeunesse 

jokerSi l’objectif initial de Kunter était le Top 4, les supporters peuvent être déçus de leur début de saison. Bilan après 6 rencontres : 2 victoires pour 4 défaites. La saison a démarré par un échec à Roanne. Pour le compte de la seconde journée, CB s'est imposé à la maison contre Gravelines. Par la suite, les hommes de Kunter sont assez curieusement tombés à Rouen mais se sont rattrapés contre Chalon. Les deux derniers matchs sont plus inquiétants avec une défaite à Strasbourg et une dernière défaillance à la Meilleraie contre le champion Nancy.

Cette fougue juvénile s'exprime pleinement sur le poste de meneur de jeu. Le musculeux baroudeur Mickaël Mokongo (#9) et le prospect Rodrigue Beaubois (#8) se partagent le temps de jeu d'une manière assez équitable. Les deux poste 1 maugeois affichent respectivement 22 et 20 ans, c'est incontestablement la mène la plus jeune du championnat. Comme dans toutes les équipes en manque de repères, les deux meneurs sont un peu critiqués en ce début de saison, notamment en raison de leur manque de scoring. Mokongo se contente de  5 pts en 22min pour 4 d'éval tandis que Beaubois, visiblement en perte de confiance (selon les propos de Kunter) compile 6pts et 2 passes en 18 min.

Aux postes deux et trois, l'effectif est pléthorique. En chef de file, l'inévitable Nando de Colo (#12), véritable baromètre de l'équipe choletaise depuis la saison dernière. Sur ses dernières sorties, il est un peu à la peine (fatigue oblige) avec un petit 6 d'évaluation contre Nancy. Pour l'instant il cumule un honorable 16pts 4 rebonds 4 passes en 34min. L'attraction de ce match, c'est Antwayne Robinson (#21). Il est le joker médical de Michael Lee. Passé par Pau la saison dernière, il avait retenu l'attention par de jolis cartons (22pts contre Dijon et 7 matchs à plus de 20 d'évaluation). Sur son premier match, il a fait bonne impression (9pts, 5 rebonds). Un peu inqualifiable, dans un jeu en tout en sobriété, il serait embêtant d'oublier Vincent Grier (#6)Avec 12 pts et 4 passes par match en 30min, c'est une pièce maitresse du dispositif de Kunter. En rotation, on trouve Thomas Larrouquis (#7). Passé par Clermont et Limoges, cet allier shooteur s'acclimate bien au jeu choletais (7 pts en 15min). Enfin, l'ancien de l'Insep Christophe Léonard (#13) se contente de bribes de matchs pour l'instant (2 pts de moyenne sur 3 matchs joués).

Dans un registre de poste 4 qui aime s'écarter, Herman Kunter utilise depuis la saison dernière Alan Wiggins (#20). Assez irrégulier l'année passée, il affiche une moyenne de 11 pts et 4 rebonds pour le moment. Sous le cercle, on peut commencer par le plus charismatique, le dénommé Randal Falker (#14). S'il possède une chevelure à la Mitch' Diama, son jeu est plus axé dans la raquette avec une moyenne de 8pts 7 rebonds par match. Niveau coiffure - fil conducteur du jour - Claude Marquis (#11) n'est pas mal mais c'est sur le terrain que le bât blesse en ce début de saison. Aligné sur trois matchs (2pts en 10min de moyenne), il a repris le chemin de l'entrainement jeudi, et ce n'est pas encore assuré qu'il tienne sa place ce soir. Il faudra alors jeter un œil à la relève. De ce côté là, les vichyssois ont de quoi s'inquiéter : 17 points, 7 rebonds, 100% aux shoots pour 23 d'éval. Ce sont les stats de Kévin Séraphin (#15) contre Nancy la semaine dernière. Il n'a que 19 ans... Pour compléter le tableau, le jeune Steeve Ho You Fat (#16), aligné en poste 4 a un peu de mal à trouver du temps de jeu en ce début de saison.

Une paire d'As, trois croupiers en gris, un duel stratégique en perspective. As de Cœur pour les jaune et vert devant leur public. As de Pique pour les rouge et blanc armés de banderilles longue distance. Les cartes sont distribuées, mais la magie du jeu réside dans le hasard de la main de l'adversaire. Ce même hasard, sorte de douce incertitude du sport que l'on retrouve dans les doigts du basketteur au moment d'un shoot décisif.

Posté par Sweet Lew à 12:20 - JAV pros - Commentaires [0] - Permalien [#]



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