12 décembre 2008
Journée 11 : Brrrr
Treizième jour de Décembre. Les citrouilles d'Halloween sont mangées depuis longtemps et les rennes du Père Noël sont encore dans l'étable. C'est l'Avant et en gros il ne se passe rien. Tout est si calme, beaucoup trop calme. Chut, le film commence ! Deux armées de morts vivants se font face sur des cagettes vernies. La bataille va être rude et sanglante, c'est une certitude. Selon la formule d'un des réalisateurs, les acteurs vont « tout donner et même plus ». Un doute subsiste, le face à face va-t-il déboucher sur un massacre à la tronçonneuse ou une exorcisation salvatrice ?
Le STB Le Havre me fait peur, pas vous ? Regardez donc le logo d'un peu plus près. L'hémoglobine des adversaires semble couler du blason de Saint Thomas, c'est effrayant. Quand Le Havre vient à Vichy, les souvenirs laissés par le club normand ne sont pas vraiment joyeux. Le 17 Mars 2003, un anglais masqué (Flinder Boyd avait le nez cassé) nous a mis la tête sous l'eau. Avec ses compères Pat Durham et Floyd Miller, il a fait passer aux supporters javistes une des pires soirées de leur existence : score final 61 à 96 pour les dockers. Le Havre, c'est l'équipe sainte de la Pro A. Un club pas encore canonisé mais touché par la grâce saison après saison. Si la participation aux play-offs des deux dernières saisons relevait de l'anomalie sportive, cette année l'auréole semble quitter la tête de Thomas. Dans deux mois, la salle des Docks Océane va accueillir la semaine des As. Contrairement à Toulon lors de l'édition 2008, l'équipe hôtesse ne va pas se qualifier sur le terrain. Avec 2 victoires en 11 matchs, le club est en crise. Fort de sa 5ème place l'an passé, le STB est également engagé sur la scène européenne (Eurocup). Défaits successivement au Khimki Moscou, à domicile contre le Besiktas et cette semaine par le Benetton Trévise, les normands affichent le triste bilan de 0 victoires pour 3 défaites. Malgré un score peu flatteur (91-67), les havrais ont néanmoins offert une belle résistance face aux italiens, encaissant un terrible 25-4 lors des 5 dernières minutes de la rencontre.
16 / 21 = 76 %
Aux shoots, ça serait excellent ! Sauf qu'ici, le ratio reflète le nombre de défaites (16) pour le nombre de matchs joués par les deux équipes (21). Dire que ce match est une rencontre de loosers serait pourtant un peu rapide. Vichy reste sur 3 victoires lors des 5 derniers matchs tandis que Le Havre a gagné à Chalon lors de son dernier déplacement (94-77). Que s'est-il donc passé en 6 mois ? Une simple tragédie. Il ne reste plus grand chose de la dream team de l'an passé. Le poste 1 T-J Thompson (#9) est le seul rescapé de la tornade estivale. John Cox, l'arrière titulaire, est parti au SLUC Nancy se frotter à l'élite européenne. L'aillier Marcellus Sommerville (actuellement blessé) insuffle du dynamisme à la Chorale de Roanne tandis que le gobeur de rebonds Ali Traoré fait des merveilles avec l'Asvel. JK Edwards a quant à lui suivi la voie de son coach Christian Monschau en s'exilant un peu plus au Nord, à Gravelines. Doté d'un budget riquiqui (2,6 Millons d'€), Le Havre a du faire avec les moyens du bord. A l'image de Pau-Lacq-Orthez, « Saint-Tho » a fait le pari de la jeunesse en donnant des responsabilités à des jeunes du cru. Dans cette logique, le coaching a été confié à Jean-Manuel Sousa. Cet ancien responsable du centre de formation est un rookie à ce niveau de la compétition. Comme à Pau, le recrutement se révèle être un échec, mais en Normandie, l'entraineur reste. Le fantomatique bulldozer Kentrell Gransberry est le premier a faire ses valises et l'effectif est remodelé autour de joueurs plus expérimentés.
A la mène, on retrouve le Robinson Crusoé havrais : TJ Thompson. Kareem Reid va avoir fort à faire face à ce micro-meneur (1,77 m). L'an passé, Jimmal Ball avait eu les pires difficultés a contenir les accélérations de cette boule d'énergie. En regardant du côté des stats, TJ alterne le très bon (15 points,7 passes décisives et 35 minutes / match) et le mauvais (25% à 3pts, 43% à 2pts, 4 balles perdues /match). Son évaluation moyenne (10), est de cinq points inférieure à celle qu'il affichait l'année dernière. Moitié meneur, moitié arrière scoreur, Fabien Causeur (#5) est à 21 ans un titulaire en puissance. Ce pur produit du club en est à 10 points pour 10 d'évaluation en 33 minutes passées sur le parquet. Il compense ses 3 pertes de balles avec 3 passes décisives. Passé par le stage des bleus à Vichy, cet espoir du basket français a une réussite aux shoots assez impressionnante pour un arrière : 62% à 2pts.
Sur les ailes, le STB souhaitait s'appuyer sur deux très jeunes éléments issus du centre de formation : Rudy Jomby(#6) et Pape Sy (#11). Si le premier commence vraiment à s'affirmer (5 points en 19 minutes, 4 rebonds, 8 d'évaluation et un étonnant 13 sur 34 à 3pts), le concurrent de Coca-Cola (Pape Sy...Pepsi...[NDLR : désolé !]) n'a pas encore disputé le moindre match avec les rouge et bleu. Blessé au genou depuis septembre, il est actuellement en rééducation. Dans la série des extérieurs blessés, il y a également Slaven Rimac (#4). Cette ancienne étoile du basket européen (8 fois champion de Croatie avec le Cibona Zagreb, 2 fois champion de Turquie) est embêté par des problèmes au coude. Il passe cette semaine des examens à Paris et semble très incertain pour le match du week-end. Sur 7 matchs, ce role-player affiche des stats homogènes : 9 points en 20 minutes pour 7 d'évaluation. Pour palier ces blessures, le STB compte sur la montée en puissance de Brian Laing (#14). Recruté pour être une pierre angulaire de l'équipe, le jeune joueur (22 ans) peine à s'affirmer. Comparé à Ricardo Greer par Maxi Basket, son rendement est plus celui d'un joueur de seconde zone : il compile 7 points en 19 minutes pour 6 d'évaluation.
Un nom, une gueule, un shoot
Depuis deux journées, la Pro A redécouvre un ancien pensionnaire charismatique : Danny Strong (#15). Appelé en tant que pigiste pour renforcer l'effectif havrais, le naturalisé a connu des débuts difficiles. En deux sorties, il cumule 8 points, 2 rebonds pour 6 d'évaluation. A bientôt 34 ans, ce clutch player a peut-être perdu un peu de gnac, mais faisons lui confiance pour avoir la main chaude au bon moment. L'homme « fort » a souvent été bon contre Vichy. Comment ne pas se rappeler sa prestation lors d'une soirée interminable de la saison 2002-2003. Avec trois prolongations et une victoire finale de Gravelines (104-106), Danny Strong avait pesé de tout son poids sur le sort de la rencontre. Après un petit tour sur lnb.fr, voici les chiffres de sa prestation : 24 points, 9 rebonds, 4 passes décisives, 4 interceptions...
Au poste 4, Marcus Slaughter (#10) est lui aussi un appelé de la dernière minute. Il est la première lueur d'espoir du club havrais. Aperçu l'an passé à Gravelines (décidément !), il a livré un match extraordinaire contre Chalon. Avec 28 points, 9 rebonds et 2 contres, il culmine à 37 d'évaluation. Dans un style tout en puissance, Bingo Merriex (#7) est le numéro fétiche du STB, c'est aussi le meilleur rebondeur du championnat (10,36 prises / match). A 28 ans, cet habitué des championnats européens (Italie, Allemagne) totalise 12 points pour 16 d'évaluation en 34 minutes. Le duel avec Dounia Issa (actuel 6ème meilleur rebondeur) promet d'être spectaculaire.
En poste 5, Le Havre manque cruellement de densité. Même si la raquette est bien tenue par Slaughter et Merriex, l'avant dernier du championnat ne peut pas vraiment s'appuyer sur Alexsandar Bojic (#8). Le serbe est un joueur de complément. Pour l'instant il totalise 6 points, 5 rebonds mais 3 balles perdues en 18 minutes. Pourtant, le STB possède son « géant » en la personne du jeune Romain Duport (#13). Avec ses 2m16, ce grand prospect du basket tricolore peine pourtant à confirmer son potentiel (5 points, 3 rebonds, 1 contre en 14 minutes). Blessé depuis plusieurs semaines, il sera sans doute en civil sur le banc des visiteurs. Le roster est complété par les espoirs Fréjus Zerbo et Jean Bernage.
En comparant les deux équipes, on s'aperçoit que l'effectif normand est très athlétique. Deuxième équipe aux rebonds (37 /match contre 34 pour Vichy), Le Havre est également la 4ème équipe du championnat qui fait le plus de passes décisives. En contrepartie, les thomistes font figures de passoire en défense avec 83 points encaissés. Les 17 balles perdues sont aussi là pour rappeler une certaine innocence juvénile.
A la veille de la « trêve des confiseurs » , la pomme d'amour pourrait bien se transformer en un remake de Blanche-Neige... sans le bisou du Prince charmant. Gare au perdant !
French Blues
Le basket français va mal ? Si Yvan Mainini continue de nier les faits avec aplomb, une (nouvelle) mauvaise nouvelle est parvenue des Etats-Unis, mercredi dernier. A moins que l'équipe de France y trouve un intérêt, finalement ?
Boris Diaw, l'un des seuls Frenchies à disputer les playoffs - derrière l'incontournable TP, of course! - quitte une franchise cotée pour la loose totale, Charlotte, avant-dernière de la Conférence Ouest, 7v-16d est le genre d'équipes sans âme.
Bon, on ne s'inquiète pas pour l'adaptation, à titre personnel, de Bobo, garçon intelligent à la personnalité riche, qui retrouve un autre Frenchie, à l'esprit très fin (je ne plaisante pas, j'adore ce mec !), Alexis Ajinça. Plus troublant est le rôle que les Français jouent désormais en NBA. L'Hexagone peut certes se targuer du plus gros contingent, avec dix joueurs, sachant que l'on y inclut, au contraire de la Ligue US, Joakim Noah, détenteur d'un passeport tricolore. Mais sincèrement, hormis TP, déjà connu dans les chaumières - y compris des intrigantes ménagères de moins de 50 ans - qui peut maintenant apporter un plus à l'image du basket français ? Comment peut-on imaginer que le JT de 20h lâche une news sur la balle orange lorsque ses supposés meilleurs représentants sont déjà dans l'ombre de leur discipline ?
Constat sévère ? Réaliste, malheureusement. Mickaël Piétrus, toujours aware, maîtrise bien son nouveau rôle, à Orlando et s'avère l'un des Frenchies qui tirent leur épingle du jeu, comme Tipi, All Star de la NBA. Nicolas Batum poursuit son apprentissage à Portland, avec des jours de très bien, d'autres plus mitigés. Hauts et bas également pour Yakhouba Diawara à Miami. Joakim Noah ne répond pas toujours aux attentes de son coach, Johan Pétro intrigue à Oklahoma (dans le doute, il reste quand même' souvent sur le banc), Ronny Turiaf, piégé à Golden State, a la nostalgie de ses Lakers, Alexis Ajinça apprend ce que veut dire "jeu physique" et Ian Mahinmi est retourné en NBDL. Et il y a notre Bobo national, donc, consacré en NBA après une saison de feu à Phoenix en 2006, aujourd'hui envoyé à Charlotte avec Raja Bell - quel joueur, celui-là, quand il veut - et Sean Singletary.
Diaw va démarrer samedi sous ses nouvelles couleurs, mais dans quel état d'esprit ? Depuis le départ de Mike d'Antoni cet été à New York, le Français était sans doute conscient que sa tâche se compliquait, tant le coach l'impliquait dans le jeu des Suns. N'empêche que ça doit être un choc d'être ballotté ainsi, surtout lorsqu'on a été ainsi adulé. Je me souviens avoir passé une semaine à suivre Boris dans l'Arizona, au temps de sa splendeur. Il était une star, à Phoenix. Pas un simple joueur, non, les gens l'adoraient !
Ce n'est pas ce statut somme toute superficiel qui va manquer le plus à Diaw, mais bien les playoffs. A moins que nous ne retournions le problème à l'envers : tous ces joueurs en vacances dès avril prochain, cela fera des troupes reposées pour espérer remporter le dernier ticket pour l'Euro 2009 !! Si, si. Le sourire est la meilleure réponse à la crise, parole d'optimiste éternelle.
Match compte double
C'est la tête haute que la JAV est sortie de sa confrontation avec l'ASVEL. Logiquement défaite mais pas écrasée comme on aurait pu le craindre.
Les commentaires glanés ici et là confirment que, loin de se désagréger face à une adversité supérieure, l'équipe thermale a disputé un match solide et sérieux, qui a obligé les villeurbannais à sortir le grand jeu pour s'éviter un match piège. Bravo à tous donc. Mais il va maintenant falloir revenir aux choses sérieuses - non qu'un déplacement à l'Astroballe ne le fût pas - dès demain, puisque la JAV va devoir se frotter, avec Le Havre, à un adversaire direct dans le mini championnat des petits budgets. C'est un peu comme au Scrabble : « Match compte double » ! Une victoire et c'est l'opportunité de repousser les havrais à deux longueurs, une défaite et les thomistes reviendraient à hauteur, qui plus est en ayant l'avantage psychologique + le point-average avant que de nous accueillir dans quelques mois aux docks Océane pour le match retour. Autant dire que la JAV n'a absolument pas le droit de perdre... Et c'est pour ça qu'il serait bien que la salle soit très copieusement garnie (et pourquoi pas pleine, d'ailleurs ?) ce samedi pour aider les jaune et vert à passer cet important obstacle.
Une autre raison peut également être avancée, d'ordre économique. La saison exceptionnelle de l'an dernier a procuré à l'ensemble des proches de la JAV une satisfaction très au delà de ce qui était anticipé : le président, les dirigeants, les coachs, les joueurs, les supporters... mais également le trésorier ! En effet, les recettes qui avaient été prévues dans le budget établi en début de saison tangentaient les 2 M€. Au final, elles furent largement dépassées puisque - les résultats sportifs aidant - le club a pu recueillir 2,6 M€ de recettes sur l'exercice 2007/2008 ! Cette différence s'explique par des recettes guichet bien supérieures aux prévisions, conjuguées à l'arrivée de nouveaux partenaires tout au long de la saison. Hélas (ou tant mieux, question de point de vue) ces six cent mille euros de différence ne se retrouvent pas intégralement dans les bénéfices car si les recettes ont crû, les dépenses ont également été plus importantes que prévu, notamment en raison des déplacements et/ou primes de matchs entraînés par la Semaine des As ou les playoffs. Il n'en reste pas moins que c'est tout de même un bénéfice d'environ 30 K€ qui sanctionne l'exercice passé et qui a été sagement mis en réserve.
Le budget prévisionnel pour la saison actuelle a été porté à 2675 K€, donc en très légère augmentation par rapport aux recettes effectivement engrangées l'an dernier. Mais qu'en sera t-il des recettes réelles cette année ? Evidemment, nul ne le sait dans la mesure où les recettes guichet, qui sont assez fortement dépendantes des résultats sportifs, entrent pour environ un tiers dans les recettes globales, et dans la mesure où le produit du sponsoring subit la double influence - positive - de l'accroissement continu du nombre des partenaires (aujourd'hui porté à 170) et - négative - de la crise économique qui pèsera lourd dans les résultats de la plupart des entreprises qui soutiennent le club. A noter toutefois que dans une telle configuration économique, il semble a priori préférable pour le club de compter sur le soutien d'un grand nombre de partenaires fidèles et passionnés plutôt que de dépendre massivement d'une poignée de grandes entreprises qui ne considèrent le sponsoring que comme un simple élément de communication comme un autre, qu'il est toujours possible de rayer d'un trait de plume sans états d'âme s'il faut « serrer les boulons » au niveau budgétaire.
Quoi qu'il en soit, la passion pour la JAV, fut-elle forte et ancienne, n'est pas nécessairement ni sourde ni aveugle. Et si tout un chacun peut parfaitement comprendre qu'une équipe comme la nôtre n'a pas vocation, en l'état actuel de son budget, à multiplier les exploits chaque saison, il n'empêche que la passion peut être entretenue autrement que par les seuls résultats sportifs. [NDLR : Rappelons que le fameux « aléa sportif » qui fait que les recettes font le yoyo à l'unisson des victoires, est la hantise du trésorier] C'est pourquoi il est important que le club anime régulièrement des échanges avec ses partenaires pour renforcer un lien « familial » qui fait toute sa richesse. A cet égard, les réunions JAVentreprises sont plutôt bien réussies, avec une soirée type qui se déroule sur un modèle éprouvé : visite d'une entreprise partenaire et discours - toujours très attendus - du président et du coach, l'un et l'autre nous dévoilant souvent quelques « secrets de fabrique » et/ou levant un coin du voile sur les coulisses de la vie du club. On ne peut que se féliciter de ces initiatives toujours très appréciées et qui nécessitent temps, travail et implication pour celles et ceux qui sont chargés de les organiser.
Et c'est d'autant plus dommage quand j'entends, ça et là, quelques échos émanant de certains partenaires anciens qui regrettent le temps où - à leurs yeux tout au moins - on leur témoignait davantage de considération. Les temps changent ! Structurer et faire grandir un club comme la JAV n'est certes pas une chose aisée et il serait bien mal venu d'oublier où en était l'association il n'y a pas dix ans. Néanmoins, dans une période qui s'annonce économiquement très difficile et sportivement moins éclatante, il serait dommage de ne pas tout faire pour entretenir et conserver le soutien, déjà acquis, de partenaires voire de bénévoles fidèles. Surtout pour de mauvaises raisons, des petits riens peut-être, mais qui sont autant d'attitudes ou de paroles maladroites qui agacent, voire qui vexent. Il est vrai que plus les partenaires sont nombreux, plus il est difficile de satisfaire tout le monde. Il est tout aussi vrai qu'il ne faut surtout pas perdre de vue l'essentiel, à savoir qu'in fine, le club y trouve son compte. N'empêche que c'est un peu dommage, mais ce n'est que mon avis.
Sinon, il y a une initiative sympa, et qui est un excellent investissement à long terme pour la JAV : le fait d'inviter les gamins de CP de l'agglomération pour tenter de leur inoculer le virus du basket. Très bien pour le principe, mais à mon humble avis, j'aurais tendance à penser que c'est probablement un peu trop tôt. Mais après tout, peut-être pas, les gamins d'aujourd'hui sont plus dégourdis que je ne l'étais au même âge. Je ne peux que me référer à mon expérience personnelle, moi qui trainait mon père par la manche pour qu'il m'emmène à la salle des ailes ! Je veux bien admettre que je n'étais pas d'une grande précocité, mais j'avais au moins une dizaine d'années. En essayant - péniblement - de faire une sorte de compte à rebours, je m'aperçois que j'étais en cours préparatoire en 1968/69, au moment où la JAV remportait sa première Coupe de France et dominait le championnat de France. Eh bien je n'en ai hélas aucun souvenir car mon père, à l'époque dirigeant du RCV rugby, ne nourrissait que peu d'estime pour ce qu'il considérait davantage comme un spectacle que comme un sport ! Il faut dire qu'il avait la double excuse de ne connaître du basket que l'image qu'en donnaient les harlem globe trotters et d'avoir lui-même pas mal de grain à moudre avec des racingmen qui, sous la houlette du regretté Zézé Dufau, tenaient parfaitement leur rang dans l'élite du rugby.
Mais ça, c'est une autre histoire... Et en attendant, la vérité de samedi tient en deux mots : « Ga - gner ! »
ASVEL - JAV (06/12/08)
L'indispensable Michel était bien sûr à Villeurbanne... !






























