La JA Vichy, saison 2009/2010

Cinquième année du blog, et toujours en ProA : « jusqu'ici, ça va ! » Du coup, on peut se prendre (un peu) au sérieux...

22 octobre 2009

CHAMPIONNAT : EPISODE N°4

Cette quatrième journée est marquée par deux beaux duels indécis entre poids lourds : Orléans - Asvel et Roanne - Le Mans. Quant aux autres rencontres, elles devraient voir les équipes jouant à la maison l'emporter. Mais attention encore aux surprises car la hiérarchie 2009-2010 n'est pas encore dessinée.

Gravelines - Rouen :

Après sa lourde défaite au Mans, les nordistes reçoivent Rouen pour un match qu'ils se doivent de remporter. Woodside, qui n'a été l'auteur que d'un seul panier dans la Sarthe, voudra se reprendre. Mais il devra également servir ses intérieurs Edwards et Akpomedah, capables de dominer leurs homologues normands.

Un voyage au Sportica n'est jamais une partie de plaisir. Les rouennais, mieux dans le jeu avec l'arrivée de Poupet en meneur, tenteront de confirmer les améliorations, notamment offensives, montrées face à Dijon. Mais la tâche sera ardue car il faudra tenir l'attaque des maritimes aussi bien dans la raquette que sur les ailes.

A suivre : le duel Stanley/Thioune

Poitiers - Hyères-Toulon :

Les pictaviens, qui reçoivent Hyères, veulent offrir une première victoire à domicile à leur public. Après leur belle victoire au Colisée la semaine dernière, les promus ont l'occasion de s'installer en haut de tableau. Et face aux varois, le match se gagnera d'abord en défense. Il faudra contenir Obasohan and co pour espérer les deux points de la gagne.

Les hommes d'Alain Weisz se déplaceront avec ambition dans le Poitou. Sans la courte défaite à Cholet, les jaune et bleu seraient en tête du championnat. Le coach, qui a remis Obasohan sur le chemin du panier, comptera sur une domination de son secteur intérieur, notamment avec l'US Thomas Terrell, qui s'avère être une belle recrue .

A suivre : le duel de shooteurs en série Wright/Obasohan

Nancy - Chalon :

Le SLUC a lancé sa saison avec deux victoires consécutives à Strasbourg et à Paris. En accueillant une équipe de Chalon en proie au doute, les joueurs de JL Monschau ont les moyens de prolonger leur série. A chaque match, un joueur différent se met en valeur : Ricardo Greer il y a deux semaines, Kaniel Dickens le week-end dernier... à qui le tour ce samedi ? Même privé de Jeff Greer blessé, Nancy affiche un effectif complet pour surpasser les bourguignons.

Dans la cité de Niepce [NDLR : Nicéphore, est-il besoin de le rappeler ? ;-)], la semaine fut agitée. La défaite face à Poitiers a été vécue comme une catastrophe. Greg Beugnot a du revoir sa copie et on parle même de recruter un joueur supplémentaire. Toujours est-il que le déplacement dans l'est ne vient pas au bon moment. A moins que l'Elan ne réagisse dans la difficulté ? Ils ont un cinq majeur solide, capable de tenir tête aux plus forts, mais les rotations sont un ton en-dessous. Seules les nouvelles recrues Neitzle, Tillman et Schilb jouent sur leur vraie valeur. C'est aux autres joueurs de hausser leur niveau et l'Elan pourra espérer glaner sa première victoire.

A suivre : le début du calvaire pour Chalon ?

Roanne - Le Mans :

Les 3200 places de la halle Vacheresse seront à coup sûr toutes occupées samedi. Les supporters choraliens verront parmi l'équipe adverse deux joueurs qui leur ont offert le titre de champion de France il y a deux saisons. Le retour de Spencer et surtout de Salyers à Roanne promet d'être chaud. Pour en revenir au match, les ligériens auront dû récupérer des efforts déployés face à l'Hapoel Jerusalem mercredi en Eurocup. En effet, ils sont allés chercher une petite victoire (par le score) face aux Israéliens. Face au Mans, JD Choulet aura besoin des ses dix hommes pour passer l'obstacle. Ils auront également à cœur d'essuyer la défaite subie au Havre la précédente journée.

Après une belle victoire face à Gravelines, victoire construite sur la défense (55 pts encaissés seulement), JD Jackson et ses élèves ont un déplacement difficile ce week-end. Mais seule la motivation de deux de ses métronomes, que sont Spencer et Salyers, peut permettre aux sarthois de créer la surprise de s'imposer.

A suivre : le duel Page/Salyers

Dijon - Paris-Levallois :

Opposition de style à Dijon samedi. La JDA, tout feu tout flamme en attaque, reçoit la défense cadenassée du Paris-Levallois. Derrière son scoreur régulier Marshall, qui pourrait bien obtenir le titre de meilleur marqueur cette année, on suit la cadence. Avec Bradley, déjà auteur de 30 points par deux fois en trois matchs, Craven, qui n'a pas encore brillé offensivement, Dessarzin a de quoi faire sauter le verrou francilien.

Quant aux hommes de Dupraz, après leur courte défaite face à Nancy, ils essaieront de relever la tête. Et grâce à un effectif bien rôdé, des joueurs interchangeables, l'équipe de Jimmal Ball peut faire un coup. Il faudra pourtant tenir les extérieurs bourguignons mais aussi gagner la bataille dans la raquette.

A suivre : le duel Fazekas/Adolphe

Orléans - Asvel :

Les deux représentants français en Euroligue se retrouvent ce vendredi. Orléans, défait dans la salle de l'Olympiakos mercredi, va devoir apprendre à enchaîner les matchs de haut niveau. Mais des compétiteurs tels que Nichols, Banks ou encore Doellman ne demandent que ça. Et face à l'Asvel, ils devront être au meilleur d'eux-mêmes pour vaincre.

Du côté rhodanien, on a pris une douche froide à Kaunas ce mercredi. Seul le pivot Borchardt est sorti du lot mais n'a pu empêcher les verts de sombrer en Lituanie. Une défaite qui fait mal et qui va sûrement affecter le moral des troupes du coach Collet. A lui de remonter les pendules pour espérer retrouver un niveau de jeu décent voire intéressant, comme vu face à Strasbourg  lors de la dernière journée.

A suivre : la gestion de la fatigue pour les deux équipes. 

Strasbourg - Le Havre :

A Strasbourg, on compte sur la venue du Havre pour ouvrir enfin le compteur des victoires. Après Le Mans, Nancy et l'Asvel, voici un adversaire moins redoutable sur la route des alsaciens. Et après la gifle reçue à l'Astroballe, les hommes de Fred Sarre auront à cœur d'offrir une belle victoire à leurs supporters. Digbeu et Darden, seuls à surnager à Villeurbanne, tenteront de surpasser une équipe normande plutôt surprenante.

Et attention à cette équipe du Havre. Deux victoires face à Vichy et Roanne, une courte défaite à Dijon, l'équipe normande que l'on voyait déjà se traîner en fin de classement montre pour le moment un visage plutôt séduisant. Composée de joueurs inconnus mais talentueux, l'équipe du cadet des Monschau va en faire souffrir plus d'un. A commencer par la SIG, car avec les réguliers JJ Miller et Taylor à la marque, les Jones et Lovedale pour faire le sale boulot, les havrais vont certainement venir au Rhenus avec une petite idée derrière la tête.

A suivre : Kammron Taylor (Le Havre) tournant à 57% à 3pts... mais seulement 36% à 2pts.

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14 octobre 2009

La laitière et le pot au lait

John Fitzgerald Kennedy disait : « La victoire a cent pères mais la défaite est orpheline. » Dernière illustration en date avec ce somptueux article trouvé sur le site officiel du Stade Clermontois.

merci_clermont

Eh oui ! Heureusement que Clermont-Ferrand était là... car sans le précieux concours de la capitale auvergnate, les p'tits gars de Vichy n'auraient jamais pu venir à bout de leur adversaire de samedi, hein. A vrai dire, je ne sais pas trop à qui s'adresse ce message aussi ridicule que pathétique. Je pense plutôt qu'il est à usage interne, comme une sorte de message adressé « post mortem » au tandem Toupane - Vazeille, qui me rappelle furieusement la fable de La Fontaine. Adieu veau, vache, cochon, couvée !

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16 septembre 2009

La tactique d'Obélix

obelixJe ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais je dois dire que, depuis quelques semaines, mes fins de journées sont rythmées par les matchs de l'équipe de France de  basket. Faisant suite au tournoi de repéchage remporté par les bleus, l'Euro polonais semble pour l'instant sourire à nos joueurs. Pourvu que ça dure...

Hier soir, nous étions donc entre amis pour assister à la sixième victoire - en autant de rencontres - des hommes de Vincent Collet. Affalés sur les fauteuils et sur le canapé, coexistaient deux catégories de supporters : 1) les « basiques » qui se contentent (bêtement ?) d'appplaudir à la victoire de leur équipe favorite, quelle que soient l'opposition et les circonstances 2) les « stratèges » (on devrait plutôt dire les tacticiens) qui combinent entre elles toutes les possibilités et les probabilités d'occurrence des rencontres futures en fonction des résultats immédiats.

Je ne vous cache pas que j'étais fasciné par la vision de ces stakhanovistes de l'arithmétique sportive, qui essayaient de déterminer à l'avance le futur adversaire des bleus en fonction de la victoire putative des turcs, des espagnols ou je ne sais qui dans l'autre poule. Et qui notaient que, subséquamment,  le pourcentage de chances que survienne tel ou tel résultat - en tenant compte du point average - conduirait inévitablement à accroître la probabilité que nos chers tricolores soient opposés à une équipe qui certes fut en difficulté au premier tour, mais dont tout porte à croire qu'elle restera toujours plus redoutable - enfin c'est le postulat qu'on nous prie d'admettre - que telle autre équipe, certes mieux classée que celle précédemment nommée, mais dont on subodore qu'elle (la dernière nommée) aura davantage de difficulté à exhaler ce supplément d'âme qui pourrait être susceptible de mettre à mal la furia francese qui fait des merveilles depuis le début du tournoi.

Autant vous le dire tout de suite, je suis mi-amusé mi-admiratif devant le déploiement d'un tel génie. Le déversement de tant de matière grise sous mes yeux, dans mon propre salon, me fascine tout en me renvoyant cruellement à mon incompétence et ma bêtise crasse. Car, je dois vous l'avouer, je n'ai pas fait West Point ni lu Machiavel.

Et en matière sportive, j'ai bien peur de rester définitivement partisan de la tactique chère à Obélix devant les légions romaines : « On fonce dans le tas ! » On ne se refait pas.

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20 février 2009

Destins croisés...

Deux clubs, deux hommes. Qui se comparent, se rencontrent et se télescopent au gré des turbulences de l'actualité. Le HTV et la JAV, Jean-Louis Borg et Jean-Michel Sénégal. Retour sur 3 ans et demi de destins croisés.

(NB : ceux qui le désirent peuvent se passer la musique d'Amicalement Vôtre en fond sonore)

Juin 2005 : JLB de Hyères-Toulon à Vichy

JLB___la_JAVAprès trois saisons dans l'élite, la JAV termine dernière de ProA et redescend à l'étage inférieur. Le club se sépare de Jean-Michel Sénégal, pour lequel tout le monde nourrit des sentiments... ambivalents. Sauveur en 1999, il est devenu une icône en 2001, en permettant à la JAV de retrouver une lumière et une saveur oubliées depuis les années quatre-vingts. Mais peu à peu, son étoile pâlit et ses choix - on devrait plutôt écrire ses paris - deviennent de plus en plus discutables. Ils ne seront pourtant jamais discutés. Et c'est finalement dans un silence gêné que le capitaine ramènera le bateau là où il l'avait pris 6 ans et demi auparavant, en ProB. Son successeur sera Jean-Louis Borg, fraîchement déraciné de sa région chérie et coupé de sa famille et ses amis. Chargé de faire remonter la JAV en ProA dans les deux ans, le nouveau coach ne bénéficiera plus d'un chèque en blanc.

Juin 2005 : JMS de Vichy à Hyères Toulon

JMS_au_HTVEn terminant à la douzième place de ProA, qualificative pour les playoffs, le Hyères-Toulon Var Basket vient d'obtenir le meilleur classement de son histoire. Le club annonce un changement de périmètre budgétaire très conséquent, les dirigeants revoient leurs ambitions à la hausse et... décident de se séparer de Jean-Louis Borg. Ce n'est pas la version du site officiel du HTV, qui évoque plutôt les choses ainsi : « En 2005, l'entraîneur originaire de Maisons-Alfort Jean Louis BORG, mit fin à 27 ans d'une vie sportive consacrée au club varois, pour prendre un nouveau départ avec le club de Pro B La Jeanne d’Arc de Vichy Val d’Allier Auvergne Basket. » Le HTV a choisi de s'attacher désormais les services de Jean-Michel Sénégal afin d'ancrer durablement au plus haut niveau un club qui vise désormais un destin beaucoup plus élevé. Lors d'un bref échange peu de temps avant de quitter Vichy, JMS nous apprend que la subvention qui est prévue par les collectivités locales du HTV excède à elle seule la totalité des recettes de la JAV. Comme dirait l'autre, ça calme...

Juin 2006 : fin de partie pour JMS à Hyères-Toulon

weisz04Au terme d'une saison très délicate, le HTV sauve sa tête de peu. Mais pas celle de son coach : Jean-Michel Sénégal fait les frais de ce parcours sportif décevant et sera remplacé par Francis Charneux, qui lui-même ne finira pas la saison suivante, évincé qu'il sera à la trève par Frédéric Wiscart-Goetz, avant que n'arrive Alain Weisz au début de la saison 2007/2008. Si elle est cardinale, la patience ne semble pas être une vertu provencale... Autant de péripéties sur lesquelles le site du club varois préfère d'ailleurs ne pas s'étendre : « Le club échappe de justesse à la relégation en Pro B. Cela en est trop pour le Président Fabrice Veyrat et le directeur sportif Francis Beaux. La volonté de battir une équipe compétitive passera donc par le recrutement d’un entraîneur de renom. » Bel esprit de synthèse.

Octobre 2007 : JLB, retour à l'Espace 3000

_DSC0036Une saveur particulière... Au plan sportif, JAV et HTV ont toujours frayé dans les mêmes eaux de ProB ou de ProA. Mais ce match est évidemment exceptionnel pour Jean-Louis Borg. Un match chargé d'émotion ou le coach visiteur a reçu l'ovation de toute la salle. Une salle, est-il besoin de le préciser, qu'il connait infiniment mieux que le coach « résident » Alain Weisz. C'est bien simple, il a passé tout le temps de l'avant match à saluer et embrasser toutes les connaissances et les amis venus le saluer. Et je ne parle pas des intimes, massés dans la tribune avec le groupe de supporters vichyssois duquel j'avais le plaisir de faire partie. Ce soir là, dans une ambiance de boîte de nuit (quelle sono !), force est restée au HTV.

Février 2008 : la JAV arrache sa finale au HTV

karangwa_prosper_02Les deux clubs se retrouvent une nouvelle fois. Mais là, on est en demi-finale de la Semaine des As, au Palais des Sports de Toulon. Une demi-finale très improbable d'ailleurs puisque tirage au sort nous promettait plutôt un Le Mans - Nancy. Mais le parquet en a décidé autrement, et les deux équipes s'affrontent pour une place en finale dont aucune n'aurait pu rêver quelques jours auparavant. On a tous en tête les dernières secondes du match : le shoot assassin de Jimmal Ball, le temps-mort qui s'en suit et ce ballon qui rebondira vainement sur l'arceau vichyssois avant qu'il ne retombe finalement entre les mains de Prosper Karangwa qui part en courant, ballon sous un bras et l'autre poing levé. Ce soir là, Jean-Louis Borg tient sa plus belle revanche.

Mai 2008 : la ProA était si proche...

JMS___Bourg« Je suis prêt à relever ce nouveau challenge de faire remonter le club en Pro A. Je l’ai fait dans le passé avec Vichy. C’est motivant de jouer la montée, davantage que de rester dans le ventre mou de la Pro A. » Ca se défend. En tous cas on y est presque : le Champagne est au frais, le public burgien en liesse attend la consécration d'un retour tant attendu en ProA. Il faut dire que sous la houlette de Jean-Michel Sénégal, Bourg en Bresse domine très largement le championnat de ProB. Il reste deux matchs à jouer et la Jeu possède deux points d'avance sur le SPO Rouen. Il suffit donc que Bourg gagne un seul match ou que Rouen perde un seul match, et c'est la ProA, enfin ! Mais c'est un scénario inimaginable qui va se dérouler : Bourg et Rouen, dans un fantastique duel à distance, jouent avec le hasard et les probabilités, en temps réel. D'abord, c'est un exceptionnel 17 sur 29 à trois points des poitevins en terre bressane qui prive la Jeu d'une victoire salvatrice : 100 à 104 ! Mais on peut tout de même encore espérer monter, si Rouen ne bat pas Limoges aux Cotonniers. Là bas aussi, le match se joue à un cheveu : prolongation ! Finalement, c'est le SPOR qui l'emporte. Jamais la JL Bourg n'aura été si proche d'un retour tant mérité en ProA : une seconde, un ballon, un coup de sifflet... le destin a tranché. Bourg se fait étriller à Beaublanc la semaine suivante, Rouen gagne et termine à égalité mais passe au point average. Le ressort est cassé, en playoffs, Bourg n'arrivera même pas à Bercy. Peut-on ressortir intact d'une telle frustration ? Cet épisode jette une ombre sur la carrière de Jean-Michel Sénégal, qui ne retrouve pas de club à la reprise de la saison. (photo : hauteloireinfo.fr)

Décembre 2008 : du rififi à Vichy ?

Jean_Louis_BorgEncensé après l'inoubliable épopée de Bercy, puis une première saison exceptionnelle en ProA, Jean-Louis Borg n'est plus en odeur de sainteté en cette fin 2008. Du jour au lendemain ? Presque. Pour commencer, JLB a eu le tort de tous les absents : embarqué qu'il était dans la triste aventure estivale de l'Equipe de France, il a raté deux mois de préparation. Et la JAV a dû apprendre à se passer de lui. Sous la houlette de Jean-Philippe Besson, les matchs amicaux d'avant saison sont convaincants et font admirer un jeu offensif plutôt chatoyant. Shaun Fountain, chargé de la difficile succession de Jimmal Ball, inaugure son maillot jaune par une prestation plutôt faiblarde face à Saint-Etienne en amical mais remonte suffisamment la pente dans les semaines qui suivent pour que le club lui accorde sa confiance pour la saison. Mais, sans qu'on s'y attende, le début de saison est catastrophique : la JAV joue mal et enchaîne les défaites. Alors que pourtant, ça allait si bien il y a seulement quelques semaines... Mais qu'est-ce qui a bien pu changer ? Eh, le coach, pardi ! Nombreux sont celles et ceux qui interprètent les choses à la manière de Toinette dans Le Malade imaginaire. Tel le poumon de Molière, le coach est donc la seule explication possible. On arrive au paroxysme à l'issue du match perdu face au Havre. Tout ce rififi aurait-il pu favoriser un retour de Jean-Michel Sénégal à Vichy, comme l'écrivait alors Var Matin ? Il semble que non, mais la rumeur était suffisamment crédible pour avoir été reprise.

Février 2009 : HTV, le coup de bambou !

kyle_MillingMiné par les blessures sur le plan sportif, malgré un recrutement de gala à la trève, le HTV d'Alain Weisz bataille en fond de classement pour laisser deux équipes derrière lui à la fin de la saison. Pire, au plan financier, le sol se dérobe soudainement sous les pieds du président Veyrat, qui se dit « abasourdi, choqué, écoeuré » suite au vote du budget du conseil général du Var, qui se traduit par une baisse brutale de 145 000 € de la subvention allouée au club à seulement quatre mois de la fin de la saison. La crise... Mais il n'empêche que sur les parquets, le HTV fait front et se bat courageusement pour rester en vie et maintenir le basket de haut niveau dans le sud-est de la France. Admirable, le vieux grognard Kyle Milling, 35 ans, septième saison au club, supplée à merveille la blessure de Vincent Masingue et compile 17 rebonds (!!) lors de la victoire inattendue du HTV à Gravelines. Un succès qui montre que, quelle que soit l'adversité, les toulonnais ne se rendront pas sans combattre : « Le HTV fauché mais toujours debout. » La formule de Raphaël Coiffier (de Var Matin) claque juste et fort. (photo : bcmbasket.com)

Février 2009 : « Vichy coupeur de têtes »

JAV_ORLEANS_645Inexplicablement, le malade vichyssois s'est rétabli : cinq victoires en sept matchs depuis le début de l'année ! Voilà que la JA Vichy est désormais estampillée « coupeur de têtes », que ce soit pour basketnews.net ou pour lnb.fr ! Et bien vite, c'est le mot « playoffs » qui remplace, mine de rien, le mot « relégation » dans les conversations en ville. Comme si de rien n'était. Ben voyons, exactement comme si l'objectif du club n'était plus le maintien.  Mais au juste, qu'est-ce qui a changé depuis la trève ? Un nouveau meneur (rien que ça !) catalyseur d'une cohésion qui commence pleinement à s'installer au sein du groupe, un déclic, une prise de conscience collective... « Mais alors, ce n'était pas le poumon ?! » Eh non, ma chère Toinette, ce n'était pas le poumon, c'était la tête !

Quoi qu'il en soit, neuvième place, treizième budget, la JAV tient son rang. Mais il faudra gagner encore 3 voire 4 matchs avant de se risquer à regarder plus haut. Et tant pis pour les théoriciens de la bouteille à moitié vide, qui déplorent que la JAV « traîne comme un boulet » certaines de ses défaites de début de saison. Il vaut mieux trainer son boulet plutôt que ce dernier ne vous entraîne au fond.

Février 2009 : JMS apporte son expérience au Puy

JMS___l_ASMBOn apprend que Le Puy (Nationale 2) s'attache les services de JMS jusqu'à la fin de la saison. Objectif : qualifier le club pour les playoffs, en vue de la montée en Nationale 1. François Renaud, président du club : « Que JMS ait accepté d’apporter son expérience à l’A.S.M.B pour essayer de faire monter le club de NM2 en NM1 constitue une formidable chance pour le club !… Je pense que son arrivée devrait apporter un nouveau dynamisme à l’équipe, ainsi qu’à l’ensemble du club. » (photo : asmbasket.com)

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A suivre...

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09 février 2009

La chute du géant vert

world_war_hulk_5_p« Prions d'ores et déjà pour une ProA à 18 la saison prochaine... » Faute d'une éventuelle modification réglementaire, ils n'y croient plus eux-mêmes, les supporters palois. Car on dirait bien que la cabane est tombée sur le chien. Lequel n'est pas encore cliniquement mort, mais ses heures sont comptées depuis la défaite d'hier soir face au Havre.

C'est pourquoi ils s'accrochent - comme l'avaient fait les clermontois la saison dernière - à un hypothétique passage de la ProA à 18 clubs qui pourrait leur sauver la mise, ne serait-ce que pour services rendus à la gloire du basket français. Et tant pis, pour certains, si cette manoeuvre n'est pas très glorieuse. Comme on dit, un moment de honte est vite passé. Sauf que, justement, même cette éventualité là ne serait pas forcément si favorable aux béarnais, comme l'exprime Elan Forever sur le forum non officiel du club : « Ôte moi d'un doute... Si jamais il y a un passage à 18 clubs, c'est bien trois clubs de ProB qui montent et un de ProA qui descend, non ? Ca a toujours été comme cela lors des élargissements de division il me semble... Bref, aujourd'hui, il y a 80% de chances pour que les béarnais finissent derniers et donc ne puissent de toute manière ne pas être concernés par cette chimère de rumeur qu'est le passage à 18 (par rapport auquel je suis contre par ailleurs, surtout si c'est juste pour "sauver" un club, fut-ce l'Elan)... »

Et pourtant. Après 17 journées de championnat, Pau-Lacq-Orthez (PLO) est la seule équipe de toute la ProA à avoir disputé dix matchs à la maison pour sept matchs à l'extérieur*. Et malgré ce calendrier favorable, les palois ne comptent que 3 victoires pour 14 défaites. Sachant que le maintien devrait se jouer aux alentours de onze victoires, il leur faudrait donc en théorie remporter huit des treize prochaines rencontres, dont seulement cinq se dérouleront à domicile. Et, sérieusement, si on se penche sur leur calendrier, on voit bien mal comment ils pourraient y parvenir... Bref, c'est très mal barré pour le « géant vert » béarnais, qui semble se diriger inéluctablement vers une ProB qui accueille déjà Limoges et Paris-Levallois.

Il est vrai que désormais, le Roi est nu. Les finances du club sont exangues et l'Elan de Didier Gadou ne pourra pas refaire comme la saison dernière le coup du « Prési » Seillant, qui avait permis au club de se sauver in extremis après un fructueux mercato. On a peut-être du mal à le croire, mais le club avait bien failli ne pas repartir cette saison. Si la descente en ProB devait se confirmer, c'est un nouveau monument du basket français qui viendrait mordre la poussière. Ce n'est évidemment pas une bonne nouvelle pour notre sport, mais il ne faudrait pas oublier que le sport se joue avant tout sur le terrain.

* Pour info, dans le même temps, la JAV a joué 8 fois à domicile et 9 neuf fois à l'extérieur.

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07 février 2009

La voie royale

tp_asvel« Le but, c'est pas de devenir le meilleur club en France. Le but, c'est de devenir le meilleur club en Europe. »

Ainsi donc, notre TP national vient d'investir dans le capital de l'ASVEL. Choix « raisonnable » s'il en est pour qui ambitionne de porter au plus haut les espoirs de voir le basket français devenir compétitif au plus haut niveau européen. Voire mondial d'ailleurs, tant il semble inéluctable que la NBA finira un jour par étendre ses ailes sur le vieux continent. Choix raisonnable parce qu'après avoir comme toujours laissé en premier parler son coeur (il avait d'abord pris des contacts avec Lille et surtout Rouen, son port d'attache), Tony a rapidement compris que le projet proposé par Gilles Moretton était le plus avancé en France et le plus susceptible de défendre les couleurs tricolores.

Je ne reviens pas sur les détails de l'opération, la presse s'en fait suffisament l'écho un peu partout. Voyez, si ce n'est déjà fait, la vidéo sur le site de basketnews.net.

Je dois avouer que ce jeune homme m'impressionne réellement. Dire qu'il a la tête bien faite est un doux euphémisme tant il réalise à ce jour un parcours absolument sans faute. Que ce soit sur le plan purement sportif (sur le terrain et autour du terrain) ou dans la vie, ses choix inspirent respect, sympathie, voire admiration. Et plus on apprend à connaître le personnage, plus on découvre qu'il est très loin d'être ce « Tonipi », rappeur écervelé qu'en font les guignols de l'info. Visionnaire, fidèle aux hommes et aux valeurs, voilà qu'à seulement 27 ans, il semble déjà avoir vécu deux vies. En attendant - même s'il a encore le temps - il commence à ressembler de plus en plus au portrait-robot de la personnalité préférée des français, façon Zidane ou Noah. Mélange d'exploits sportifs et de reconversion réussie... Mais il reste encore quelques dizaines d'années pour en arriver là.

Avoir des rêves de gosse inaccessibles, c'est assez commun. Pouvoir les concrétiser, ce n'est pas donné à tout le monde. En attendant, le virage que négocie aujourd'hui Tony l'en rapproche un peu plus encore...

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07 janvier 2009

Coach cherche job

images« Hey, faut pas rester là, monsieur, faut sortir, maintenant. » Je ne sais pas comment on le dit en russe, mais c'est le message qu'a entendu Laurent Buffard - et du coup, son acolyte Jacky Moreau - pendant la Trêve de Noël. Le coach français le mieux rétribué du marché a été coupé par Ekaterinbourg. C'est la fin d'une drôle d'aventure. Qui nous montre, une fois encore, que le métier de coach est à déconseiller aux âmes sensibles.

Je me souviens de son air réjoui lorsqu'il avait pris l'équipe, voilà deux saisons. Nous étions à la gare de Valenciennes et il annonçait ses recrues, comme s'il enfilait simplement des perles à un joli collier. Il quittait le Nord et son  statut de coach hautement respecté dans son milieu - le basket féminin - pour devenir, bien plus qu'un simple coach en exil, LE coach français le mieux rétribué. Plus que des Vincent Collet, Jean-Luc Monschau, Jean-Denys Choulet ou... Jean-Louis Borg, bien sûr. Ekaterinbourg lui promettait des montagnes de dollars et c'est en limousine qu'ils ont été accueillis dans la glaciale Sibérie, son assistant et lui. Chaque fois que je l'ai revu, depuis son départ en Russie, il affichait cette mine des gens à qui tout réussit, sûrs d'eux, pour qui le doute semble n'avoir de sens qu'accolé à "aucun". Un petit coup de fil parfois, et il m'apprenait qu'il avait eu en renfort une Deanna Nolan ou que Candace Parker viendrait étoffer un effectif déjà blindé. Il le disait de façon naturelle et de façon sereine, comme si la pression inouïe que les sponsors russes exercent ne le concernait pas. La saison passée, malgré une fin en eau de boudin, Laurent Buffard avait été reconduit. Nouveau petit coup de fil, il m'avait annoncé qu'il avait même signé une extension de contrat.

Leader de son groupe, Ekaterinbourg restait en course pour le Final Four de l'Euroleague et le trio n'avait a priori aucune raison de s'inquiéter lorsqu'il a rejoint la France pour les fêtes de fin d'année. Le 14 décembre,  le CSKA - club d'Edwige Lawson et Ilona Korstine, rescapé après avoir déclaré forfait - battait Ekaterinbourg assez lourdement (73-50). Et son coach, Gundars Vetra - jamais vu un coach hurler à ce point ! - a alors été sollicité par les employeurs de Buffard. Ce qui devait arriver arriva : le 27 décembre, Laurent Buffard a appris qu'il n'était plus coach d'Ekaterinbourg, après un an et demi d'exercice dans un luxe inouï et alors que les résultats étaient loin d'être déshonorants. Pour le coach, chez qui on a toujours senti la fierté d'avoir construit seul sa réussite, lui qui avait plutôt galéré chez les garçons auparavant - à Cholet et Toulouse - c'est une véritable page qui se tourne. Le revoilà dans le circuit, dans ce drôle d'univers de chaises musicales où les coaches attendent qu'un de leur petit collègue fasse la boulette de trop.

D'ailleurs, dans l'histoire, cela a fait un heureux : Igor Groudine, qui revient aux affaires au... CSKA, lui qui en avait été évincé. Et puis, que Laurent Buffard ne regrette rien: son renfort de choc, Candace Parker, qui devait arriver en janvier, ne viendra pas : la jeune star américaine attend son premier enfant. On se console comme on peut, pas vrai ?

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06 janvier 2009

Du neuf pour 2009 ?!

ann_eJe vous vois venir, la mine rabougrie, l'esprit chagrin. Après les cotillons, c'est toujours un peu la gueule de bois et le coup de la bonne année, des bonnes résolutions, on nous le fait chaque mois de janvier. Mais on a beau faire la moue, personne n'y coupe. Alors, à l'heure des bons voeux, voilà nos souhaits pour 2009, en espérant que la balle orange y aura une place de choix (on peut rêver, première résolution).

La Pro A pour la JAV
Une victoire sur Nancy, la JAV n'aurait pas pu mieux démarrer l'année. On rêve de Pierre-Coulon euphorique comme la salle l'a été la saison passée. Pas question de zapper les derniers épisodes, envisageons-le simplement à la Nietzsche : ce qui ne te tue pas te rend plus fort. On y croit.

Les Bleus à l'Euro
Bon, attention, la tâche s'annonce rude, mais il reste encore un espoir pour que les Bleus se qualifient à l'Euro Polonais. Ils devront pour ce faire passer sur le corps des Italiens, entre autres, avec Tony Parker en chef de file. On croise juste les doigts pour que le coach désigné soit, cette fois, un choix cohérent. Vincent Collet, ça fait partie de cette catégorie fort judicieuse. Je dis ça, je dis rien...

Une Pro A respectée
Où aucun tour de magie ne permettrait d'accorder des passe-droits à des clubs, aussi historiques soient-ils, avec un retour de la Pro A à 18, parce que Pau et Cholet sont menacés par la relégation. Personnellement, je serais très, très chagrinée que ces deux bastions aillent se refaire en Pro B, mais quelqu'un irait-il bouger le petit doigt s'il s'agissait de Rouen, Hyères-Toulon ou... Vichy ? On est d'accord.

Une salle pour l'ASVEL
Le club rhodanien est aujourd'hui le plus à même de porter haut les couleurs du basket hexagonal en Europe. L'idée déplaira à certains mais il faut savoir reconnaître aux audacieux leur force de frappe. L'ASVEL a plusieurs longueurs d'avance dans son approche marketing et si on s'éloigne de notre esprit clocher chéri pour se rapprocher d'une logique d'entreprise, on y gagne en exposition, Le basket a besoin de têtes pensantes et de l'ASVEL. Et d'autant plus après la nouvelle campagne catastrophique de nos représentants dans la compétition la plus huppée du Vieux Continent.

Un titre pour Parker
Parce que mine de rien, Tony Parker est notre meilleur ambassadeur auprès des médias et qu'avec un titre des Spurs, on pourrait envisager plus de douze secondes sur le JT de Laurence Ferrari.

Un Efferalgan pour Le Mans, un Lexomil pour Pau...
Comment Le Mans, annoncé poids lourd du championnat, va-t-il rebondir après la crise qui touche le club ? Comment peut-on à ce point s'effondrer quand on a dans son  équipe un MVP (Spencer), une star du circuit européen (Bluthenthal) et le meilleur intérieur français (Koffi, si, si) ? Thierry Roland parlerait sans doute de l'incertitude du sport. On évoquera simplement le choc des egos. C'est triste, mais pas autant que la situation paloise. Le club  béarnais  a sombré parce que  son équipe était déséquilibrée mais surtout parce qu'il a manqué d'esprit visionnaire et  n'a du coup pas su enrayer le développement des autres concurrents.

Un seau d'eau froide pour Orléans
Bien structurée, l'équipe réalise une saison remarquable et, avouons-le, ça fait du bien d'assister à un tel renouveau de la hiérarchie. Histoire de ne pas couler dans la seconde phase, un petit coup d'eau froide, histoire que personne ne se croit arrivé, d'autant que, derrière, Villeurbanne, Nancy, Gravelines et Roanne n'ont pas dit leur dernier mot. Peu de risques, en fait, que le syndrôme grosse tête frappe les Orléannais : le rigoriste Philippe Hervé veille au grain.

Le sourire pour les supporters
Parce que, quand même, le basket reste un jeu, pas vrai ? Alors, on sourit en on se précipite dans les salles. Oui, on est parfois agacé, ça ne va pas toujours comme on veut, l'arbitre est un nul, le costume du coach adverse est moche et le tir de Dounia Issa est suspect derrière la ligne des lancer-francs. C'est pas une raison pour tirer une tête de dix mètres de long, d'autant que, parfois, l'arbitre a un sursaut, le coach retire sa veste et Dounia les rentre, ses lancers. Alors, bonne année !

Posté par lamouette44 à 23:51 - Basket en général - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 décembre 2008

French Blues

bdacLe basket français va mal ? Si Yvan Mainini continue de nier les faits avec aplomb, une (nouvelle) mauvaise nouvelle est parvenue des Etats-Unis, mercredi dernier. A moins que l'équipe de France y trouve un intérêt, finalement ?

Boris Diaw, l'un des seuls Frenchies à disputer les playoffs - derrière l'incontournable TP, of course! - quitte une franchise cotée pour la loose totale, Charlotte, avant-dernière de la Conférence Ouest, 7v-16d est le genre d'équipes sans âme.

Bon, on ne s'inquiète pas pour l'adaptation, à titre personnel, de Bobo, garçon intelligent à la personnalité riche, qui retrouve un autre Frenchie, à l'esprit très fin (je ne plaisante pas, j'adore ce mec !), Alexis Ajinça. Plus troublant est le rôle que les Français jouent désormais en NBA. L'Hexagone peut certes se targuer du plus gros contingent, avec dix joueurs, sachant que l'on y inclut, au contraire de la Ligue US, Joakim Noah, détenteur d'un passeport tricolore. Mais sincèrement, hormis TP, déjà connu dans les chaumières - y compris des intrigantes ménagères de moins de 50 ans - qui peut maintenant apporter un plus à l'image du basket français ? Comment peut-on imaginer que le JT de 20h lâche une news sur la balle orange lorsque ses supposés meilleurs représentants sont déjà dans l'ombre de leur discipline ?

Constat sévère ? Réaliste, malheureusement. Mickaël Piétrus, toujours aware, maîtrise bien son nouveau rôle, à Orlando et s'avère l'un des Frenchies qui tirent leur épingle du jeu, comme Tipi, All Star de la NBA. Nicolas Batum poursuit son apprentissage à Portland, avec des jours de très bien, d'autres plus mitigés. Hauts et bas également pour Yakhouba Diawara à Miami. Joakim Noah ne répond pas toujours aux attentes de son coach, Johan Pétro intrigue à Oklahoma (dans le doute, il reste quand même' souvent sur le banc), Ronny Turiaf, piégé à Golden State, a la nostalgie de ses Lakers, Alexis Ajinça apprend ce que veut dire "jeu physique" et Ian Mahinmi est retourné en NBDL. Et il y a notre Bobo national, donc, consacré en NBA après une saison de feu à Phoenix en 2006, aujourd'hui envoyé à Charlotte avec Raja Bell - quel joueur, celui-là, quand il veut - et Sean Singletary.

Diaw va démarrer samedi sous ses nouvelles couleurs, mais dans quel état d'esprit ? Depuis le départ de Mike d'Antoni cet été à New York, le Français était sans doute conscient que sa tâche se compliquait, tant le coach l'impliquait dans le jeu des Suns. N'empêche que ça doit être un choc d'être ballotté ainsi, surtout lorsqu'on a été ainsi adulé. Je me souviens avoir passé une semaine à suivre Boris dans l'Arizona, au temps de sa splendeur. Il était une star, à Phoenix. Pas un simple joueur, non, les gens l'adoraient !

Ce n'est pas ce statut somme toute superficiel qui va manquer le plus à Diaw, mais bien les playoffs. A moins que nous ne retournions le problème à l'envers : tous ces joueurs en vacances dès avril prochain, cela fera des troupes reposées pour espérer remporter le dernier ticket pour l'Euro 2009 !! Si, si. Le sourire est la meilleure réponse à la crise, parole d'optimiste éternelle.

Posté par lamouette44 à 11:14 - Basket en général - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2008

Héros d'un jour, mais pas de toujours

Un jour adulé, le lendemain hué, l'athlète de haut niveau est habitué à ces hauts et ces bas. N'empêche que, de l'extérieur, c'est toujours intrigant de constater deux facettes totalement opposées chez un même joueur à quelques jours d'intervalle.

Parfois, je me pose la question qui doit trotter dans la tête de tous les Javistes. Pourquoi ? Oui, pourquoi ça marchait l'année dernière ? Qu'est-ce qui a changé à ce point pour que Vichy perde de son allant ? Le coach, garant de la stabilité du jeu, est le même. Des éléments déterminants sont restés. Certes, il n'y a plus l'effet surprise, Jimmal Ball manque cruellement à la mène mais c'est toujours troublant de constater que les recettes passées ne permettent plus de franchir des montagnes. Hier soir, à Antarès, je me suis fait la même réflexion. Comment Le Mans, qui a frôlé l'exploit face à l'ogre Olympiakos, a-t-il pu se montrer aussi pathétique une semaine plus tard ? Comment des hommes qui se battent comme des chiens un jour peuvent-ils tout lâcher soudainement ?

Oh, les commentaires ont fusé. Quelques sifflets dans la salle mancelle, bien sûr, provenant des mêmes personnes si enthousiastes une semaine plus tôt. Des compte-rendus mordants ce matin dans la presse, comme ce titre de Ouest-France « Circulez, y'avait strictement rien à voir ! ». L'un de mes voisins que j'ai entendu lâcher : « Ca y est, on l'a notre branlée ! ». Et surtout, ces mines dévastées du président et de son coach, le premier présentant carrément ses excuses aux partenaires à l'issue de la partie, évoquant la faute professionnelle. On n'est pas loin d'approuver. Lorsque l'on n'a pas le budget doré de Malaga, mais aussi du Maccabi, de l'Olympiakos et de tous les mastodontes européens, le minimum, c'est de compenser autrement, par des vertus d'abnégation, pas toujours payantes, mais qui ont souvent permis à... Vichy, par exemple, de tenir la dragée haute à des adversaires plus nantis.

Dans une compétition extrêmement relevée où tous les mouvements sont plus rapides, intenses, les équipes françaises doivent réhausser leur niveau, et pas se contenter de faire de la figuration. Quand les "cadres" lâchent l'affaire, c'est difficile de faire illusion. JD Jackson restait impuissant, hier soir, exprimant lui aussi son malaise, sa volonté de se remettre en question. Mais que peut-il faire quand ses stars supposées arrêtent de jouer ? Dee Spencer a joué à l'envers, David Bluthenthal n'est plus qu'un fantôme, loin de son niveau passé et vu en début de saison. Et ce sont ces mêmes joueurs qui sont capables de rallumer la flamme. De redevenir les héros annoncés en début de saison, quand Le Mans se prenait à rêver du top 16. Là, doux euphémisme, ça s'est sérieusement compliqué. Pas bon pour la représentation des clubs français en Euroleague, une compétition où l'on ne peut tricher. « J'ai honte » a avoué Christophe Lebouille, président du MSB. Moi, j'ai un peu peur pour la suite des événements.

Posté par lamouette44 à 21:14 - Basket en général - Commentaires [3] - Permalien [#]
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