La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

08 janvier 2009

Journée 13 : Nos "amis" roannais

petit_nicolasEn 2002, on est montés ensemble, cinq ans plus tard on a gagné ensemble. De temps en temps on se fait des chouettes cadeaux (Ball, Zachee, Grégoire, Soliman, Besson, N'Diaye, Recoura, Cazalon...) et chaque fois qu'on se voit c'est une vrai fiesta. Mais depuis quelques saisons, nos potes choraliens  gagnent beaucoup de sous et des jolis trophées. Alors ils se payent des voyages dans toute l'Europe. Pour nous faire plaisir, ils vont même chez nos voisins clermontois  leur montrer la solution pour remplir leur hangar avec des supporters. C'est vrai qu'avec les roannais on est presque devenu copains. De toute façon, ça ne pouvait pas être pire qu'avant...

Ah, c'était le bon temps, celui des empoignades et des quolibets. Pas de haine mais une vrai rivalité. A l' "époque", quand Jean-Denys Choulet sortait du tunnel, d'un seul homme tout Pierre-Coulon se levait pour le siffler (voire plus si affinités). Mais qu'avait-il donc fait ? Le coup du croquage de la pastille bien sûr !  Depuis, JDC a applaudi le public vichyssois à Bercy et c'est désormais lui qui se fait saluer à l'entrée du chaudron jaune. Même sur le net, les roannais nous flattent : « La Chorale va errer en Pro B jusqu'en 2002 où elle accompagne un autre fleuron du basket-ball français, la JA Vichy dans le wagon en direction du plus haut niveau français : la Pro A » (extrait de l'article Chorale de Roanne sur Wikipédia). Un duel de fleurons sur les bords de l'Allier, ça en jette, quand même !

Depuis le renouveau des deux clubs, les JAV-Chorale ont souvent donné lieu à des duels épiques. Lors de la saison 2003-2004, la Chorale est menacée de relégation et le derby tombe lors de la dernière journée du championnat. Les roannais l'emportent après prolongation et se sauvent du même coup. Certains vichyssois - un peu aigris - diront que la JAV a fait un petit geste en faveur de son voisin. Un an plus tard à la Halle Vacheresse, les deux clubs sont à la peine. Ce match du 15 Janvier 2005  va se transformer en un concours de shoots à trois points complètement indigeste (un coup d'oeil à la feuille de stats s'impose). Les « Allez Chorale ! » laissent place à des "ohh", "ahh" marquant la stupeur des supporters à voir les possessions se terminer systématiquement de la même manière. Ce soir là, Roanne a fait un joli 9/30 derrière l'arc tandis que les jaune et vert ont hissé la barre un peu plus haut. Bilan : 15 sur 45, dont 9 sur 22 pour le seul Mike Smith qui s'était pris pour Kobe Bryant. A la clé, une victoire javiste 95-84. Pendant les deux années d'absence de la JAV au plus haut niveau, la Chorale a juste gagné le championnat et la semaine des As, autant dire de la gnognotte. L'an dernier, chaque équipe s'en est allée de sa victoire à domicile. Une manche partout et  le regret de ne pas s'être affrontés en playoffs.

Saumon à l'oseille versus Pastille à la menthe

ours_cotillonsAvec 7 victoires pour 5 défaites, le club roannais n'est pas assuré de disputer la semaine des As. Défait contre Orléans, Villeurbanne, Nancy, Chalon et Rouen, la Chorale n'affiche pas la même sérénité que lors des deux précédents exercices. Vichy-Roanne : 70 kilomètres. Un peu moins d'une heure en train, 65 bonnes minutes en voiture. Et à pied, on met combien de temps ? Les joueurs roannais sont en mesure de se poser cette question après les deux échecs successifs en championnat et la déroute balte à Riga (86-70) contre une équipe de 7 joueurs sans américains. Avant même d'avoir terminé les matchs de poule, Roanne est d'ores et déjà éliminé de la compétition européenne. Coach Choulet était remonté : « Je ressens ma plus grande honte depuis que je suis arrivé à Roanne. Je leur ai promis des entrainements à 6h du matin et croyez-moi je vais le faire. » (source le Progrès) En cas de défaite vendredi, les Harper & Co ont intérêt à emporter leurs chaussures de rando !

Au niveau de l'effectif, la grosse différence avec les saisons passées est la présence d'un pivot dominant en la personne de Taj Gray (#15). A mi-parcours, il fait figure de potentiel MVP et pourrait bien être le successeur des Spencer et Salyers. Ses stats du début de saison sont impressionnantes (20 points, 7 rebonds,2 contres en 31 minutes). Blessé depuis trois matchs, il n'est rentré pour son retour qu'en deuxième mi-temps face à Rouen et n'a pas livré une grande performance contre Riga (0/3 aux shoots pour -2 d'évaluation en 19 minutes).

Depuis l'an passé, la Chorale dispose d'un duo de meneurs 100% français. En titulaire indiscutable, Marc Antoine Pellin (#11) est auteur d'un début de saison en demi-teinte (5 points, 5 passes et 2 interceptions mais 3 balles perdues pour 8 d'évaluation). Si sa non sélection en Equipe de France apparaissait comme une injustice cet été, cette saison, à l'image de toute la Chorale, il ne brille pas vraiment. En back-up, Pierric Poupet (#5) alterne lui aussi le bon et le très mauvais. Auteur d'un premier match remarquable (20 points 9 passes pour 30 d'évaluation), il n'a pas su confirmer par la suite (7 matchs à moins de 4 d'évaluation dont un -7 lors de la deuxième journée). En moyenne, il cumule 6 points, 4 passes pour 6 d'évaluation.

Après la « déception » Adam Hess la saison passée, JDC a choisi de miser sur une valeur sûre des championnats européens : Chris Monroe (#4). C'est incontestablement un des gros coup de l'intersaison. L'an dernier, il alignait 16,6 points avec Naples en première division italienne. Même s' il reste dans ses standards statistiques des saisons passées, Monroe n'est toutefois pas LE leader charismatique de la Chorale cette saison. Il en est tout de même le deuxième scoreur derrière l'inévitable Gray (16 points, 4 passes,4 rebonds pour 16 d'évaluation  en 34 minutes de jeu). En rotation, le rôle était dévolu à Etienne Brower, grand espoir du basket français qui a fait ses classes outre-Atlantique. Mais, blessé depuis la deuxième  journée, c'est Karim Souchu (#7) qui assure la pige. L'ancien villeurbannais cumule un petit 3 points en 12 minutes, mais attention : Souchu est capable de belles séries à longue distance.

Harp' is back

copains_d_abordA l'aile, la Chorale a retrouvé un de membre de son Big Three.  Après moult rebondissements, c'est Aaron Harper (#6) qui est bien roannais cette saison. Après plusieurs mois de « Je t'aime, moi non plus », les dirigeants choraliens ont fait confiance à Harp'. Et ils ont eu raison. Sur les 12 premiers matchs, il pèse 15 points et 4 rebonds pour 15 d'évaluation. A cheval sur les postes 2 et 3, on retrouve Brice Nengsu (#8). Le Camerounais peine à s'imposer dans le riche effectif choralien. En 10 matchs et 5 minutes de moyenne, il n'a scoré qu'une seule fois : face à Orléans, où il a été auteur de 8 points.

Au poste 4, le remplaçant de Marc Salyers est Marcellus Sommerville. Blessé depuis la 7ème journée, l'ancien havrais  a été remplacé par un certain Curtis Sumpter (#12).  Non retenu par les Clippers de Los Angeles cet été, il a choisit Roanne pour se relancer.  Doté d'un premier pas extrêmement rapide, il peut faire très mal dans une équipe portée sur l'attaque. En 4 matchs, son apport statistique est assez impressionnant : 15 points, 6 rebonds pour 18 d'évaluation. Sur le banc, Samba Dia (#10) était la révélation de Pro B l'an passé avec l'Espé Chalons. Sous ses nouvelles couleurs, il remplit son rôle de rotation avec 3 points et 3 rebonds en 9 minutes. Un point faible : son shoot à 3 points (2 sur 16 depuis le début de saison). 

En parfait complément de Taj Gray, Mohamed Koné (#13) est la tour de contrôle (2,11m) des bleu et blanc. Souvent décrié par le coach et les supporters en raison d'un début de saison douteux (4 matchs en dessous de zéro d'évaluation jusqu'à la 7ème journée), il s'est depuis bien repris (5 matchs à plus de 10 d'évaluation consécutifs) et a fait plus qu'assurer l'intérim de Taj Gray. En moyenne il apporte 6 points et 5 rebonds en 18 minutes.

Si la Chorale est toujours aussi spectaculaire que lors des dernières saisons, cette année le point faible se situe clairement aux rebonds (16ème et dernière équipe du championnat avec 32,25 prises/matchs) où Gray et Koné apparaissent bien seuls dans la raquette de la Loire. Aux javistes d'en profiter... Attention toutefois aux fautes car Roanne est l'équipe qui fait le moins de fautes (14,7/match) et qui en provoque le plus (20,5/match). Que de statistiques pour un derby qui se joue souvent sur de détails et où la pression du public à toujours un rôle déterminant.

Alors même si les roannais sont nos copains, faire tomber le finaliste après avoir mis au tapis le champion de France aurait fière allure ! Et puis ils nous doivent bien ça les choraliens, s'ils sont champions c'est un peu grâce à Vichy le coup de la descente évitée en 2004 et surtout le soutien indispensable à Bercy en 2007...

Posté par Sweet Lew à 13:42 - JAV pros - Commentaires [0] - Permalien [#]



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