La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

26 janvier 2009

Dernier match aller !

Voilà une victoire acquise dans la douleur

Mais qui remet les pendules à l'heure

Reste à rentrer les tirs extérieurs

Pour faire notre bonheur !

Il est évident que cette troisième levée à Pierre-Coulon met une noisette de beurre dans les épinards vichyssois. Avec un ratio de 3V-4D à domicile et de 3V-5D à l'extérieur, le bilan thermal à la mi-saison est un peu plus en rapport avec la réputation de pugnacité qui est la marque de fabrique de la JAV. Chacun a fait son match, même s'il n'a pas toujours eu la réussite escomptée. Kareem Reid et Amadi McKenzie ont cassé la baraque (au bas mot), avec pour l'un comme pour l'autre ce qui ne doit pas être loin de leur meilleur match de la saison. Les deux David, le grand Teague et le petit Mélody, ont tout donné également, même si le résultat net après impôt peut sembler décevant. Ces deux-là lâchent la vapeur même quand le cap est incertain, et ce n'est pas la moindre de leur mérites. J'ai souvent été en désaccord avec des "camarades supporters" qui font la fine bouche sur le bilan strictement comptable de leurs prestations. Trop de tirs ratés, pas assez de lucidité, trop de ballons gâchés, etc, etc. Objection, Votre Honneur ! Il me semble que Jimmal Ball himself avait lui aussi quelquefois des baisses de régime et ne subissait pas ipso facto ces critiques de sportif en chambre. Williams Soliman a montré son vrai visage, celui qu'il avait laissé voir l'an dernier sous le maillot choralien. Reste Zach Moss, relevant de blessure, un peu juste physiquement, à cours de compétition, j'en passe et des meilleures. Franchement, un observateur non averti ne l'aura pas remarqué. Quoiqu'il arrive, qu'il soit en plein jus ou sur une jambe, le grand Zach reste le baromètre de l'équipe thermale. Il est la condition de la victoire, pas toujours suffisante, mais absolument nécessaire. Samedi soir, avec ses 10 points, 18 rebonds, 3 ballons volés et 3 passes décisives, il est resté dans ses standards, comme il est coutume de dire, voire sensiblement au-dessus. Sacrés standards qui le placent en tête des javiens* aux points marqués et à l'évaluation, à peu de chose près à égalité avec Dounia Issa. Et Dounia à propos ? C'est hélas le gros point noir de la soirée, mis sous l'éteignoir par la nouvelle recrue du SPO Rouen, le dénommé Gastrow Hentrit. Un joueur intra-communautaire hors du commun, puisqu'il a réussi l'exploit de laisser le meilleur défenseur de Pro A à zéro rebond, zéro point, zéro contre, en zéro minute. Un pigiste de (grand) luxe, qui doit valoir bonbon, mais auquel on ne fait appel que dans les cas extrêmes. Dans l'équipe normande, j'ai trouvé que la paire Darnell Williams/Ronald Dorsey avait un rendement de brelan, et Michel Veyronnet égal à lui-même. Un grand coach, animé d'un esprit sportif remarquable, au point de saluer le public adverse avant de quitter le terrain et de lui rendre hommage dans son analyse d'après-match. Je ne dis pas ça parce qu'on a gagné, mais parce que cela mérite d'être souligné. Quant à William Gradit, le grand absent de cette soirée mémorable, il ne faut pas oublier qu'il reste un joueur de premier ordre, même si cette saison a mal commencé pour lui. Je suis certain qu'il connaîtra vite des jours meilleurs, et peut-être plus tôt qu'on ne le pense.

A ciao Pantin (93 500), au bord du canal de l'Ourcq !


* ça change de javiste, non ?

Posté par Droopy Goldman à 22:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]



« Accueil  1