La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

04 décembre 2008

Héros d'un jour, mais pas de toujours

Un jour adulé, le lendemain hué, l'athlète de haut niveau est habitué à ces hauts et ces bas. N'empêche que, de l'extérieur, c'est toujours intrigant de constater deux facettes totalement opposées chez un même joueur à quelques jours d'intervalle.

Parfois, je me pose la question qui doit trotter dans la tête de tous les Javistes. Pourquoi ? Oui, pourquoi ça marchait l'année dernière ? Qu'est-ce qui a changé à ce point pour que Vichy perde de son allant ? Le coach, garant de la stabilité du jeu, est le même. Des éléments déterminants sont restés. Certes, il n'y a plus l'effet surprise, Jimmal Ball manque cruellement à la mène mais c'est toujours troublant de constater que les recettes passées ne permettent plus de franchir des montagnes. Hier soir, à Antarès, je me suis fait la même réflexion. Comment Le Mans, qui a frôlé l'exploit face à l'ogre Olympiakos, a-t-il pu se montrer aussi pathétique une semaine plus tard ? Comment des hommes qui se battent comme des chiens un jour peuvent-ils tout lâcher soudainement ?

Oh, les commentaires ont fusé. Quelques sifflets dans la salle mancelle, bien sûr, provenant des mêmes personnes si enthousiastes une semaine plus tôt. Des compte-rendus mordants ce matin dans la presse, comme ce titre de Ouest-France « Circulez, y'avait strictement rien à voir ! ». L'un de mes voisins que j'ai entendu lâcher : « Ca y est, on l'a notre branlée ! ». Et surtout, ces mines dévastées du président et de son coach, le premier présentant carrément ses excuses aux partenaires à l'issue de la partie, évoquant la faute professionnelle. On n'est pas loin d'approuver. Lorsque l'on n'a pas le budget doré de Malaga, mais aussi du Maccabi, de l'Olympiakos et de tous les mastodontes européens, le minimum, c'est de compenser autrement, par des vertus d'abnégation, pas toujours payantes, mais qui ont souvent permis à... Vichy, par exemple, de tenir la dragée haute à des adversaires plus nantis.

Dans une compétition extrêmement relevée où tous les mouvements sont plus rapides, intenses, les équipes françaises doivent réhausser leur niveau, et pas se contenter de faire de la figuration. Quand les "cadres" lâchent l'affaire, c'est difficile de faire illusion. JD Jackson restait impuissant, hier soir, exprimant lui aussi son malaise, sa volonté de se remettre en question. Mais que peut-il faire quand ses stars supposées arrêtent de jouer ? Dee Spencer a joué à l'envers, David Bluthenthal n'est plus qu'un fantôme, loin de son niveau passé et vu en début de saison. Et ce sont ces mêmes joueurs qui sont capables de rallumer la flamme. De redevenir les héros annoncés en début de saison, quand Le Mans se prenait à rêver du top 16. Là, doux euphémisme, ça s'est sérieusement compliqué. Pas bon pour la représentation des clubs français en Euroleague, une compétition où l'on ne peut tricher. « J'ai honte » a avoué Christophe Lebouille, président du MSB. Moi, j'ai un peu peur pour la suite des événements.

Posté par lamouette44 à 21:14 - Basket en général - Commentaires [3] - Permalien [#]



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