04 décembre 2009
Journée 10 : L'attraction (part 2)
Les belles images c'est bien joli, mais sans joueurs il n'y a pas de basket ! Et de ce côté là, Poitiers, c'est le monde à l'envers. Là aussi, c'est l'exception quasi culturelle qui prime avec la volonté première de s'inscrire dans la durée. Loin des problèmes de quotas, le PB86 aligne sept joueurs français et trois américains. Plus fort, un seul joueur découvre le club cette saison : l'expérimenté Pape Badiane. Depuis la N1, en 2005, un noyau de cinq joueurs a gravi tous les échelons. Cette année, la Pro A arrive comme une consécration.
L'alchimie et la continuité pourraient être les maitres-mots de Ruddy Nelhomme. Nommé coach de l'antichambre en 2009 par ses pairs, l'ancien choletais a permis aux pictaviens de franchir un palier. Une marche, un mur impossible à passer sans la quintette Maynier-Devehat-Gomez-Constentin-Guillard. Ces mousquetaires de la balle orange portent le club de division en division, tout en hissant leur niveau de jeu année après année. Une vraie anomalie sauce poitevine à l'heure du sport professionnel business. A l'aube de la ProA, Poitiers Basket découvre sa nouvelle salle. Pas une enceinte à faire frémir, loin de là. St-Eloi, la bien nommée est plus petite que Lawson-Body (2400 contre 2700), l'antre que le PB partageait encore l'an dernier avec les volleyeurs du Stade Poitevin. Un manque de repère à la maison qui pourrait expliquer la relative méforme des pbistes chez eux.
Avec une victoire (Le Havre) pour trois revers (Paris, HTVet le Mans), le PB est en effet loin d'être intraitable à domicile. En promu surprise, c'est à l'extérieur que les bleu et blanc font l'essentiel de leur moisson (Nancy en ouverture puis Rouen et Chalon). Treizième attaque de Pro A avec 72,7 points inscrits, Poitiers pêche largement par son adresse (la 15ème avec 41% de réussite). Ces faiblesses en attaque sont largement compensées par un esprit combatif et une solidarité de tous les instants. L'équipe de la Vienne présente notamment de belles aptitudes au rebond offensif (13 prises/match, contre 15 pour Vichy, leader dans ce domaine).
Pour mener cette joyeuse troupe, c'est Cédric Gomez (#12) qui donne le tempo. Avec 4pts, 3 rebonds et surtout 5 passes/match (en 22 minutes pour 10 d'évaluation), l'ancien joueur de l'Etendart de Brest est ce qu'on appelle un meneur gestionnaire. Il a réussi son meilleur match la semaine passée à Cholet avec 8 pts, 5 passes mais surtout 7 interceptions. En back-up, Guillaume Constentin (#10) remplit parfaitement son rôle (3 pts, 2 rebonds, 5 d'évaluation en 17 minutes). Pour sa septième saison au club, il est le joueur sobre et sans déchet par excellence, sauf à 3 pts où il affiche un vilain 3/15 depuis le début de la saison.
Au poste 2, Tommy Gunn (#4) retrouve un club par lequel il était passé il y a deux saisons. Ce petit arrière fait de la percussion son arme numéro 1. Bien installé dans le cinq, il compile 10pts, 3 rebonds, 2 interceptions mais 3 balles perdues pour 7 d'évaluation en 26 minutes. En partant du banc, le capitaine Sylvain Maynier (#8) apporte son énergie. En 20 minutes par match, il score 2 points de moyenne et capte 1 rebond pour 1 d'évaluation. Encore une preuve de la limite des statistiques.
Sta-bi-li-té
A l'aile, Rasheed Wright (#5) est le top scoreur du PB avec 15,78 points par match. A Vichy il avait, selon ses mots, « changé beaucoup de choses dans son jeu » et de son propre aveu ça « ne marchait pas très bien ». Descendu d'un étage, il est devenu LE clutch player officiel du PB. Avec l'ancien levalloisien et vichyssois impossible de faire des moyennes statistique. En pur shooteur, il sent le match, ou pas. Dans cette logique il alterne le bon et le moins bon. S'il a flambé face à Toulon (38 points et 9/14 derrière l'arc) il s'est montré beaucoup moins précis lors des victoires contre le Havre (9 points à 3/16 au tirs pour -1 d'éval) et à Rouen (2pts à 1/7 et -2 d'évaluation). Il est le plus gros temps de jeu de l'équipe avec 31 minutes passées sur le parquet en moyenne. Derrière, la « politique jeunesse » du club est incarnée par Lamine Kante (#9). A Poitiers depuis 2007, cet ancien manceau est une des révélations de la saison en ProA. Explosif par nature, il est sur une pente ascendante avec trois derniers matchs d'excellente facture (16, 11 et 8 points) le tout avec un temps de jeu franchement limité (14 minutes).
Dans la raquette, Pierre Yves Guillard (#11) est le talent individuel en devenir du PB. A 25 ans, il a été nommé par l'Equipe dans les All Stars de la semaine à deux reprises. « Il a stabilisé son shoot » selon les mots de Ruddy Nelhomme, et ça se voit déjà sur le terrain. Brillant sur certains matchs (Le Havre, Paris, Chalon) il a, à l'image du collectif, eu plus de difficultés face aux « gros » (Cholet, Villeurbanne : 2 d'évaluation). Performant des deux côtés du terrain, il cumule 8 points et 6 rebonds pour 10 d'évaluation. En remplaçant de luxe, Kenny Younger (#14) est la polyvalence à lui tout seul. Homme de devoir, cet habitué des championnats européens prouve à 32 ans qu'un petit intérieur peut vraiment exister dans l'élite. Il a réalisé de joli cartons contre Nancy et Le Mans (respectivement 18 pts et 6 rbs et 20pts ,5 rbs et 4 passes). En moyenne il pèse 12 pts, 6 rebonds et 13 d'évaluation en 27 minutes.
En pivot, l'ancien champion de France Pape Badiane (#7) a surpris la sphère basket en signant à Poitiers. Décevant au Mans, Le poulpe vient se relancer dans le 86. Deuxième dunkeur de Pro A avec 14 réalisations à son actif, l'international brille également en défense. Loin derrière le duo Sene-Issa (3 contres/ match) il complète le podium avec près de deux bâches (1,89) par soirée. En contrepartie, Pape n'est pas un exemple de régularité (trois matchs à 22 d'évaluation, mais 3 autres sous les 4 d'évaluation). Pour parfaire la peinture, la tâche est confiée à Yann Devéhat (#15). « Boby » est l'une des figures de proue du club, apportant au groupe par sa simple présence. Discret sur le plan statistique, il n'est pas entré en jeu sur les deux
derniers matchs.
Pour le PB, l'écart au coup de sifflet final n'a qu'une seule fois dépassé les 10 points (contre Paris -16). La JA Vichy, convalescente, va se trouver en face d'une équipe enthousiaste qui ne lâche rien. Les pieds sur terre mais la tête dans le grand manège de la ProA, Poitiers, s'il réussit son pari peut devenir la nouvelle attraction du basket français Attractif pour les joueurs, spectateurs, cinéphiles et internautes, le PB86 trace les nouvelles frontières du sport moderne. Chapeau bas, l'éclaireur !
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03 décembre 2009
Journée 10 : L'attraction (part 1)
Après Paris et ses caméras, après un passage télé avorté face à Gravelines, voici Poitiers et sa communication hors norme pour un club de basket hexagonal. Fondé en 2004, le PB86 a connu une « irrésistible ascension », pour reprendre la Une de MaxibasketNews cette semaine. En Septembre dernier, le club tout juste promu s'est même payé le luxe d'une projection cinéma pour fêter son arrivée dans l'élite. Côté terrain, c'est la continuité qui prime avec une ribambelle de joueurs du cru, des américains impliqués et une formation qui commence à faire ses preuves. Sur le plan comptable, les résultats parlent d'eux mêmes : 4 victoires pour 5 défaites. Pas si mal pour un promu au budget identique à celui de Vichy.
Poitiers, c'est un club presque familial dans une ville moyenne (42ème agglomération de France) qui a pourtant déjà l'air d'un grand. Quelle est donc la recette magique ? Le PB mise avant tout sur l'innovation et une communication offensive. Et ça marche. Pour preuve, la page Facebook du club est la plus populaire de Pro A avec 5400 fans, et le site internet du club est l'un (LE ?) des plus consulté de la division. En images, pour suivre l'équipe et ce qui l'entoure, le staff poitevin fait confiance aux talents de Benoit Dujardin et son équipe. Vis mon match est un zoom éclairé sur le quotidien d'un homme du PB : joueur, supporter(trice) ou dirigeant(e). Pour le premier numéro de la saison, c'est l'ancien international Pape Badiane, recrue de prestige, qui se prête au jeu, avec humour et une pointe d'auto-dérision. C'est aussi l'occasion de découvrir les blagues de l'ex capitaine javiste Sylvain Maynier. (Pour lire la vidéo : clic droit sur l'image et ouvrir le lien dans un nouvel onglet )
Après chaque rencontre à domicile, c'est PBclub qui prend la relève avec une analyse du match et une longue interview d'un joueur des bleu et blanc. Le dernier épisode, après la défaite contre Le Mans (79-81 8ème journée) est consacré à l'ancien numéro 8 vichyssois Rasheed Wright. Il revient (en parfait français) sur l'ensemble de sa carrière et sur son passage au bord de l'Allier.
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27 novembre 2009
Paris - Vichy : la forme et le fond
A Paris on vous dira toujours que la forme précède le fond. La forme, le cadre enfin bref le portique ou l’étiquette, tout ce qui est sensé laisser bruisser le fond. Le hic c’est qu’en substituant les paillettes à la forme, on crée moins souvent le fond qu’on ne le touche.
Je me souviens toujours d’un POPB ouvert à tous les vents, aspirant ce qu’il pouvait des flux humains parisiens pour un match de gala joué sous l’œil des caméras de Sport + : Paris-Roanne, un affrontement dont nos voisins allaient sortir vainqueurs, livré dans une ambiance presqu’aussi mercurisée que celle d’une cathédrale picarde plantée au royaume de la betterave.
Mais je m’égare, et je ne devais vous entretenir que du match de mardi dernier remporté par la JAV, auquel j’ai assisté ravi et presqu’aussitôt dénoncé par un coach à lunettes survolté(es ?).
La forme encore lorsque la JAV est très poliment accueillie non sans la condescendance du « grand » envers le petit. Après tout les Vichyssois ne sont-ils pas à courir après une troisième victoire alors que Paris, lui, Vassalo, lui, etc… ? La forme encore lorsque les gradins se remplissent, se garnissent avec parcimonie de groupes triés sur le volet de bien interlopes générations spontanées : promis l’année prochaine, je vous fais un car de trois ou quatre classes de CAP grimées en jaune et vert, et on fait la claque (sens figuré et sens propre, cela va sans dire)…
« Mais, nous on s’en fout, on » vient, on gagne et on s’en va. Avant bien sûr, on joue. C’est tout. Dixit capitaine David. C’est d’ailleurs par là qu’il faut engager le match. Par le capitaine de la JAV. Toujours aussi professionnel, appliqué et rigoureux. Dans son jeu, sa défense, sa concentration. Intelligent lorsqu’il remonte la balle très proprement histoire de faire souffler son meneur soumis au double feu Ball – Albicy et à leurs courses hyper rapides. Solide et endurant dans sa défense sur Vassalo, puissant, grand, rapide et aimant le contact. Le guerrier David tient la barre quelle que soit l’opposition. Il use, il éteint, il dégoûte. Lorsqu’en plus, il rentre ses shoots, il écrase.
Début de troisième QT, c’est au tour de son copain clermontois de déployer les ailes d’une imparable défense qu’il n’avait jusque-là pas encore fait briller. Prise à deux sur Vassalo dans le coin droit du terrain. Le joueur parisien s’élance, et tente un jump-shoot dont il a le secret. Dounia s’élève et contre à l’endroit précis de l’ignition du shoot. Déconvenue, douche froide dans les rangs et les rangées parisiens. Quelques minutes plus tard, rebelote. Vassalo tentera de compenser par une défense assez agressive qui lui vaudra quatre fautes. Mais il est éteint pendant 10 bonnes minutes. Si à ce cadenassage en règle, vous ajoutez la puissance de James et l’implication des autres… Plus un zeste d’euphorie javiste au-delà du cercle, c’est l’envol pour les jaune et vert : Leloup s’emporte à l’autre bout du terrain, la JAV rentre à peu près ce qu’elle veut, même et surtout des shoots pris dans les dernières secondes, l’écart se creuse. Fatal. L’application montrée lors des premiers QT finit par payer dès lors qu’elle n’est plus entravée par la guerre de tranchées qui avait prévalu jusque-là avec sa cohorte de fautes et de lancers accordés aux Parisiens.
Bref, une équipe solide qui vient confirmer le match disputé contre Dijon ainsi que tous les espoirs fondés dès avant le lancement de la saison. Seule demeure la question des rotations et du nombre d’éléments efficients pour pouvoir boucler la saison. Là encore une question de forme. Mais là par contre, pas de souci, le fond est déjà là.
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24 novembre 2009
Journée 8 : Mardi c'est pas ravioli (Part 2)
Chat échaudé craint l'eau froide. C'est avec cette formule qu'on pourrait résumer la politique sportive du PL cette saison. Oubliée la prétention débordante, les projets de titres à court terme et les objectifs de playoffs avant même d'avoir construit un collectif. Le PL new-look est une « équipe de valeurs » selon les mots du coach Jean-Marc Dupraz. Ces mêmes valeurs qui ont poussé les dirigeants du club de la capitale à bâtir une équipe autour des hommes forts du précédent exercice, conclu par une remontée express dans l'élite.
Prudent mais néanmoins ambitieux, le Paris Levallois réalise une belle entame de championnat (4 victoires, 3 défaites). Et vu la difficulté du calendrier, la performance est remarquable pour un promu. Jugez plutôt. Trois victoires à l'extérieur contre Poitiers (79-63), Dijon (90-74), Villeurbanne (77-75) et un succès à domicile : Gravelines (80-73). Les deux revers face au SLUC Nancy (76-77) et contre le MSB (61-75) sont presque logiques pour une équipe en manque de repères à ce niveau. Le troisième, à Chalon (75-91), est le seul match véritablement raté pour le PL. Mercredi dernier, pour le compte de la Coupe de France, les hommes de Jean Marc Dupraz ont décroché un succès facile face à Reims, actuel pensionnaire de Nationale 1 (54-76).
A la baguette, c'est Jimmal Ball (#5) qui drive les franciliens. Titulaire indiscutable, l'ancien MVP de ProB n'évolue plus du tout dans le registre de meneur-scoreur qu'il avait par le passé. Avec 6, 4 points de moyenne (pic de la saison à 12 unités face à Dijon) en 25 minutes passées sur le parquet, JB est davantage un liant collectif qu'un joueur d'impact. En passant de la ProA à la ProB, son apport statistique a fortement diminué avec pour preuve une évaluation qui est pour l'instant presque divisée par deux (7,6 contre 14,1 l'an passé). A titre de comparaison, avec Vichy, Jimmal émargeait à 17,9 en ProB et 11, 3 en ProA. En back-up, on retrouve la nouvelle pépite de l'ex PBR : Andrew Albicy (#6). A 19 ans, ce pur produit de la formation parisienne apprend le métier à une vitesse vertigineuse. Pas très à l'aise dans le contexte rugueux de la ProB, il montre désormais un niveau de jeu impressionnant pour un joueur de son âge. Pour l'instant il compile 5,6 points et 3,6 passes en 20 minutes de jeu.
« On n'est pas les Guy Roux du basket »
Pour assurer la transition ProB - ProA, le staff parisien a enrôlé Angel-Daniel Vassallo (#8). L'international Portoricain se révèle comme une des très bonnes pioches de l'inter-saison. Avec 18 points par match, c'est le 4
ème scoreur de la division. Tout juste sorti de Virginia Tech, il n'attire pas le regard des franchises NBA malgré
de très bonnes statistiques (19,6points, 6,5 rebonds/ match). En moyenne AD inscrit 18 pts, capte 6 rebonds mais perd également 3 balles pour
17,3 d'évaluation en 29 minutes. En rotation, Joachim Ekanga (#9) essaye de faire sa place derrière la nouvelle coqueluche de Coubertin. Ce joueur estampillé ProB est « Un attaquant qui sait aussi défendre » dixit Dupraz. Très irrégulier en ce début de saison (cinq matchs à 2 d'évaluation ou moins, et deux bonnes sorties à 9 et 13 d'évaluation), l'ancien homme fort de Nanterre cumule 4 points, 11 minutes pour 4 d'évaluation en moyenne.
A l'aile, c'est Prosper Karangwa (#7), le saltimbanque de Pierre Coulon qui officie. Pour reprendre une tirade de Benoit Poelvoorde dans C'est arrivé près de chez vous, Prosper est un joueur multifonction : « Tour à tour finaud, tour à tour polisson, tour à tour gangster, mais tour à tour généreux. » C'est un peu tout ça à la fois l'ami Prosper, lui seul est capable de marquer à genoux (vs Le Mans, Semaine des AS 2008) et de faire gagner un match sur un shoot venu de nulle part. Comme son équipe il ne s'est loupé qu'une fois : face à Chalon (-1 d'évaluation) et il reste sur une belle performance à Villeurbanne où il a été l'auteur de 12 points (5/6 aux tirs) et 4 rebonds. En moyenne, il pèse 7,5 points, pour 10,5 d'évaluation en 24 minutes. Sur le banc Wilfried Aka (#10)
est plus qu'un joueur d'appoint. Pour son entraineur, il représente « le
capitaine et l’homme de confiance qui peut jouer 5 comme 30 minutes. »
Avec 11 minutes de moyenne et 2 points inscrits, ce meneur d'hommes est
avant tout utilisé pour faire souffler les cadres. Il livre à 20minutes.fr ses impressions sur le début de saison du PL et les objectifs de son équipe contre Vichy. Pour l'international ivoirien, qui se défend d'afficher une modestie à la Guy Roux, « l'objectif reste le maintien [...] c'est à mi-saison qu'on dira si on peut viser plus haut. »
Dans la peinture, Rodney Elliottt (#15) est un vieux
routier des championnats européens. Dans le cinq à chaque match, le
shooteur n'a pas du tout le même rendement qu'en ProB avec seulement 5 pts, en 22
minutes pour 4,3 d'évaluation. Il a réalisé son
meilleur match la semaine passée à l'Astroballe (8 points et 7 rebonds). A l'image d'un Gordon Watt, LaQuan Prowell (#13) évolue dans le rôle du poste 4 qui s'écarte. En sortie de banc, il fait un excellent début de saison avec 10 pts, et 13 d'évaluation en 23 minutes. En défense, ce joueur dévoué au service du collectif montre de belles aptitudes au contre avec 1,6 block/match.
Au poste de pivot, Lamont Hamilton (#11) est l'auteur d'un début de saison curieux. Après 3 matchs de haut vol (16,16 et 21 points), l'ancien joueur de Tenerife attrape la grippe A et manque le déplacement à Dijon. Depuis, moins utilisé, il semble marquer le pas sur ses dernières sorties (4, 2 et 5 points). De l'autre côté du terrain il capte 4,5 rebonds et fait 1 contre par match. En relais, c'est Michel Jean-Baptiste-Adolphe (#14) qui se démultiplie avec talent. MJBA est le joueur le plus adroit de proA avec 69% aux shoots à deux points. Son ambition ? Être un des meilleurs pivots français de ProA (voir interview sur Basketsession). Prétentieux diront certains mais à 30 ans, The Boss déploie une telle énergie qu'il semble pouvoir gommer nombre de ses lacunes techniques. En 17 minutes, il a le temps d'inscrire 8,4 points pour 11 d'évaluation. A Dijon, en l'absence d'Hamilton, il a livré son meilleur match de la saison avec 18 points, 5 rebonds, 2 contres pour 24 d'évaluation. Les espoirs Giovan Oniangue (#4) et Malela Mutuale (#12) complètent l'effectif.
Derrière les emblématiques Michel Jean Baptiste Adolphe et Jimmal Ball, le technicien parisien Jean Marc Dupraz dispose d'un effectif fourni capable de jouer les trouble-fête, dans un championnat sans réelles places fortes. Côté spectacle, il y a fort à parier que le match ressemblera à une bataille de tranchées. Vichy et Paris sont deux équipes qui partagent la même hargne défensive, en témoignent les 4,4 contres par match pour Paris et 4,6 pour Vichy, les leaders de cette catégorie statistique. Après les conviviales retrouvailles en préparation dans le cadre du Tournoi du cœur (victoire de la JAV 71-68 mais sans Vassallo), le premier match officiel sera l'occasion de tester la compétitivité de deux équipes qui sauf surprise lutteront pour le maintien. Mettre Paris et la JAV sur un pied d'égalité, un signe du temps illustrant le renouveau, modeste et humble, du Paris Levallois.
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20 novembre 2009
Journée 8 : Mardi c'est pas ravioli (Part 1)
Les Paris-levalloisiens redoutaient-ils une arrivée massive de supporters javistes ? Les dirigeants du PL craignaient-ils que Jimmal Ball et Prosper Karangwa perdent leurs moyens devant ce trop plein d'émotions ? On ne le saura sans doute jamais, mais nombreux sont les fans vichyssois qui attendaient ce déplacement comme un grand rendez-vous de la saison, il n'en sera rien puisqu'il aura lieu mardi ; problème de disponibilité parait-il...
D'ici là, il faut bien s'occuper et tenter de scouter modestement l'adversaire. Paris, c'est Paris. Une ville dans le désert français, disait un célèbre géographe dès l'après-guerre. Dans le paysage basketballistique actuel c'est un peu pareil, même si l'ASVEL a aujourd'hui concrétisé les ambitions que le club francilien nourrissait par le passé. Un passé, passif, carrément poussif qui n'est pas si lointain. Fondé il y a deux ans, le club - fusion du PBR et du Levallois SC - prend l'ascenseur dès sa première année d'existence. Exit Rigaudeau, les paillettes, et... bienvenue en ProB ! Même si la remontée est immédiate, le mal est fait. A l'aube de la nouvelle saison, l'autre promu, Poitiers, débarque dans l'élite avec un visage dix fois plus glamour, un public, une communication au top et un vrai projet. Au PL, c'est flou mais, capitale oblige, l'exposition est maximale. Une caractéristique partagée cette année avec la bien trop seule ASVEL. Petit aperçu (loin d'être exhaustif) de la couverture médiatique du club d'Ile de France lors des dernières semaines.
On commence avec le Journal de France par France Pierron sur L'Equipe TV, cette semaine. Abordant la thématique sportive sur un tonalité mêlant naïveté et fraicheur, le sujet met l'accent sur l'un des problèmes principaux du basket à Paris : sa reconnaissance auprès du grand public. Derrière un titre un tantinet racoleur (ndlr : Le PLB, un grand club en devenir) on peut percevoir les difficultés qu'a le basket à percer dans le bassin parisien, un constat qui est partagé par le capitaine parisien Wilfried Aka.
(Pour lire les vidéos : clic droit sur l'image puis ouvrir le lien dans un nouvel onglet ou fenêtre)
On continue avec la chaine Infosport qui, il y a un mois, s'intéressait à Angel Daniel-Vassallo, l'ailier porto-ricain du PL. Nouvelle attraction de la Pro A avec 18 pts/match, il a établi son meilleur total de la saison (24 unités) à Villeurbanne la semaine passée lors de la victoire des siens (77-75).
Sur l'Equipe.fr, on trouve une chronique originale intitulée Dans les baskets de Jimmal Ball. Voici le premier numéro, tourné en début de saison avec l'autre meneur du PL : Andrew Albicy Ce premier jet devait en appeler d'autres mais soit je suis incapable de les trouver soit il n'y a pas eu d'autres épisodes consacrés au sympathique meneur franco-américain.
Enfin on termine avec PLNEWS, le magazine officiel du club du 75 et du 92 présenté par David Vengerder d'I Télé. Ce cinquième numéro, tout frais de cette semaine, propose un résumé de la rencontre face à l'ASVEL, une interview du jeune Andrew Albicy et une autre (en VO) du pivot américain Lamont Hamilton qui insiste sur la dureté physique des postes 5 en ProA.
Au delà de l'aspect médiatique, avec 4 victoires pour 3 défaites, le club francilien semble sur la voie de la rédemption. Mais à Paris il ne faut jamais jurer de rien ! La suite dans la Part 2.

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19 novembre 2009
ProA : La huitième journée
Cette huitième journée se déroule sur quatre jours. Vendredi, les matchs Nancy - ASVEL et Poitiers -Le Mans ouvrent le bal alors que Paris-Levallois - Vichy cloturera cette journée mardi.
Nancy - ASVEL :
Belle affiche à Jean Weille. Enfin sur le papier, car le SLUC accueille tout de même le 12ème du classement. Et on voit mal Nancy être stoppé par la fantomatique ASVEL. Ricardo Greer, proche du triple-double à chaque journée, et ses coéquipiers, en confiance après une belle balade normande il y huit jours, voudront enfoncer un peu plus les rhodaniens dans la tourmente.
Côté Villeurbanne, un nouveau joueur a été signé. L'extérieur Rawle Marshall arrive comme pigiste de Curtis Borchardt. Vincent Collet compte sur l'ex NBAer pour apporter de la menace sur les ailes. Pourtant dans la défaite face à Paris, les ailiers Dewar et Lukauskis se sont réveillé et ont affiché un joli 8/15 à 3pts. Du reste, ce sont les seules satisfactions du week-end dernier. Car Bobby Dixon, malgré ses 10 assists, continue dans le néant offensif. Ce match en Lorraine ne vient pas au bon moment, à moins que cette formation ne se sublime face à des adversaires plus huppés.
A suivre : Charcuterie lyonnaise au menu des nancéens ?
Poitiers - Le Mans :
Match de gala dans le Poitou ce vendredi. Après une victoire importante à Rouen samedi dernier, les joueurs de Rudy Nelhomme reçoivent des Manceaux auréolés de leur large victoire à Orléans mardi. Il faudra toute l'adresse de Wright, Gunn et Younger pour lutter face au collectif sarthois.
Les Manceaux ont l'occasion de conforter leur place de leader sur le parquet des Pictaviens. Après leur démonstration à Orléans, ils ne vont sûrement pas s'arrêter en si bon chemin. Emmené par un Dee Spencer au sommet de sa forme, on voit mal les homme de JD Jackson repartir bredouilles de Poitiers.
A suivre : les retrouvailles de Pape Badiane contre ses anciens coéquipiers manceaux.
Gravelines - Cholet :
Auteur d'un hold-up dans le Var, Gravelines reçoit ce week-end Cholet dans son Sportica. Christian Monschau peut compter sur ses hommes en forme du moment, Woodside et Lewin, ainsi que sur la montée en puissance d'Akpomedah pour espérer accrocher le co-leader. Par contre, Sumpter parti, le secteur intérieur se retrouve amputé d'une rotation. Mais dans son antre, les nordistes sont toujours difficiles à manoeuvrer.
A Cholet, on va essayer de perdurer le bon début de parcours. Pourtant avec le départ surprise pour l'Italie de son intérieur Claude Marquis, l'équipe des Mauges se présentera avec un joueur de moins. Mais c'est l'occasion pour Kunter de donner plus de minutes à ses jeunes Séraphin et Léonard. Avec un jeu bien installé, les choletais ont les moyens de revenir avec une victoire dans la soute du bus.
A suivre : Cholet va-t-il garder sa place de leader ?
Dijon - Roanne :
Après la « branloute » [NDLR : les habitués des Guignols de Canal Plus le savent déjà : une « branloute » est une branlée doublée d'une déroute... ;-)] reçue à Vichy le week-end dernier, les dijonnais reçoivent un adversaire encore plus coriace. Cette semaine, il faut espérer que le coach Dessarzin ait acheté une défense pour son équipe. Défaillante contre la JAV, elle va encore être durement mise à l'épreuve face aux canonniers choraliens. Et même si Marshall voudra se racheter de son dernier match, la partie s'annonce très difficile. A noter que la JDA s'est inclinée ce mardi en Coupe à (attendez je prends de l'élan)... Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2 !!!
Dans la Loire, le moral est toujours au plus haut. Facile vainqueur d'Orléans lors de la dernière journée, la Chorale entend bien continuer sa marche en avant. Fort de dix joueurs interchangeables, l'équipe ligérienne doit s'imposer en Bourgogne. Tony Williams, pigiste de luxe de Dylan Page, en profitera pour gagner du temps de jeu et à nouveau démontrer son talent dans le championnat de France.
A suivre : le duel de « melon » Marshal vs Mims
Chalon - Rouen :
C'est le match vedette de la journée dans le bas du tableau. Chalon ne veut pas laisser l'occasion de glaner sa seconde victoire. Malgré un effectif réduit, les locataires du Colisée ont les moyens et surtout l'obligation de s'imposer. On peut faire confiance à Greg Beugnot pour faire passer le message.
Côté normand, on a commencé le remodelage de l'équipe. Est arrivé l'ex-dijonais Eric Chatfield en remplacement du décevant Nixon. Michel Veyronnet composera pour l'instant avec trois meneurs de jeu, Poupet, Houston et donc Chatfield. Ayant - non sans mal- gagné leur premier match officiel mardi en Coupe de France à Quimper, les rouennais auront peut-être retrouvé un semblant de moral. Mais avec Houston et Nascimento sur la selette, pas facile de motiver tout un groupe.
A suivre : les débuts du meneur-scoreur Chatfield
Strasbourg - Hyères-Toulon :
En Alsace, c'est victoire obligatoire. Un début de saison sans relief et voici déjà la SIG en facheuse posture au classement. Et le dernier match à Cholet ne doit pas rassurer Fred Sarre. Trop peu de joueurs exercent à leur niveau. Seul Darden semble tenir la barraque à lui tout seul. A Digbeu, Heurtel et autre Simon de se montrer sous leur meilleur visage, sinon on court à la catastrophe dans le 67.
A Hyères, on a du passer une semaine studieuse. Furieux de la défaite face à Gravelines, Alain Weisz a levé le ton. Certains joueurs, dont Pierce et Obasohan, ont du sentir le Mistral souffler, même jusque dans le gymnase. De plus, la courte victoire obtenue au Puy en Coupe de France n'a peut être pas rassuré du côté de la rade. On pariera tout de même qu' Obasohan voudra montrer à son ancien coach que lorsqu'il est bien utilisé, il représente une menace offensive de premier ordre.
A suivre : la moisson de rebonds de Sene
Orléans - Le Havre :
Rien ne va plus à Orléans : -14 à Roanne, -34 face au Mans mardi, mais que se passe-t-il dans le Loiret ? La machine à vaincre est-elle grippée ? On se pose des questions : Nichols, qui n'est plus le choix offensif numéro 1, est-il redevu un joueur banal ? Marko Milic ne joue qu'à peine plus de dix minutes. Etrange non ? Seul Cédrick Banks s'en sort bien dans un collectif bien tristounnet. Alors face au Havre, une proie plus facile a priori, va-t-on retrouver le vrai Orléans ?
Côté havrais, on s'est remis de la cuisante défaite face au SLUC en allant s'imposer facilement à Boulogne (N1) en Coupe de France. Si les extérieurs Taylor, Miller et Oguchi font preuve d'adresse samedi, les normands peuvent peut-être profiter de la fébrilité de leurs adversaires. Mais il faudra tenir 40 minutes face aux rotations orléanaises.
A suivre : Orléans peut-il se sortir de sa spirale de défaites ?
Paris-Levallois - Vichy :
Les Parisiens ont l'occasion de s'installer dans la première partie de tableau en recevant Vichy. Beau vainqueur à l'Astroballe avec neuf joueurs à plus de quinze minutes de jeu chacun, Paris a le potentiel pour s'imposer. Les ex-vichyssois Ball et surtout Karangwa, en belle forme, voudront faire des misères à leur ancienne équipe.
Sur les bords de l'Allier, on respire mieux depuis la victoire face à Dijon. Ayant montré une belle envie sur le terrain avec une défense retrouvée, voici une équipe bourbonnaise motivée pour monter dans la capitale. Avec le retour en forme (enfin) de Moss, la bataille de la raquette sera prépondérante et surement décisive quant à l'issue de ce match.
A suivre : MJB Adolphe vs Issa
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13 novembre 2009
Journée 7 : En amical
La Préparation, avec un P majuscule, c'est cette période de pré-saison où la sauce est censée prendre dans une équipe. Et à priori du côté de Vichy, la mayonnaise avait bien pris. Des victoires probantes face à de solides équipes de ProA, des défaites encourageantes contre Roanne. Mais voilà, l'amical reste amical et la vérité du terrain est tout autre, Dijon le démontre en ce début de saison. Après avoir pris l'eau en Septembre face à Vichy (-22), la JDA a fait mieux que se reprendre sur les six premières journées. Avec quatre victoires pour deux défaites, la semaine des As et les playoffs sont en point de mire pour l'équipe de Randoald Dessarzin.
Astroballe, 2 Octobre 2009, coup de tonnerre sur la Pro A. Dijon vient à bout de l'ogre villeurbannais. Porté par le duo Bradley-Marshall, auteur de 57 points, la JDA décroche une victoire remarquée et remarquable face au champion en titre (81-75). S'en suivent des succès plus logiques contre le Havre et Rouen (86-82 et 99-90) et un dernier à Toulon (93-82). Le bilan est terni par deux défaites. La première intervient face à Paris lors de la 4ème journée (74-90) et l'autre la semaine passée contre Cholet (71-78) dans un contexte douloureux après le décès tragique de Jonathan Bourhis.
Deuxième plus mauvaise défense de ProA avec 82,8 points encaissés (contre 76,2 pour Vichy), la Jeanne d'Arc de Dijon est comme l'an passé la première attaque de l'élite avec 84 points inscrits (71,5 pour la Jav). Derrière ces statistiques se cache la philosophie de jeu chère au technicien helvète. A l'image d'un Jean-Denys Choulet, Randoald Dessarzin est un fervent partisan du basket offensif. Dans BasketNews, il déclarait : «J’aime le basket où ça marque des paniers. Mon modèle, ça a toujours été les Lakers de Magic, de Jabbar, de Worthy. Pour moi, c’est ça le basket. » Un basket-champagne que Vichy pratiquait en amical, mais que la JAV n'arrive plus à reproduire en match officiel. En Septembre, sans Zach Moss, la JAV avait facilement disposé de Dijon (96-74) en s'appuyant sur le talent des extérieurs Jérémy Leloup (28 pts) et Jonte Flowers (19 pts). De l'aveu même du capitaine dijonnais, Damir Krupalija, « ce jour là, ils nous avaient botté le cul ». Un geste qu'il faudrait reproduire ce week-end.
Un plan (anti) Marshall ?
A la mène c'est Ramel Bradley (#13) qui officie. A 24 ans, ce New-Yorkais débarque en France avec l'étiquette du scoreur (un peu) unidimensionnel sans réelle expérience. Il se révèle dès le premier match en inscrivant 30 points sur le parquet de l'Astroballe. Il récidive contre le SPO Rouen avec le même total de points. Sur les autres matchs, l'ancien pensionnaire de Kentucky est moins flamboyant avec successivement 7, 6 et 9 pts face au Havre, Paris et Cholet. En relais la JDA fait confiance à Errick Craven (#10). MVP de ProB avec le Stade Clermontois, l'américano-ivoirien découvre cette saison le haut niveau. Lors du brillant parcours de la Côte d'Ivoire, finaliste à la CAN, il n'a pas vraiment brillé (5,4 pts / match). Pour l'instant, il n'apporte pas énormément sur le plan comptable (6 pts et 2 passes en 16 minutes pour 6 d'évaluation). Pour se renforcer au poste de meneur, Xane D'Almeida (#?) a rejoint les rangs de la JDA Dijon cette semaine. L'ancien Palois et Limougeaud prend numériquement la place du regretté Jonathan Bourhis .
Au poste d'arrière, Abdou Mbaye (#7) est resté fidèle au pays de la moutarde. Meilleur scoreur français de ProA l'an passé avec 15 points de moyenne, le probable futur international est moins en vue offensivement en ce début de championnat (8,7 points). Il tente d'étoffer son registre de jeu avec la ferme volonté d'améliorer sa défense. Sur les ailes, Sean Marshall (#9) a les clés de la maison. Qualifié de « petit con » en direct sur Sport Plus par Ali Traoré après la rencontre face à l'ASVEL, ce feu follet n'a pas envie de respecter la hiérarchie du basket ni même la hiérarchie tout court. Pour preuve, il est actuellement le deuxième marqueur de ProA avec 21,3 pts / match. Sur six rencontres, le joueur du mois d'Octobre n'est passé qu'une fois à côté de son sujet (contre Paris : 3 d'évaluation mais 13 pts) et en plus le phénomène perd peu de balles, chose assez rare pour un joueur évoluant dans ce type de registre. Derrière, Benjamin Monclar (#5) essaye tant bien que mal de grappiller quelques minutes mais quand le titulaire s'appelle Marshall, la chose n'est pas aisée. S'il est entré en jeu cinq fois, il n'a marqué jusqu'ici que 2 petits points, c'était face au Havre.
A l'intérieur, le match risque d'être déséquilibré face au secteur en chantier de la JA Vichy. Le guerrier Damir Krupalija (#11) a gardé son brassard de capitaine. Cette saison, il parvient sans problème à se fondre dans un collectif plus dense. Même si les stats en pâtissent (6 pts de moyenne contre 12 l'an dernier) il demeure un liant essentiel du dispositif de la JDA. Touché à la cuisse gauche il y a quinze jours, le bosniaque est « motivé pour effacer la défaite de Septembre » et détaille ses ambitions dans les colonnes du Bien Public. Tantôt remplaçant, tantôt titulaire avec Krupa', Nick Fazekas (#4) est la grosse pioche de la JDA. Drafté 34ème par Dallas en 2007, Nick est une sorte de Curtis Borchardt (culminant lui aussi à 2m11) en moins cher et pour l'instant moins blessé. Pesant en moyenne 12 points, 8 rebonds, 18 d'évaluation, c'est un des joueurs les plus efficaces de ProA. Le prospect s'était particulièrement illustré face au HTV avec 22 pts, 11 rebonds, 3 contres, 2 interceptions pour 34 d'évaluation. Il n'a pas été en réussite contre Cholet la semaine passée avec 4 points à 1/5 aux tirs.
En petit poste 5, Steffon Bradford (#12) fait ses premiers pas en ProA. Intérieur à la Rahshon Turner il avait épaté énervé le public vichyssois il y a trois ans lors d'un match (perdu 72-79) face à Nanterre. Titulaire en ce début de saison, il n'éprouve aucun mal à franchir le palier supérieur, pour preuve sa ligne de stat très propre : 12 pts, 5 rebonds, 12 d'évaluation en 33 minutes. Occupant le poste de quatrième intérieur, Alexis Tanghe (#8) sait que son heure viendra. Ce futur grand au destin international a été l'un des piliers de l'équipe de France au mondial Juniors en Nouvelle Zélande (10,5 pts, 5 rebonds). A 19 ans, il commence a se faire une place dans l'effectif professionnel. Entré à tous les matchs, il a réalisé, comme l'ensemble des joueurs de la JDA, son meilleur match à Toulon où il a inscrit 5 points en 8 minutes pour 7 d'évaluation.
Il serait trop facile de cataloguer ce match comme une opposition attaque-défense. Si la JDA peut être qualifiée de « passoire », c'est également l'équipe qui perd le moins de ballons en ProA (2,5 bp en moins que la JAV), et la troisième équipe aux interceptions (juste derrière Vichy). Une passoire au rythme alternatif en somme ! Les jaune et vert devront jouer sans pression, avec un atout mystère bonus en la personne de Josiah James pour espérer faire vaciller l'autre Jeanne d'Arc de ProA. Un retour au fond de jeu amical serait le bienvenu car samedi ce ne sera pas pour du beurre, mais déjà pour le maintien !
12 novembre 2009
JAV - Roanne (7/11/2009)
Ca a au moins le mérite d'être clair : finis les illusions et les faux semblants, finies les défaites honorables et les « Avec un poil de réussite en plus, on aurait pu les battre... » à la sortie du match ! Cette JAV là n'a tout simplement pas le niveau pour rivaliser avec les meilleurs, point. Reste maintenant à savoir si elle pourra rivaliser avec ses adversaires directs.
Et même si les vingt-huit points d'écart - acquis grâce à une euphorisante et indécente réussite des roannais à longue distance en seconde période (10 sur 13 !) - sont quelque peu flatteurs pour nos hôtes, ils ont au moins le mérite de mettre crûment en lumière la différence qui existe désormais entre deux clubs qui ont pourtant longtemps frayé dans les mêmes eaux.
La statistique qui tue
Voyons l'évaluation collective du cinq de départ. Chorale de Roanne : 66. JA Vichy : 65. Penchons-nous maintenant qur l'évaluation collective du banc... Chorale de Roanne : 65. JA Vichy... 2 ! Tout est dit. Aussi cinglant que l'est le score final, ce chiffre révèle à lui seul toute l'étendue du problème que rencontrent actuellement les jaune et vert. Le constat crève les yeux, encore aggravé qu'il est par les blessures de De Jong et Koundjia. Pire encore, le manque de joueurs compétitifs se fait sentir de plus en plus cruellement à l'entraînement. Et pourquoi serait-ce pire ? Parce que la seule façon de rendre compétitive sur le moyen terme une équipe composée d'éléments moins talentueux que leurs adversaires est de forger, jour après jour, une cohésion et une intelligence collective qui seule pourra pallier les lacunes des uns ou des autres. Et ça, eh bien c'est à l'entraînement et nulle part ailleurs que ça se passe, tous les jours ou presque. C'est dans cette hell's kitchen que se construisent les futures victoires, que se travaille sans relâche la répétition des systèmes et l'acquisition des bases tactiques et autres automatismes qui transformeront une poignée d'individus en équipe. Pour l'heure, il semble qu'on en est bien loin. Et, paradoxalement, l'un de ceux qui le disent le mieux n'est autre que Jean-Denys Choulet, lui qui est aujourd'hui débarrassé de contraintes budgétaires qu'il a connues en d'autres temps. Mais la réalité est aujourd'hui tout autre, puisque la masse salariale sportive de la chorale est grosso modo du double de celle de la JAV. Rien que ça. Alors bon, à Vichy, on fait ce qu'on peut. Avec ce qu'on a, c'est à dire peu de chose.
« Vichy est une équipe qui ne lâche jamais, qui a des grosses qualités de cœur. Et il ne faut pas oublier que Vichy, ils font avec le budget qu'ils ont, et que nous, il y a quelques années, si on n'avait pas eu, je dirais... si on n'avait pas fait un énorme travail au niveau des structures, des dirigeants et cætera, on serait peut-être comme Vichy maintenant. Maintenant, la Chorale effectivement a fait un, je dirais... depuis deux trois, quatre saisons est devant Vichy. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi un gros travail de fait de la part des dirigeants au niveau budget, au niveau structures, à tous les niveaux et que Jean-Louis fait un très très bon boulot avec le budget qu'il a. »
Ils en ont de la chance, à Roanne...
Pourquoi la JAV n'arrive t-elle pas à augmenter ses recettes ?
Vaste débat... Le plus difficile en la matière semble de poser la question de façon dépassionnée et objective, sans avoir de réponses toutes faites et d'a priori. En fait, si le problème est récurrent, à mon sens il ne se pose de façon prégnante que depuis la saison dernière. Jusqu'à la saison 2007 / 2008 en effet, la JAV était dans une logique de progression sportive et économique, venait de ProB et se devait de faire ses preuves au plus haut niveau. En clair, tout le monde nous attendait au tournant et quelques uns - dont toute la presse spécialisée - nous promettaient même un rapide retour à l'échelon inférieur. Or, contrairement aux sombres prévisions de ces Cassandre, ce fut une saison magnifique, et pour tout dire inespérée. Jamais la JAV n'avait autant ni aussi bien fait parler d'elle, en tous cas depuis le début des années soixante-dix. Cette band of brothers presque tous issus de la ProB qui faisait trembler les adversaires, vibrer les spectateurs, enthousiasmait jusqu'au tandem Cozette - Monclar, qui se faisait une joie de venir à Pierre Coulon... Et en apothéose la finale de la Semaine des As, puis les playoffs... Que de souvenirs !!
On peut tourner les choses dans tous les sens, je ne peux pas m'empêcher de penser que tout a basculé il y a 18 mois, c'est à dire au moment du printemps / été 2008, qui était LE moment idéal pour aller chercher de nouveaux partenaires. Enfin des gros, je veux dire, des sponsors nationaux. Ces sponsors pour la quête desquels le club semblait pourtant s'être armé - c'est en tous cas ce que j'avais cru comprendre - via le renforcement de ses structures. On guettait donc la rentrée 2008 avec grande impatience, on attendait fiévreusement de savoir si les efforts déployés sur le terrain, si la passion et l'image véhiculés par le club allaient porter leurs fruits, on voulait savoir si la JAV allait enfin changer de dimension.
Et là... ? Rien. Psschiiitttt... ! aurait dit Jacques Chirac. Mesdames, messieurs... dorénavant, ce sera comme d'habitude ! Voilà : petits nous sommes, petits nous resterons. Le rêve d'une Jeanne d'Arc de Vichy grande, belle forte et indépendante vient de passer mais on ne le sait pas encore. Non, on veut comme chaque année croire encore une fois que l'alchimie du terrain continuera de changer le plomb en or, on veut se dire que ça va marcher une fois de plus, une fois encore, on se gausse même de ces grosses écuries qui disposent de résultats comparables voire inférieurs aux nôtres malgré des moyens plus importants. Bref, on se voit beaucoup plus beaux que nous ne sommes en réalité. Mais voilà : cette chienne de réalité, on peut la chahuter, on peut jouer avec ou la bousculer un peu ou beaucoup... elle finit toujours par revenir, un jour ou l'autre, vous présenter la facture. Et la réalité, c'est que ce qui n'a pas pu être fait à l'été 2008 ne pourra plus être accompli aujourd'hui. Car jamais le produit n'aura été aussi attractif, aussi sexy, aussi vendable qu'à cette époque là. Et pourtant, rien. Quelle déception ! Attention, il ne s'agit que d'un constat factuel. Et entendons-nous bien : je n'ai jamais affirmé qu'il était facile de conquérir de nouveaux sponsors en pleine crise financière (à l'été 2008, ce n'était encore qu'une crise financière), je n'ai jamais dit que le basket, au delà du cercle de ses fidèles, attirait les foules et les annonceurs, surtout en l'absence d'une couverture médiatique suffisante. Toutefois, il n'est pas interdit de constater de façon factuelle que le développement d'un sponsoring supra local est resté au point mort. Et je ne crois pas me tromper en disant que l'un de ceux qui en a été le plus atteint n'est autre que le président Jonon lui-même, constatant que sa chère JAV ne pouvait pas, ne pourrait pas, acquérir une dimension supérieure. Rageant, désespérant. Dès lors, soyez-en convaincus, la redescente en division inférieure n'est plus qu'une question de temps, d'hommes, de circonstances. Faute de moyens, la ProB viendra aussi sûrement que l'automne succède à l'été et le destin de la JAV rejoindra ainsi celui d'équipes comme Antibes, Saint-Quentin, Epinal, Evreux ou d'autres...
Donc, à la question « pourquoi la JAV n'y arrive t-elle pas ? », j'avoue ne pas avoir de réponse. Il faudrait demander aux intéressés. Car s'il est facile de dresser un constat, c'est une autre paire de manches que de faire le boulot. Peut-être que les dirigeants de Roanne ont un truc... Reste que la comparaison est cruelle entre le destin des deux équipes depuis ces dernières années.
Et demain ?
On le sait, la JAV doit jouer sur d'autres valeurs. Celles des indigents, comme aime à le répéter J-C Jonon : travail, courage, abnégation... Certes. Mais il n'empêche qu'à jouer en permanence à ce jeu là, on sait que le moindre grain de sable peut gripper une machine déjà bien fragile. Tout le monde peut attraper la grippe, mais sauf exception, seuls les plus faibles en meurent. Alors on va tous serrer les coudes et espérer que, cette fois encore, les efforts des uns et des autres permettront de se maintenir dans l'élite la saison prochaine, à l'instar de la Du Barry implorant le bourreau de lui accorder une minute encore. On verra donc par exemple ce qu'amènera Josiah James dans l'effectif... mais n'attendez pas que son arrivée apporte un bouleversement équivalent à celle de Kareem Reid l'an dernier. En attendant, ça permettra déjà à Zach Moss de s'entrainer face à un vrai pivot de métier...
La saison prochaine, ce sera la grande lessive, du sol au plafond. Ceux qui sont en fin de contrat ne prolongeront pas et il faudra repartir de zéro ou presque. En ProA ou en ProB, c'est selon. Il serait préférable pour Jean-Louis Borg qu'il ne termine pas sur une situation comparable à celle de Jean-Michel Sénégal - lui qui s'était flatté d'avoir rendu la JAV là où il l'avait trouvée en arrivant - mais après tout rien n'est moins sûr. On verra ce que le destin lui réserve, mais on dirait bien que le faiseur de miracles est un peu usé, là. Enfin, le blogueur lui-même a de plus en plus de mal à trouver des choses intéressantes à dire... alors la saison prochaine ? Mais ça, ça n'a aucune importance, on est bien d'accord !!
La (bonne ?) question
Pour finir, une question mérite d'être posée, dont je pense qu'elle est LA question de fond. Allons-y. Le constat est clair : il y a une inadéquation récurrente entre le niveau sportif auquel évolue la JAV et le niveau de ses ressources financières ; cette inadéquation conduit à une situation sportive déplaisante pour tous (joueurs et coachs, dirigeants, partenaires, public) notamment en raison de son caractère structurel et non conjoncturel. Or, l'un des buts de la compétition sportive au niveau professionnel est de véhiculer un certain nombre de valeurs en même temps que d'apporter plaisir et satisfaction à ceux qui la financent. Est-ce toujours le cas ? On peut en douter. En tous cas, je vois plus de lassitude qu'autre chose autour de moi et à l'exception de Ramirez, véritable roc dans une tempête de morosité, la succession des défaites est usante pour tout le monde.
Et de plus en plus de voix s'élèvent de ci de là, pour dire qu'après tout, la place de Vichy est peut-être en ProB, division qui serait après tout beaucoup plus conforme aux moyens mis en œuvre. Et ma foi, il faut bien reconnaître que ce raisonnement est parfaitement défendable. Mais tout comme on peut défendre aussi une autre logique, qui viserait à préserver une tradition de basket de haut niveau dans cet endroit de France. Mais dans ce cas, il faudrait pour ça accepter de s'unir pour y arriver. Et à part avec Clermont, personnellement je ne vois pas comment on peut faire...
Il n'en reste pas moins que l'idée d'une JAV évoluant durablement toute seule au plus haut niveau avec un budget avoisinant les 2 millions d'euros (et pourquoi pas dans une salle de 5000 places ?) a quelque chose d'un tout petit peu incongru, en tous cas dans le monde tel que je le connais.
D'où la question : « Sur le moyen terme, quel est l'objectif poursuivi par la JAV ? »
05 novembre 2009
Pro A : 6ème journée
En route pour la sixième journée. Sans équipe invaincue et avec un embouteillage monstre de la première à la dixième place, il est bien difficile de tirer un premier bilan. Ce week-end verra comme match vedette la rencontre entre les deux leaders Dijon et Cholet.
Gravelines - ASVEL :
Après sa belle victoire au Havre, Gravelines va tenter de profiter de la faiblesse actuelle des rhodaniens pour s'installer durablement dans la partie haute du classement. Rob Lewin, meilleur marqueur samedi dernier, va-t-il rééditer sa performance ? Sachant que ce n'est pas sa qualité première (il a marqué le double de point au Havre que sur ses quatres premiers matchs !), Christain Monschau compte plutôt sur lui pour bloquer la raquette. Akpomedah ayant retrouvé la forme (20 d'éval samedi dernier), la troupe nordiste peut envisager une victoire dans son Sportica.
Une petite victoire face à Poitiers, voici le dernier résultat « positif » de l'ASVEL. Pourtant, cette équipe villeurbannaise a tenu 35 minutes face à Sienne mercredi en Euroleague avant de s'écrouler. Il y a donc bien de la qualité dans cette équipe. Borchardt, blessé, Samnick est arrivé en renfort. Dixon, un temps dans le mou, se reprend bien. Mais ce sont les ailes qui battent de ....l'aile : Lukauskis, Dewar et Foirest n'apportent pas l'écho offensif escompté. Alors quel Villeurbanne dans le Nord ?
A suivre : Rob Lewin va-t-il encore marquer plus de 10 points ?
Poitiers - Le Havre :
En recevant Le Havre, les pictaviens, vierges de victoires à domicile, ont l'occasion d'équilibrer leur ratio victoire-défaite. La bonne résistance à Villeurbanne montre que cette équipe a bien le niveau ProA. Et sans un calamiteux 35% aux tirs le week-end dernier, elle aurait bien pu repartir avec la gagne. Gageons que Wright - encore 20 points samedi - et consors se démènent pour offrir à leur chaud public une belle victoire.
Les normands, battus par Gravelines, vont-ils rentrer dans le rang ? JJ Miller, passant à côté de son match samedi dernier (2/16 aux tirs !) , c'est toute l'équipe qui a subi une baisse de rendement. Il faut espérer pour Sousa qu'il se reprenne car avec l'absence de Duport (12 rebonds la semaine dernière) et un Oguchi totalement effacé depuis quelques matchs, la partie va être ardue dans le Poitou.
A suivre : Wright vs Taylor
Nancy - Rouen :
Match à priori facile pour les nancéens. Malgré la défaite au Mans, les lorrains sont bien en mesure et n'auront pas de peine à dépasser des normands en plein doute. Même si Cox est blessé, les ressources sont nombreuses du côté de Nancy et des joueurs comme Dickens et Slaughter, peu en vue depuis le début du championnat, doivent montrer leur vrai niveau de jeu.
Côté rouennais, le compteur reste toujours bloqué à zéro. Et la défaite face à la SIG lors du dernier match n'a sûrement pas du remettre le moral au beau fixe. Ce déplacement en Lorraine apparait comme un challenge inaccessible pour les normands. Leur seul espoir réside en un excès de confiance de leur hôte, mais pour cela toute l'équipe devra être à 100% pour les faire douter.
A suivre : les US de l'Est Dixkens et Slaugther
Paris-Levallois - Le Mans :
Belle rencontre à Paris ce samedi. Les coéquipiers de Karangwa essaieront de se surpasser afin de vaincre les manceaux. Décevants à Chalon, ils doivent remettre les pendules à l'heure et retrouver leur jeu du début de saison. L'intérieur Hamilton, arrêté il y a deux semaines pour cause de suspicion de grippe A, voudra sûrement rattraper le temps perdu et peut, avec ses compères Jean-Baptiste-Adolphe, Elliot et Prowel, dominer les intérieurs manceaux.
Au Mans, la victoire face au SLUC a rassuré. Mais pour s'imposer à Paris il faudra encore un Dee Spencer au top et une raquette solide. Et il faudrait également que le fantôme de Salyers laisse place au vrai joueur. Difficile rencontre pour les joueurs à JD Jackson, qui se gagnera probablement en défense.
A suivre : Albicy vs Diot
Dijon - Cholet :
Belle affiche au Palais de Sports de Dijon. Après sa belle victoire à Toulon, la JDA rencontre à nouveau une équipe avec qui elle partage la tête du classement. Marshall, vainqueur de son duel avec Obasohan, sera surment la cible de la défense choletaise. Mais si le pivot Fazékas réédite sa dernière performance (22 pts, 11rbds et 3 cts soit 34 d'éval), les bourguignons peuvent s'imposer. Et leur motivation sera toute trouvée puisqu'ils ont eu la douleur de perdre l'un des leurs il y a huit jours.
Après leur première défaite face à Roanne, les hommes de Kunter auront encore une partie compliquée à jouer dans la cité des Ducs. Le coach appuiera à coup sûr son discours sur la défense. En effet, en maitrisant les scoreurs adverses, les choletais ont les moyens de mettre à mal le plus mauvaise défense du championnat. Barnett non conservé, Larrouquis va voir son temps de jeu grossir et aura peut être le bonheur de réitérer ses performances lors des matchs de préparation.
A suivre : Bradley vs Linehan
Orléans - Hyères-Toulon :
De retour de Belgrade avec une petite défaite, les joueurs du Loiret vont retrouver le championnat et essayer de poursuivre leur bon début de parcours. P. Hervé va continuer à intégrer Marko Milic dans les systèmes et Austin Nichols voudra montrer à son ancien coach qu'il n'a rien perdu de son talent. Un match à la portée des orléanais s' ils empêchent les visiteurs de s'enflammer.
Le HTV arrive à Orléans diminué. Horton, revenu le temps de deux matchs est de nouveau blessé. Il ne rejouera apparemment pas de l'année 2009 et on parle de l'arrivée de Terrel Everet pour le remplacer. Toujours est-il que même diminué le HTV n'est jamais aussi fort. Et si la défaite face à Dijon n'a pas affecté le moral des varois, ils peuvent bien créer la surprise.
A suivre : Nichols vs Obasohan
Strasbourg - Chalon :
Match entre mal-classés. Côté Strasbourg, on a fait le métier à Rouen. Une défaite n'était pas envisageable en Normandie. Avec la venue de Chalon, Fred Sarre et ses disciples vont vouloir doubler la mise. Harris, sur la selette il y a deux semaines, s'est bien repris lors de la dernière rencontre. Avec son homme à tout faire Tremmel Darden (17 pts, 5 rbds, 4 as et 3 cts à Rouen), la SIG peut l'emporter dans sa Halle Rhenus.
A Chalon, le réveil a enfin sonné. Et le Paris-Levallois en a fait les frais. Deux hommes se sont surtout mis en évidence : l'intérier Tillman avec 25 pts et surtout le « couteau suisse » made in US Blake Schilb avec 22 pts, 11 rbds et 8 passes (soit 39 d'évaluation). Avec l'arrivée de Sommerville, Greg Beugnot peut se déplacer en Alsace avec une sérénité retrouvée, et fera tout pour remporter ce match déjà important pour la suite du championnat.
A suivre : Darden vs Schilb
29 octobre 2009
Cinquième journée
Ce week-end, Cholet - Roanne et Le Mans - Nancy seront les matchs phares de cette journée. Jolie affiche aussi dans le Var avec Hyères-Toulon face à Dijon.
Rouen - Strasbourg :
Cette rencontre marquera la première victoire pour l'une ou l'autre équipe.
A Rouen, ce n'est toujours pas la joie. Même si le meneur US Kevin Houston a l'air de se retrouver quelque peu, la raquette rouennaise est toujours aussi peu prolifique : seulement 14 points pour le trio Soliman-Williams-Nascimento à Gravelines samedi dernier. Peut-être auront-ils plus de place face à Strasbourg pour s'exprimer ?
Du côté de l'Alsace, ce n'est pas la fête non plus. Pensant glaner son premier succès face au Havre la semaine dernière, la SIG s'est inclinée sur la plus petite des marges. L' américain Terrel Harris est déjà sur la sellette et n'a plus la cote avec Fred Sarre. Pour ce déplacement en Normandie, la bande à Digbeu a largement les moyens pour s'imposer, mais la pression ne sera-t-elle pas déjà trop forte ?
A suivre : le déclic côté SIG ou un début de mini-crise ?
Hyères-Toulon - Dijon :
La première attaque du championnat qui se déplace chez son dauphin, voilà une rencontre attrayante. Duels de scoreurs en perspective ! On attend donc des points du côté de la rade.
Avec le retour de son meneur Horton, le HTV présente son équipe au complet (ou presque ,puisque Legname est out). Obasohan, Pierce et Terrel vont pouvoir préparer l'artillerie pour mener à mal la plus mauvaise défense du championnat.
Côté Dijon, après la désillusion enregistrée face au Paris-Levallois, ce déplacement ne s'annonce pas de tout repos. Et il faudra resserrer la défense face aux shooteurs adverses. Par ailleurs, Dessarzin a pu remarquer que quand ses scoreurs Bradley et Marshall sont muselés, comme ont bien su le faire les parisiens, son équipe est fortement en difficulté. Mais nul doute que Marshall aura à cœur de se reprendre, et montrer à Obasohan que lui aussi a un bon poignet.
A suivre : Obasohan vs Marshall
Cholet - Roanne :
Gros test pour les choletais ce samedi. Toujours invaincus, les hommes de Kunter compteront une nouvelle fois sur leur défense pour faire déjouer l'attaque roannaise. Et comme offensivement les rôles sont bien répartis - le danger peut en effet venir de partout -, une cinquième victoire est envisageable du côté des Mauges.
De retour de Jérusalem avec une élimination de l'Eurocup, l'équipe de JD Choulet va défier l'équipe en forme du moment. Le coach roannais aura besoin de toutes ses armes offensives pour contrecarrer la défense locale. Les choraliens en ont les moyens mais devront d'abord récupérer de leur voyage en Israël.
A suivre : Marquis vs Nsonwu Amadi
Chalon - Paris-Levallois :
A Chalon, on a procédé au premier changement de joueur de cette saison. Brian Boddicker, toujours pas remis de sa blessure, a été remplacé par l'ex-angevin et ancien chalonnais Marcus Sommerville. Il connaît la maison pour y avoir fait une pige il y a deux ans. S'il retrouve son niveau d'il y a deux ans, il peut peut-être marquer le réveil de l'Elan. Mais face à Paris, attention de ne pas s'embourber dans la défense.
Côté francilien, la belle victoire à Dijon permet d'installer l'équipe dans le haut du tableau. Et les coéquipiers de Jimmal Ball peuvent bien faire coup double en Bourgogne. Le petit prodige portoricain Angel Vassalo mène l'attaque chaque samedi et devrait dominer les extérieurs chalonnais ce week-end encore.
A suivre : Nietzle vs Ball
Le Mans - Nancy :
Belle affiche à Antarès ce vendredi. Les manceaux, défaits à Roanne, tenteront de battre Nancy pour garder le contact avec la tête du classement. Dee Spencer, en feu le week-end dernier, va sûrement vouloir remettre le couvert. Mais tout seul, ce ne sera pas facile et on attend toujours le réveil de Salyers.
Avec trois victoires consécutives, le SLUC arrive en confiance dans la Sarthe. Il peut espérer continuer sa série face à une équipe mancelle pas encore très impressionnante. Marcus Slaugther, enfin performant le dernier match, et son compère dans la raquette Akin Akingbala, peuvent dominer physiquement leurs adversaire du jour.
A suivre : Salyers vs Slaughter
ASVEL - Poitiers :
Ce qui pourrait ressembler à un match facile pour l'Asvel n'en est pas un. Vincent Collet devra effacer la défaite en Euroleague de la tête de ses joueurs pour attaquer la rencontre avec concentration. Dixon, pas à la hauteur depuis le début du championnat, devrait se montrer à son avantage lors de ce match et enfin avoir un rôle prépondérant. Mais il faudra respecter l'adversaire pour espérer une seconde victoire cette saison.
A Poitiers, on doit regretter la défaite après prolongation face à Hyères. Une victoire leur aurait permis de se déplacer avec l'esprit encore plus tranquille. Mais attention car les poitevins ont ramené deux succès lors de leurs deux premiers déplacements, dont un sur le parquet de Nancy. Vont-ils continuer à jouer les trouble-fête ? On peut faire confiance à Rasheed Wright (38 points à 9/14 à 3pts il y a 8 jours) pour semer la zizanie.
A suivre : enfin un bon match des villeurbannais ?
Le Havre - Gravelines :
En recevant Gravelines, les thomistes ont l'occasion de s'emparer de la seconde place du classement. Les Docks Océane vont probablement voir les supporters revenir plus nombreux pour admirer cette équipe surprise. On voit mal d'ailleurs les normands chuter samedi, à moins que les succès ne leur montent trop à la tête. Mais à priori non, car le coach Sousa sait bien qu'il faut prendre les matchs les uns après les autres.
Après une facile victoire face à Rouen, les nordistes tenteront de doubler la mise avec ce déplacement en Normandie. Peu en verve lors de leurs deux premiers matchs loin du Sportica, voici un adversaire plus à leur portée. Mais il faudra faire chuter l'adresse longue distance des normands pour pouvoir espérer l'emporter.
A suivre : JJ Miller vs Woodside





































































































