19 mai 2009
Zach Moss démasqué !
Zacherie Moss. Quel personnage... ! Voilà déjà trois ans qu'il nous a rejoints et on a désormais bien du mal à imaginer la JAV sans lui. Et pourtant... il souhaite partir.
Eh oui, il se pourrait bien que Zach ne porte plus le maillot jaune la saison prochaine. Il en a en tous cas exprimé le désir au début de la semaine dernière auprès du président Jonon, malgré le contrat qui le lie au club pendant un an encore. Quelle en est la raison ? Sirènes financières ? Lassitude ? Dans l'entretien qu'il avait accordé à Jean-Philippe Béal pour La Montagne il y a quelques semaines, il laissait transparaître une certaine amertume, peut-être moins épidermique qu'il n'y parait, suite à la difficile crise que la club a traversée fin 2008. Il ressort de ses propos que Zach semble visiblement avoir été déçu, voire blessé par le comportement de certaines personnes.
S'il devait se confirmer, le départ de Zach serait vraiment dommage, car il semblait être une exception à la règle qui veut que les joueurs qui s'illustrent à Vichy partent ensuite briller sous d'autres cieux plus rémunérateurs (Rahshon Turner, Jeff Greer, Jimmal Ball, Curtis Sumpter... pour ne parler que de la période la plus récente). Les conditions dans lesquelles Zach a prolongé son contrat avec la JAV la saison dernière - contre l'avis de son agent qui se faisait fort de lui trouver un contrat plus rémunérateur - démontrent pourtant que ses choix de vie et de carrière ne se limitaient pas à une vision purement financière. Un choix d'autant plus flatteur pour la JAV.
On sait que les joueurs qui viennent et qui restent à Vichy ne le font que rarement pour l'argent. Mais faute de salaires élevés, la JAV peut à juste titre faire valoir une attitude de rigueur et d'honneteté vis à vis de ses salariés, dans un univers sportif où les salaires ne sont pas toujours payés en temps et en heure. De plus, le club bénéficie également d'un esprit familial et surtout d'un engouement populaire qui n'a que peu d'équivalent à ce niveau. Néanmoins, dès lors qu'une période difficile met à mal le climat dans lequel les joueurs évoluent, voilà que ces derniers sont moins enclins à ignorer certaines réalités financières. Car comme le dit Warren Buffet : « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignaient nus. » L'adage vaut pour la finance - WB se dispute le titre d'homme le plus riche du monde avec Bill Gates - mais en l'occurrence, il est facilement transposable à la situation présente.
Quoi qu'il en soit, dans les négociations qui s'ouvrent entre le joueur et le club, on espère bien entendu que rien n'est définitivement perdu et que les choses s'arrangeront pour le bénéfice des deux parties. Croisons les doigts...
Mais revenons-en à Zach, et son parcours en France. Christophe Grégoire me confiait qu'il l'avait vu jouer pour la première fois en match amical à Moulins, à l'été 2004 avec Antibes face à la JAV. Les azuréens avaient ce jour là mis une raclée aux bourbonnais (une trentaine de points, croit-il se souvenir) et ce jeune pivot qui arrivait tout droit des USA avait, comme on dit, littéralement crevé l'écran.
Pour ma part, mon premier souvenir précis de Zach est plus récent puisqu'il remonte à seulement trois ans. La JAV de Jean-Louis Borg, an I (version Bourgeois-Nadeau-Cazalon-Julians-Asceric-Mason-Nash-Lear) dispute le match retour du premier tour des playoffs face à l'Espé Chalons, qu'elle a péniblement battu quelques jours plus tôt à Pierre-Coulon. A l'extérieur, les vichyssois n'ont pas les faveurs du pronostic mais allez savoir, il y a peut-être un exploit à attendre au bout de ce match là. Et nous voilà donc une poignée à faire le déplacement, ce vendredi 26 mai 2006. Et là, je suis impressionné par ce pivot américain de 25 ans, que j'avais pourtant déjà vu mais dont je n'avais pas conservé le souvenir lors de ses deux visites précédentes à Vichy. Mais dans ce match là, il faut être aveugle pour ne pas le voir : Zach écoeure littéralement les vieux grognards vichyssois du secteur intérieur, auxquels il fait toutes les misères possibles. Tout y passe : 26 d'évaluation en 30 minutes, quatorze rebonds, vingt points, à 8 sur 11 ! Il faut dire qu'il a trouvé le truc, pour soigner son pourcentage de réussite : sur ses huits réussites, il doit bien y avoir quatre ou cinq dunks ! Ce soir là, Geoff Lear (35 ans) et Tim Mason (33 ans) paraissent encore beaucoup plus âgés que ne l'indique l'état civil. Et la JAV ne passera pas ce tour et terminera sa saison face à l'Espé.
Trois saisons se sont écoulées depuis. Trois saisons que Zach Moss a jouées avec la tunique jaune sur les épaules. Dominateur et sans réelle concurrence en ProB, il était attendu avec scepticisme à l'échelon supérieur. Bien des observateurs doutaient en effet de sa capacité de faire la maille face aux mastards de l'élite. Mais, s'il présente le défaut d'être « undersized » - comme le qualifiait un jour Jacques Monclar dans son commentaire - ses qualités de basketteur et sa puissance physique sont telles qu'il tient parfaitement son rang dans la peinture, dût-il rendre cinq ou dix centimètres à son opposant direct. D'ailleurs on imagine aisément ce que ça pourrait donner avec une taille augmentée de trois quatre pouces : pour le coup, c'est clairement la JAV qui aurait été undersized pour lui...
En trois saisons donc, il est devenu la pierre angulaire de l'équipe thermale. Et sur le terrain, il a tout naturellement pris la place de leader laissée par Jimmal Ball. Dans un registre fort différent, certes, mais il ne faut pas s'y tromper : quand Zach parle, les autres écoutent. Et les autres, ce sont non seulement ses coéquipiers, mais parfois même son coach, avec lequel il communique beaucoup ! Ma position dans les tribunes, juste derrière le banc, me permet d'observer la relation très forte qui existe entre les deux hommes. Les regards et les mimiques que lance Zach à l'adresse de Jean-Louis Borg font partie d'un mystérieux code de communication qui leur appartient. La plupart du temps, le joueur recherche l'approbation ou le conseil de son coach, mais maintenant c'est parfois c'est le joueur qui indique à son tour au coach que telle ou telle parole ou attitude n'est pas opportune. Impensable il y a deux ans...
Quand il est en pleine forme et... motivé, il n'y a pas grand monde dans le championnat de France pour le museler. Maintenant qu'il approche de sa période de maturité (on dit qu'un pivot est au sommet de son art aux alentours de la trentaine), il gère de plus en plus finement ses efforts, ce qui ne veut pas dire qu'il les économise, bien au contraire. Non, disons plutôt qu'avec avec la maturité, Zach a dépouillé son jeu de tous les artifices et fioritures pour n'en garder que l'efficacité, la quintessence du poste 5 : rebonds et paniers. Avez-vous remarqué à quel point il dunke beaucoup moins que lors de sa première saison vichyssoise ? Lui qui jouait les marsupilami à qui mieux mieux ne consent désormais à monter les coudes au cercle que quand c'est nécessaire. Non qu'il n'aie plus la même « pêche » qu'il y a deux ans - d'ailleurs, sait-on seulement que, dans l'équipe, c'est lui qui présente les meilleurs résultats aux tests physiques ? - mais bien parce qu'il a compris que le sport pro est avant tout synonyme d'efficacité. Il parait d'ailleurs qu'il s'évertuait cette saison à en convaincre Amadi Mc Kenzie. Avec assez peu de succès semble t-il, au vu des dunks fracassants dont ce dernier nous a gratifié ! La leçon de sobriété que tente de lui inculquer son aîné viendrait-elle des dix matchs que Zach a joués à Antibes aux côtés d'un certain Stéphane Ostrowski alors âgé de... 43 ans ?
Mais la roue tourne, et même s'il n'a pas encore atteint l'âge canonique d'Ostro - eh, il n'a jamais que 28 ans ! - Zach transmet déjà son expérience et prend sous son aile le jeune et très prometteur Nicolas De Jong. Nul doute que si les circonstances permettaient que cette association demeure quelques temps sous les couleurs vichyssoises, ça ne pourrait être que bénéfique. Pour le club, mais d'abord en premier lieu pour Nicolas, qui n'aura peut-être pas toujours de tels professeurs.
Alors oui, sur le terrain, pas de problème : Moss is the boss, comme l'écrit joliment Batistan, internaute cussétois qui fréquente le forum du site basketinfo. Mais en dehors ? En dehors du terrain, on connait ce garçon fantasque, extravagant, exentrique, farceur, imprévisible, incontrôlable... qui joue comme un gosse avec tout ce qui fait du bruit. Un corne de brume qui retentit 1/2 heure après la fin du Match ? C'est Zach. Des cris stridents au micro de la réception d'après-match ? C'est Zach. De grands coups de klaxons en provenance des voitures exposées lors du salon des partenaires au Palais du Lac ? C'est Zach !
Mais voilà : ne le répétez à personne, tout ça, c'est une façade, de la poudre aux yeux. Et de plus en plus nombreux sont les exemples et les témoignages qui montrent que ses pitreries dissimulent de plus en plus mal la personne qu'il est en réalité, c'est à dire un homme beaucoup plus fin et réfléchi qu'il ne veut le montrer. En deux mots, un type bien. Démasqué, Zach !
16 mai 2009
On ne vit que deux fois !!
Ce mercredi 13 mai 2009, trente ans jour pour jour après mon premier droopy day*, restera un jour faste. Tout s'est passé comme dans un rêve. Nos invités de Saône et Loire étaient là pour fêter la fin de notre saison, l'un de mes coachs préférés officiait sur le banc adverse et à la fin, les jaunes ont gagné. Que demander de plus ? Que ça recommence en octobre, mais SVP, Mme Bey, pas avec l'Elan Chalonnais !
En dix ans et cinq saisons de Pro A, ça fait trois fois que l'on commence au Colisée à Chalon et que l'on termine au Pierre-Coulon à Vichy. Alors à l'automne, pourquoi pas une ouverture contre un promu (Poitiers ?), ou le champion de France (Nancy ?), ou un STB Le Havre sauvé des eaux ??
Chacun aura vu ce dernier match à travers son prisme personnel ; qui la famille thermale réunie, qui le quadrillage en règle du terrain par Kareim Reed, qui le binôme parfaitement complémentaire des deux David, Teague l'agitateur et Mélody le méthodique, idem pour les deux Zach, Wright le furtif et Moss le nettoyeur de raquette. Et pour clore l'exercice, l'homme aux deux cent trente centimètres d'envergure, le n° 14 au 41 d'évaluation, le grand Dounia a dit la messe du soir, rentrez en paix mes amis, le Seigneur de l'Arceau est avec vous !
Bon mai à tous, bon juin à toutes, bonnes vacances à chacun, bonne rentrée à chacune (et vice-versa) et à bientôt !
* les droopy days : le 13.5.79 et le 24.6.80 ; ils n'ont qu'un
inconvénient, on ne les vit que deux fois. Le 13 mai 79 est le yin, le
rêve. Tours, la campagne du val de Loire, qui aurait pu s'appeler le
val d'Allier ; il aurait suffi qu'au confluent à Nevers le débit de
l'Allier soit supérieur à celui de la Loire. Le 24 juin 80 est le yang,
le feu de l'action. Vingt jours plus tôt à Dijon, les dreadlocks de Bob
Marley oscillaient au rythme de get up, stand up (stand up for your rights) ; trois cent vingt jours plus tard à Kingston, plus rien ; no woman, no cry...
10 mai 2009
EDF : Dounia en est toujours !
PARIS, 10 mai 2009 (AFP) - Le nouveau sélectionneur de l'équipe de France de basket Vincent Collet a dressé une liste élargie de 29 joueurs en vue des qualifications au Championnat d'Europe, qui auront lieu cet été, mais le doute persiste sur la disponibilité de certains éléments clés, comme Joakim Noah.
L'encadrement des Bleus essaie de trouver un compromis avec Chicago pour libérer le joueur mais les Bulls ont des exigences pour la préparation physique de leur intérieur, qu'ils aimeraient voir se renforcer musculairement, a expliqué Crawford Palmer, le manageur des Bleus.
L'autre inquiétude concerne Mickaël Piétrus. Le joueur d'Orlando dispute en ce moment les play-offs de la NBA malgré une blessure à un poignet et il n'est pas exclu que son club l'incite à se faire opérer.
Autre souci, la future candidature du Choletais Nando De Colo à la "draft" de la NBA et les cas de Mickaël Gélabale et Johan Pétro, tous les deux à la recherche d'une franchise qui pourrait souhaiter travailler avec eux pendant l'été.
En revanche, un terrain d'entente a été trouvé avec Portland pour la présence de Nicolas Batum.
Les deux absents les plus notables dans cette liste appelée à être réduite à quinze joueurs et neuf remplaçants dès la mi-juin sont Cyril Julian et Tariq Kirskay. Au naturalisé d'origine américain, Vincent Collet a expliqué qu'il avait préféré l'intérieur manceau Alain Koffi.
Quant à Julian, il a fait part de son souhait de ne pas être sélectionné à cause de problèmes physiques qui nécessitent des soins, sans que la porte d'un retour soit tout à fait fermée, a précisé l'encadrement des Bleus.
Pour le reste tous les cadres, Tony Parker, Boris Diaw, Florent Piétrus, Ronny Turiaf, font partie de la liste, à laquelle le nouveau patron de l'équipe de France a ajouté plusieurs jeunes dans l'optique des Jeux de 2012, comme le Dijonnais Abdoulaye M'Baye.
Tous ces joueurs ont signé une charte qui constitue un engagement moral à s'impliquer en équipe de France mais pas une garantie de les avoir à tous les rendez-vous des Bleus.
La France doit passer par une poule de qualification pour prétendre à une place à l'Euro-2009, prévu en Pologne du 7 au 20 septembre. Les Bleus commenceront par leur match le plus difficile le 5 août en Italie.
La présélection :
Meneurs : Rodrigue Beaubois (Cholet), Aldo Curti (Orléans), Antoine Diot (Le Mans), Joseph Gomis (Malaga/ESP), Abdoulaye M'Baye (Dijon), Tony Parker (San Antonio/NBA), Marc-Antoine Pellin (Roanne)
Arrières : Yannick Bokolo (Gravelines), Nando De Colo (Cholet), Laurent Foirest (Villeurbanne), Thomas Larrouquis (Cholet), Mickaël Piétrus (Orlando/NBA), Nicolas Batum (Portland/NBA)
Ailiers : Mamoutou Diarra (sans club), Yakhouba Diawara (Miami/NBA), Mickaël Gélabale (LA D-Fenders/NBDL), Boris Diaw (Charlotte), Dounia Issa (Vichy), Adrien Moerman (Orléans), Florent Piétrus (Valence/ESP)
Intérieurs : Alain Koffi (Le Mans), Ian Mahinmi (Austin Toros/NBDL), Joakim Noah (Chicago/NBA), Ali Traoré (Villeurbanne), Alexis Ajinça (Sioux Falls/NBDL), Claude Marquis (Cholet), Johan Pétro (Denver/NBA), Ronny Turiaf (Golden State/NBA), Ludovic Vaty (Pau-Orthez)
AFP.
Petits calculs
On avait parlé de onze, voire douze, mais finalement, le « cut » se situait à dix. En effet, à une journée de la fin du championnat, on peut maintenant constater que le total de dix victoires était suffisant pour assurer mathématiquement le maintien en ProA cette saison.
En d'autres termes, c'est la victoire acquise le 21 mars face au HTV qui aura permis - mais à l'époque nous ne le savions pas - à la JAV d'assurer pour une année encore sa place dans l'élite. Et tant qu'à parler chiffres, on peut même avancer un cas de figure selon lequel, lors de la dernière journée mercredi prochain, Besançon battrait Pau-Lacq-Orthez tandis que Le Havre s'inclinerait à Hyères-Toulon. Ca donnerait une égalité entre les deux équipes mais c'est bien Besançon qui coifferait Le Havre au bénéfice des deux matchs gagnés lors de leurs confrontations directes. Et dans ce cas de figure, les doubistes se maintiendraient avec seulement neuf victoires au compteur...
Autant dire que la dernière journée va revêtir des enjeux dramatiques pour Jean-Manuel Souza et Alain Thinet. Et si le premier peut se focaliser sur son seul match, qu'il lui suffit de gagner, le second sera obligé de garder un oeil sur l'Internet afin de suivre l'évolution du score à l'Espace 3000 de Hyères pour espérer la réalisation du scénario idéal pour lui.
Et la JAV ? Nous sommes un peu dans la situation comptable de Besançon, le stress en moins. Il nous faut battre Chalon et espérer une victoire havraise à Hyères pour nous retrouver à égalité avec le HTV au nombre de points mais les coiffer au bénéfice des deux victoires javistes en confrontation directe. Dans le cas contraire, nous serions cette saison encore devancés de peu par les varois avec cette situation paradoxale de les avoir battus deux fois et, surtout, d'avoir acquis le maintien - et la sérénité qui va avec - avant eux.
JAV - Gravelines (5/05/2009)
Avant dernier match à la maison, et douzième victoire de la saison.
09 mai 2009
Journée 29 : Cotonneux
Ce soir, c'est la fête aux Cotonniers ! Pas de rumba dans les champs égyptiens mais une belle affiche de « maintenus » dans la salle du SPO Rouen. L'adversaire du jour, enfin le terme « compagnon de maintien » serait plus approprié à deux journées de la fin, reçoit les jaune et vert avec le sentiment du devoir accompli, l'esprit un peu dans les nuages et la tête déjà tournée vers octobre prochain (voir article de Paris-Normandie). Le ciel bleu plane au dessus des petits poucets.
Petit rappel des faits. Rouen entame cette saison avec le budget le plus riquiqui du championnat (2,28 M €) et une salle un brin désuète, feu Maxi-Basket allant même jusqu'à qualifier l'antre du SPO de « gymnase de la honte ». Inutile de rajouter que l'équipe chère à Michel Veyronnet était annoncée lanterne rouge dans la quasi totalité des pronostics de début de saison. Dès la première manche, les SPOR-men sont surmotivés (toute ressemblance avec une équipe de la saison 2007-2008 est purement fortuite) et font plus que de titiller les gros bras de ProA. S'ils s'inclinent d'un puis de deux points face au Mans et l'ASVEL, ils décrochent des victoires de prestige contre Cholet, Nancy ou encore Strasbourg. Les bleu et blanc font même tomber Roanne à Vacheresse et l'ASVEL à l'Astroballe au match retour, excusez du peu.
Au classement, les habitants du 76 pointent désormais à la 13ème place avec 10 victoires pour 18 revers ; pas vraiment de quoi pavoiser outre-mesure, mais c'est largement suffisant pour souffler un grand coup. Il y a fort à parier que sans la blessure de Kevin Houston, étincelant meneur de jeu jusqu'au match du All Star Game, le promu aurait pu viser plus haut (Michel Veyronnet revient sur la saison du SPO ici). Son remplaçant Derrick Low (#18) ne s'est jamais vraiment montré à la hauteur de son prédécesseur. A 22 ans, l'américain émerge à 10 points, 3 passes et 8 d'évaluation, un peu maigre en comparaison des 15 points et 5 passes de Houston. En rotation, le back-up Mickael Toti (#4) a été plus que discret avec en moyenne 2 points pour 2 d'évaluation en 12 minutes.
A l'aller au Pierre-Coulon, les javistes l'ont emporté d'une courte tête (73-68). Le trio McKenzie, Moss, Reid culminant à 66 d'évaluation avait porté les thermaux jusqu'à la victoire. Côté rouennais, le MIP (Most Improved Player) ou plus simplement la révélation de la saison Cheikou Thioune (#8) s'était montré un peu plus discret qu'à l'accoutumée (12 pts dans l'Allier mais à 6 sur 14 aux shoots). Cette vraie surprise atteint sur la saison les 15 d'évaluation agrémenté de 13 points et 6 rebonds, de quoi en faire le 4ème français sur deux éléments statistiques : aux points et à l'évaluation. Jean-Louis Borg a surement prévu une défense spéciale sur ce poste 3 car notre homme est en forme . La semaine dernière face à la SIG (défaite du SPO 68-79), le natif de Pikine au Sénégal à inscrit 16 points pour un joli 22 d'évaluation.
Maquillage ?
Contrairement aux apparences, ce n'est pas le premier voyage des vichyssois à Rouen ; les deux équipes s'étaient déjà affrontées en Coupe de France avec une victoire des locaux à la clé (95-83). Un score fleuve rendu possible grâce aux bonnes prestations des gâchettes normandes. Ronald Dorsey (#5), en pur ailier, entre dans cette catégorie du shooteur no-limit, tentant d'atteindre le cercle jusqu'à l'épuisement. Sur l'ensemble de la saison, il inscrit en moyenne 13 points (pour 10 d'évaluation) à 32% derrière l'arc (59/184 sur les 27 matchs). Dans les petits papiers du coach, le scoreur pourrait rempiler pour la saison prochaine. Au poste 3, c'est le marocain Mohamed Hachad (#10) qu'on retrouve en titulaire. L'ancien stéphanois réalise une saison de très bonne facture avec 9 points et 4 rebonds en 21 minutes de jeu. Il reste cependant sur un vilain -1 d'évaluation contre Strasbourg. L'allier fort Darnell Williams (#6) est en pleine convalescence. Véritable taulier de la maison, l'américain s'est fracturé le tibia lors de la 24ème journée face au Havre. Il n'aurait disputé que 16 matchs cette saison.
A l'intérieur, le géant brésilien Michel Nascimento (#7) (208 cm) règne en maître sur la peinture. Plus régulier qu'en début de saison, il a donné de l'équilibre à une équipe en manque de repères (12 points 6 rebonds de moyenne). En relais, le vétéran John McClark (#13) a bien réussi la transition ProB - ProA . Ré-intronisé dans le 5 de départ depuis la blessure de Williams, il apporte en moyenne 7 pts et 6 rebonds pour 10 d'évaluation avec de très belles prestations dernièrement (24 d'évaluation face à Roanne et 22 contre Chalon). Sur le banc, Benoit Toffin (#14) a parfaitement rempli son rôle cette année (4 points, 2 rebonds en 13 minutes). Même s'il est moins en verve sur ces derniers matchs (0 d'évaluation contre la SIG), il faudra compter sur lui pour terminer à domicile sur une bonne note.
Cette année est la preuve qu'à Rouen, le dicton « faire des miracles avec des bouts de ficelle » marche aussi avec des cotonniers ! Poncif toujours avec le célèbre « le plus dur, c'est la deuxième saison », saison où le mascara euphorique du maintien ne dissimule que très rarement les rudes rides financières et structurelles. Mais il faut faire confiance à Demak'Up et Veyronnet'up qui auront toujours une solution, en coton !
Petit Bilan
Allo ?? Oui... on me dit dans mon oreillette que d'aucuns se plaignent. Ah ?! Se
plaignent de quoi ? Du manque de publications sur NBBA (Notre Blog Bien
Aimé, NDLR). D'aucuns, mais encore ? Ben, d'aucuns quoi ! C'est à dire
tout le monde et personne. Tu ne comprends pas le français, Droopy ?
D'AUCUNS : PERSONNE au PLURIEL. Une foultitude de silencieux. Une
multitude d'absents. Tout le monde, mais personne en particulier. Des
amis qui font pression amicalement, des sympathisants qui font pression
sympathiquement, des abonnés qui se plaignent - et on peut les
comprendre - qu'ils n'en ont pas pour leur argent. Et là, évidemment,
on ne peut qu'abonder dans leur sens. En ces temps de crise (pardon, de
MUTATION, comme le souligne judicieusement Albert Jacquard), comment ne
pas donner raison à un abonné qui a payé - cher ! - de sa personne pour
se rendre sur olivierjav.canalblog.com et qui trouve la maison vide ?
Pas le moindre petit billet en fin de matinée (ou si rarement), ni
chronique de fin de journée comme cela est l'usage dans tout organe de
presse digne de ce nom, sans compter le manque cruel de régularité en
ce qui concerne l'indispensable tour d'horizon bihebdomadaire de
l'actualité sportive.
Pour me faire pardonner (mais est-ce encore possible ?), et à l'occasion de ce Rouen-Vichy, je vous propose un petit bilan des équipes de "deuxième moitié de tableau". Parmi celles-ci, j'exclurai volontairement Cholet qui a fait une belle saison, avec un finale européenne perdue de deux petits points contre le Virtus Bologne, excusez du peu !
Pau-Lacq-Orthez : le bal des coaches et des joueurs a nui à une équipe qui avait quelques atouts non négligeables dans son jeu, comme chacun a pu le voir à Pierre-Coulon le 7 mars dernier. Mais PLO s'était trop lourdement fourvoyé avec un début de saison chaotique. 0V-11D avant la pause à la mi-décembre 2008, ça vous refroidit les plus optimistes et les plus vaillants.
Besançon : sur leurs huit victoires, deux ont été acquises contre la JAV et deux contre Le Havre, ce qui laisse un pourcentage de réussite très faible face aux autres équipes. Kareem Reid doit en avoir gros sur la patate. A Vichy, il écope d'une faute technique très sévère lors d'un drive contre Fellah. Deux mois plus tard, il est suspendu pour le premier des matchs retour (Strasbourg-Vichy du 31 janvier 09) pour avoir mal parlé pendant qu'il rentrait aux vestiaires après ce JAV-BBCD du 29 novembre 08. Cerise (aigre) sur le gâteau, à Besançon il est à nouveau pénalisé d'une faute technique lors d'une phase de jeu avec Darnauzan pour avoir mal regardé un arbitre ! No comment.
Le Havre : sans doute parce que cette équipe est le véritable chat noir de la JAV (à Pierre-Coulon s'entend, car aux Docks Océane, ça se passe souvent bien pour nos couleurs), je suis très étonné de la voir à la dérive. En décembre, soit j'ai rêvé (dans ce cas, je ne dois pas être le seul), soit j'ai vu trois des meilleurs joueurs du championnat de France Pro A à leur poste. À savoir Bingo Merriex (rebondeur-shooteur), T.J. Thompson (meneur-shooteur) et Marcus Slaughter (homme-à-tout-feur-shooteur). Apparemment, ça n'a pas suffi et il y avait une anguille sous la roche normande.
Dijon : longtemps chaque Jeanne a gagné chez elle et perdu chez l'autre. Maintenant qu'on se connaît bien, chacun peut gagner chez l'autre, et vice-versa. Un bien bel ensemble que cette JDA. Quand les Cope, Chatfield et autres Krupalija lâchent la vapeur, vous pouvez être sûr que votre liquette est bien repassée et le bonhomme avec.
Hyères-Toulon : une équipe dont nous ne pouvons que nous sentir proches, voire solidaires. Pour des raisons évidentes et aussi pour d'autres qui sont plus subjectives, irrationnelles parfois. Depuis leur accession en Pro A en 2001, où le HTV nous avait laminé en quart de finale des playoffs, la GHS (Glorieuse Hein?certitude du Sport, NDLR) nous sourit souvent face aux varois. Et bon dieu que ça fait du bien d'avoir un chat blanc !
Vichy : un formidable état d'esprit en communion avec son formidable public. C'est tout ? Non, mais c'est le plus important. Et puis il me semble que parler uniquement de soi n'est pas la meilleure façon de servir le sport en général, et celui qui nous est cher en particulier.
Bon samedi dimanche et à mercredi everybody !!
P.S. où ai-je la tête, j'oubliais Rouen : de toutes les petites équipes, c'est ma préférée , sans nul doute à cause de Michel Veyronnet. Les entraineurs visiteurs qui saluent le public adverse avant de quitter la salle se comptent sur les doigts de pied d'un cul-de-jatte. Bravo au SPOR pour avoir fait aussi bien avec d'aussi petits moyens, dans une si petite salle !
L'année prochaine, si le calendrier s'y prête, j'irai rendre visite à mon ami Stéphane qui habite Val-de-la-Haye, en face du port pétrolier et on ira voir Rouen-Vichy. En attendant, bon match ce soir et que le meilleur gagne !
06 mai 2009
La leçon de maintien !
Ils sont allés se la chercher eux-mêmes, cette fameuse certitude mathématique ! Il suffisait pourtant que Besançon ou Le Havre perde pour que la JAV ne puisse plus être rétrogradée en ProB, nonobstant le célèbre worst case scenario du non moins célèbre Ed Murphy.
Ed Murphy ? Bien évidemment, je ne parle ni de l'acteur, ni de l'innarêtable ailier moustachu de Merrimack, qui fit les beaux jours du CSP Limoges au début des années quatre-vingts et posa pour la postérité en couverture du Maxi Basket n°1, non je parle bien du major Ed Murphy, de l'armée américaine, qui a immortalisé la loi éponyme, selon laquelle la JAV aurait pu ne pas survivre une année de plus au sein de l'élite du basket français !
Et la meilleure façon de balayer cette foutue loi de Murphy, n'était-ce pas de prendre directement son destin en mains ? Les joueurs l'ont fait, et de façon admirable. Et pourtant, nombreuses étaient les raisons pour nos joueurs de rester les mains en haut du guidon, en attendant que s'écoulent les semaines avant de partir pour des vacances bien méritées. Car cette saison aura été dure, plus éprouvante pour les nerfs que pour les organismes d'ailleurs, et en tous cas sans commune mesure avec la précédente. Mais voilà : la JAV dispose d'un groupe de joueurs plus solide que d'aucuns ont bien voulu le croire ou le dire. Et ce groupe a fait preuve d'une solidarité exemplaire et d'une grande force morale dans les épreuves qu'il a traversées, et ce malgré toutes les forces centrifuges qui se sont exercées sur lui il y a quatre mois. Même sans star, preuve que le très charismatique Jimmal Ball* n'était peut-être pas l'arbre qui cache la forêt, ce dont nous ne pouvons tous que nous réjouir.
En tous cas, bravo et merci.
Je ne suis probablement pas le premier à le dire, mais je tenais à le dire à mon tour.
* Tiens, puisqu'on parle de Jimmal, on le salue au passage et on lui donne rendez-vous à Pierre-Coulon avec ses coéquipiers du Paris Levallois qui, sauf catastrophe (cf. la loi de Murphy !) devraient retrouver la ProA par la grande porte. Et pas le soupirail que voulaient lui faire emprunter de force certains dirigeants parisiens à la fin de la saison 2006/2007.
05 mai 2009
Journée 28 : Le document officiel
Ce soir, le légendaire coup de tampon va surement officialiser le maintien en Pro A de la Jeanne d'Arc de Vichy. Victoire ou pas, ce match face au BCM Gravelines-Dunkerque sera l'occasion de trinquer un bon coup à la santé de la Jav 2009-2010 ! Codicille, usufruit, ce n'est pas un remake des Trois Frères mais l'ubuesque et le sportif sont parfois intimement liés (surtout en basket !) alors ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Question ours, l'Elan béarnais tremble et pourrait bien être le premier relégué de l'année, dès ce soir. La rencontre de mardi n'a pas d'enjeu particulier côté bourbonnais mais les maritimes, actuellement 6ème, comptent bien sur leur déplacement en terre auvergnate pour chatouiller les ténors de ProA.
Sans Zach Moss, convalescent, le match aller a été un véritable combat défensif où les locataires de Sportica ont finalement pris le meilleur sur le rempart jaune et vert (53-50). Un score assez inhabituel pour Gravelines, habitué des cartons offensifs (116 contre Dijon, 96 face à Pau). En défense, même constat surtout qu'à l'extérieur le BCM encaisse en moyenne plus de 80 points par rencontre. Cette fois au complet, les deux équipes pourront proposer un jeu plus chatoyant au public de Pierre-Coulon. Dans le peloton de tête avec 16 victoires pour 11 défaites, les résidents de la côte d'Opale ont effacé la désillusion de la saison passée où la relégation avait été évitée de justesse. Avec les playoffs en ligne de mire, les hommes de Christian Monschau restent sur 4 victoires : Pau, Rouen, Chalon et un succès très important face à Strasbourg (86-71).
Ce match a été pour l'énigme Dan McClintock (#14) une occasion de briller, chose assez rare cette saison. Face à la SIG, il a été auteur de sa meilleure prestation de l'année avec 15 points, 5 rebonds pour 17 d'évaluation, le tout en 12 minutes s'il vous plait ! Pourtant titulaire indiscutable (27 matchs dans le 5 initial), il présente une piètre moyenne. Le pivot ne pèse que 5 points et 6 d'évaluation. A la mène, on retrouve Tony Skinn (#13). L'ancien clermontois est aussi sur une pente ascendante. La semaine passée, il a inscrit 19 points et distribué la bagatelle de 9 passes décisives. Sur la saison régulière, il apporte 16 points, 3 rebonds et 4 passes, c'est le 6ème scoreur de la division. Face au Best Kept Secret, meilleur passeur de ProA (avec 8,4 passes), le duel des meneurs promet d'être exceptionnel. En rotation, même s'il faut se contenter de quelques miettes de match, les corsaires nordistes peuvent compter sur le jeune Loic Akono (#6).
Sur les postes arrières, Yannick Bokolo (#10) réalise une saison plus qu'honorable. Sur les 27 matchs qu'il a disputés, il a inscrit en moyenne 10 points et distillé 3 passes décisives pour 10 d'évaluation. Son compère, Tony Stanley (#12) bien qu'assez irrégulier, fait encore mieux avec 13 points, 2 interceptions et 11 d'évaluation. Le dernier arrivé (en remplacement de l'anglais Nick George), Russel Carter (#8) finit la saison en boulet de canon. Après avoir complètement manqué son entrée en matière (il n'avait pas inscrit le moindre point sur ses deux premiers matchs), l'américain natif de Francfort s'est formidablement repris et sa moyenne est montée à 8 points en 21 minutes de jeu.
Freeman, enfin libre ?
A l'intérieur, la concurrence est rude. Rashaun Freeman(#7) se plaint d'ailleurs de son temps de jeu réduit. Il souhaiterai finir la saison sous d'autres cieux et le CSP Limoges qui lorgne vers l'élite serai intéressé par ses services. Kiki Monschau ne l'entend visiblement pas de cette oreille. Freeman est-il emprisonné dans le Nord ? S'il pèse 10 points, 5 rebonds en 18 minutes sur l'ensemble de la saison, son rendement n'est plus du tout le même depuis quelques semaines. Sur les trois derniers matchs, il n'a scoré respectivement que 5, 0 et 4 petits points. Pour Cyril Akpomedah (#11),la vie est belle. A égalité avec Dounia Issa, il est le premier contreur français de ProA (1,62 contre/match). Sur le reste de la feuille de stats, il affiche 9 points, 5 rebonds pour 12 d'évaluation. Enfin J-K Edwards (#4) réalise un parcours intéressant. L'ancien havrais, toujours percutant sur le terrain, apporte sa puissance au service du collectif des orange et bleu. En 22 minutes, il inscrit 7 points et capte 5 rebonds pour un joli 11 d'évaluation.
40 minutes, 3000 spectateurs supporters, un match haletant, une victoire, un billet pour la ProA 2010 et hop, le tour est joué ! On en oublierait presque qu'il reste encore 2 rencontres à disputer...






































