14 décembre 2008
JAV RDV 09/01/09
Hélas, trois fois hélas, notre JAV, cette équipe entre cent préférée, celle-là même qu'on a craint de voir condamnée après cinq matchs et autant de défaites, puis qu'on a cru sauvée après trois autres et autant de victoires, la voilà de nouveau en bas de l'escalier après sa chute brutale d'hier soir. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je déboucherai ma dernière bouteille de Meursault Charmes 1978, celle que ma mère m'avait donnée en me disant : tu la boiras avec tes amis du basket.
Pour en revenir au match, je crois suis sûr que nous avons joué le STB trois semaines trop
tard. Avant le 20 novembre, toutes les équipes de France (sauf la Navarre)
gagnaient leur match contre Le Havre (sauf Pau-Lacq-Orthez). L’arrivée
de Slaughter en provenance d’Allemagne (bienheureux le club qui peut se
permettre le luxe de se passer d'un tel joueur*) a changé la donne en Normandie, et pour rester dans l’esprit des propos
relativement élogieux envers l'équipe thermale tenus par Philippe Hervé et
Vincent Collet
au soir des matchs
gagnés par Orléans et Villeurbanne, on peut affirmer sans crainte de
dire une
bêtise que cette équipe du Havre, dans sa configuration actuelle, va en
faire souffrir plus d’une. Et ce n’est
pas Grégor Beugnot qui dira le contraire. Hier soir, ses boys ont
mouché une
Chorale enrhumée, mais quinze jours plus tôt, ils passaient à la
presse
normande dans leur salle du Colisée (77-94). Comme on a pu le vérifier
avec l’arrivée de Kareem Reid à Vichy,
l’arrivée de sang neuf peut dégripper la mécanique et le mental d'une
équipe en souffrance. Celle de Marcus Slaughter en
est l’exemple parfait, rappelant l’irruption fracassante d’Ime Udoka
dans un collectif
thermal déliquescent en 2005. Sauf que Slaughter arrive en novembre et
non en avril. Avec
Thompson, Causeur et Strong en background, Merriex et Slaughter en
hommes à tout
faire pour tenir le rebond, la raquette et prendre les shoots
extérieurs, plus quelques jeunes sans complexes sur le banc, voilà un
ensemble qui ferait le bonheur de plus d'un club pro de l'hexagone.
Pour des convalescents, ils ne vont pas
trop mal.
Concernant nos protégés, le diagnostic est réservé. La volonté de ne rien lâcher et de se battre jusqu’à la dernière seconde est bien présente, chacun a pu le constater encore une fois. L'équipe donne tout ce qu’elle a, tente tout ce qu'elle peut, mais pour que cela accouche d'une victoire, il faut que chaque joueur soit mentalement et techniquement au top et le verse dans le pot commun pour faire basculer le match quand c’est le moment, ce qui ne s’est encore jamais produit à Pierre Coulon cette saison, ou alors il faut que l’adversaire soit dans le doute ou/et dans un mauvais soir, comme ce fut le cas contre Cholet. Mais pour l'instant, au tiers du championnat, nous n’avons pas d’autre choix que celui de nous concentrer sur ce fameux mini-championnat de bas de tableau avec Pau-Orthez, Toulon et dans une moindre mesure Rouen ou Besançon, ce qui reste à confirmer. Mais à mon avis pas le STB, qui est en train de quitter son orbite basse, objectif ... non pas la SDA bien sûr, mais les playoffs. On en reparlera au mois d’avril prochain.
De ce dernier match de l’année 2008, je garderai l’image de la frustration de David Mélody (à créditer d'un gros match), bras tendus et mains ouvertes, hochant la tête en direction de la grande tribune, ou de Zach Moss (meilleur marqueur de la soirée), le regard noir fixé sur la ligne verte du tunnel de sortie. Parfait exemple de tacite communication entre une équipe et son public, leur déception collective se superposant très exactement à la nôtre, en une sorte d’immense écran opaque, dur et souple à la fois, ... un tremplin pour rebondir vers des jours meilleurs ??
En attendant, RDV est pris pour tous les fidèles soutiens de la JAV le vendredi 9 janvier 2009 contre la Céleste Nocturne, la ci-devant Chorale de Roanne, qui nous réussit habituellement mieux que Saint-Thomas. Ce n'est pas parce que le bateau tangue qu'il faut se précipiter vers les canots de sauvetage. Bonne fin d'année à tous et à bientôt !
* et bienheureux celui qui peut se le payer !









