La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

25 janvier 2009

Un penny et deux kopeks

pennyEt vous, vous êtes plutôt penny ou plutôt kopek ? La question est d'importance parce qu’il semble bien qu’il y avait deux écoles hier soir, à l’heure où trois de mes interlocuteurs de l’après-match m’ont avoué spontanément le montant de ce qu’ils n’auraient même pas osé miser sur une victoire de la JAV à la mi-temps...

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C'est dire si bon nombre des spectateurs d'hier soir étaient persuadés que la JAV était une fois encore retombée dans ses coupables travers. Et déjà, on envisageait de reconstruire l'échafaud - discrètement escamoté après Nancy et Roanne - pour y conduire de nouveau ce coach, décidément trop maladroit dans ses shoots extérieurs. Ah, ça ira, ça ira...

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Mais bon, la force collective de ce groupe est décidément extraordinaire. Après une séance qu'on imagine volontiers dantesque dans les vestiaires, où j'aime à penser que le « sémaphore méditerranéen » cher à Jacques Monclar a pété un câble ou deux, les jaunards sont revenus sur le terrain non seulement remontés comme des pendules, mais de plus bien recentrés sur des tâches précises, tant en attaque qu'en défense. Et à défaut d'être devenus beaucoup plus adroits, ils ont entamé une course poursuite besogneuse vers leur rédemption, vers leur salut, vers leur maintien en ProA. On avait suffisamment précisé l'importance de ce match : le gagner était nécessaire, le perdre eût été très, très problématique pour la suite des évènements.

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Treize points de retard à la mi-temps. Insurmontable a priori pour l'équipe vue en première mi-temps, mais jouable pour un collectif qui en a vu d'autres et qui sait ce que s'accrocher veut dire. Ces joueurs là ne lâchent jamais rien. Confrontés à cette même zone rouennaise qui, pratiquée quarante minutes durant, avait déboussolé les choraliens sur leur parquet début janvier, les jaune et vert n'ont jamais baissé les bras et ont remonté leur retard, point par point, pour revenir chercher une victoire qui ne leur tendait pas les bras.

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La JAV aurait-elle gagné sans les ressources mentales qui font sa force ? Certainement pas. On ne dira jamais assez combien l'absence de Dounia Issa nous a inquiété, mais le malheureux n'avait même pas pu quitter son lit et aller jusqu'à la salle pour soutenir ses copains. Pour qui le connait, c'est tout dire de l'état dans lequel il devait se trouver. On lui souhaite évidemment de se refaire la cerise poire au plus vite. Mais à chaque chose, malheur est bon : voilà qui lui aura au moins permis - une fois n'est pas coutume - de se mettre dans notre peau de supporters de base, obligés que nous sommes de suivre la retransmission sur le site www.lnb.fr. Alors, Dounia, ça fait drôle, hein ?!   ;-)

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La JAV aurait-elle gagné sans l'appui, formidable, de son public hier soir ? Probablement pas. Et s'il y a en un qui l'a bien compris, c'est Jean-Louis Borg, qui s'est carrément mis à coacher la salle en fin de match ! Une salle dont la montée en température fut constante jusqu'à son paroxysme dans les dernières minutes. Ces quelques minutes qui ont fait vivre l'enfer à tellement d'équipes visiteuses, ces minutes qui font de Pierre-Coulon le cauchemar des coachs adverses et qui balayèrent le Levallois de Rasheed Wright et Makthar N'Diaye en 2007, ces minutes enfin où les injections massives d'adrénaline dans le corps des défenseurs javistes ont permis de dresser un invisible bouclier de plexiglass sur l'arceau jaune et vert. Et le SPO Rouen n'a plus marqué, n'a plus pu marquer ! Et la JAV, enfin revenue à hauteur grâce, entre autres, à un Amadi Mc Kenzie dont l'éclosion - offensive - ne fait désormais plus aucun doute, est finalement passée devant.

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Trois points de retard. Puis cette faute sur le bras de David Teague alors qu'il shootait derrière l'arc pour revenir à hauteur : trois lancers francs ! Toute la salle retient son souffle. Un. Puis deux. Puis trois : égalité ! La possession rouennaise qui suit se perd dans le double étau défensif des cinq joueurs et des deux mille huit cents supporters debout qui gueulent « dé-fense ! dé-fense ! ». Nouveau rebond pour Zach Moss, monstrueux dans cet exercice. Sur l'attaque suivante, c'est encore Zach qui monte droit comme un I au poste haut pour prendre un shoot à cinq mètres... avant de faire finalement une passe lumineuse à Mc Kenzie au poste bas pour que ce dernier puisse conclure par un dunk. Il doit rester quelque chose comme 25 à 30 secondes. Deux points d'avance, un tout petit panier... Mais la nouvelle offensive normande n'aboutira pas plus que la précédente. N'insistez plus messieurs, le rideau est tiré ! La balle rebondit, retombe entre les mains de Kareem Reid, sur qui une faute est immédiatement commise. Temps mort.

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Deux lancers francs à suivre, il reste 16,5 secondes à jouer. Jusqu'ici, les javistes ont réalisé un invraisemblable 12 sur 12 dans l'exercice, à des années lumière de leurs médiocres « standards » habituels. Il faut absolument mettre les deux qui viennent, pour se mettre hors de portée d'un shoot assassin au buzzer. Il faut mettre toutes les chances de son côté, même si, lors du temps mort, Jean-Louis Borg a été on ne peut plus clair sur ce point : on ne les laisse pas tenter de shoot à 3 points. Vu d'un fauteuil, ça parait pourtant simple. « Mais j'ai perdu au moins cinq ou six matchs dans les mêmes circonstances !! » dira plus tard Christophe Grégoire. Autant donc rentrer les deux lancers !

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Le silence est pesant, Kareem fait comme d'habitude passer la balle autour de sa taille, shoote... ficelle ! Plus trois ! Seconde tentative... mais cette fois la balle rate sa cible, rebondit... Et c'est Zach Moss, comme un diable de sa boîte, qui s'empare du rebond offensif et, avant qu'on ait le temps de comprendre la portée de son geste, remonte au cercle et marque !! Jean-Louis Borg hurle en serrant le poing, le banc est debout, la salle explose, Michel Veyronnet vient de comprendre, qui prend un temps mort. Mais c'est plié, fini !! Zach et David Teague, qui se frappe la poitrine, rejoignent le banc en gueulant comme des damnés. Nous, ça fait déjà longtemps qu'on est debout mais on se congratule, on se tape dans les mains, on exhulte, on respire, on lève les yeux au ciel, on souffle après avoir souffert...

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Et pendant ce temps, devant son ordinateur, Dounia attend. Il attend encore quelques interminables secondes avant que ne s'incrivent en rafale les mots : Reid lancer franc réussi (71 - 68) ; Reid lancer franc raté ; Zach Moss rebond offensif (8) ; Zach Moss tir intérieur réussi (10) (73 - 68). Et il se demande immédiatement ensuite : « Mais p..., combien de temps il reste à jouer ? Ca fait au moins dix minutes qu'on la joue, cette fichue trente-neuvième !! »

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Il peut bien attendre encore une petite minute, non ?

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Posté par OlivierJAV à 23:36 - JAV pros - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

    revival

    Quel bonheur de revivre cette fin de match 72 heures plus tard

    Posté par Tétard, 27 janvier 2009 à 15:11

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