26 janvier 2009
Dernier match aller !
Voilà une victoire acquise dans la douleur
Mais qui remet les pendules à l'heure
Reste à rentrer les tirs extérieurs
Pour faire notre bonheur !
Il est évident que cette troisième levée à Pierre-Coulon met
une noisette de beurre dans les épinards vichyssois. Avec un ratio de 3V-4D à
domicile et de 3V-5D à l'extérieur, le bilan thermal à la mi-saison est un peu
plus en rapport avec la réputation de pugnacité qui est la marque de fabrique
de la JAV. Chacun a fait son match, même s'il n'a pas toujours eu la
réussite escomptée. Kareem Reid et Amadi McKenzie ont cassé la baraque (au bas mot), avec pour
l'un comme pour l'autre ce qui ne doit pas être loin de leur meilleur match de
la saison. Les deux David, le grand Teague et le petit Mélody, ont tout donné
également, même si le résultat net après impôt peut sembler décevant. Ces
deux-là lâchent la vapeur même quand le cap est incertain, et ce n'est pas la
moindre de leur mérites. J'ai souvent été en désaccord avec des "camarades
supporters" qui font la fine bouche sur le bilan strictement comptable de leurs
prestations. Trop de tirs ratés, pas assez de lucidité, trop de ballons gâchés, etc, etc. Objection,
Votre Honneur ! Il me semble que Jimmal Ball himself avait lui aussi
quelquefois des baisses de régime et ne subissait pas ipso facto ces critiques de
sportif en chambre. Williams Soliman a montré son vrai visage, celui qu'il avait laissé voir l'an dernier sous le maillot choralien. Reste Zach Moss, relevant de blessure, un peu juste
physiquement, à cours de compétition, j'en passe et des meilleures.
Franchement, un observateur non averti ne l'aura pas remarqué. Quoiqu'il
arrive, qu'il soit en plein jus ou sur une jambe, le grand Zach reste le
baromètre de l'équipe thermale. Il est la condition de la victoire, pas
toujours suffisante, mais absolument nécessaire. Samedi soir, avec ses 10
points, 18 rebonds, 3 ballons volés et 3 passes décisives, il est resté dans ses standards, comme il est coutume de dire, voire sensiblement au-dessus. Sacrés standards qui le placent en tête des
javiens* aux points marqués et à l'évaluation, à peu de chose près à égalité
avec Dounia Issa. Et Dounia à propos ? C'est hélas le gros point noir de
la soirée, mis sous l'éteignoir par la nouvelle recrue du SPO Rouen, le dénommé
Gastrow Hentrit. Un joueur intra-communautaire hors du commun, puisqu'il a
réussi l'exploit de laisser le meilleur défenseur de Pro A à zéro rebond,
zéro point, zéro contre, en zéro minute. Un pigiste de (grand) luxe, qui doit valoir
bonbon, mais auquel on ne fait appel que dans les cas extrêmes. Dans l'équipe normande, j'ai trouvé que la paire Darnell Williams/Ronald Dorsey avait un rendement de brelan, et Michel Veyronnet égal à lui-même. Un grand coach, animé d'un esprit sportif remarquable, au point de saluer le public adverse avant de quitter le terrain et de lui rendre hommage dans son analyse d'après-match. Je ne dis pas ça parce qu'on a gagné, mais parce que cela mérite d'être souligné. Quant à William
Gradit, le grand absent de cette soirée mémorable, il ne faut pas oublier qu'il reste un joueur de premier ordre, même si
cette saison a mal commencé pour lui. Je suis certain qu'il connaîtra vite des jours meilleurs, et peut-être
plus tôt qu'on ne le pense.
A ciao Pantin (93 500), au bord du canal de l'Ourcq !
* ça change de javiste, non ?









